Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mercredi 26 mars 2014

Zombie Zombie à A vaulx Jazz

Le samedi 22 mars à A Vaulx Jazz

La soirée était annoncée sur la thématique "Dance Floor", et effectivement les fauteuils des premiers rangs avaient été enlevés pour laisser  la place aux amateurs danseurs.
Zombie Zombie ouvre la soirée et en début de concert je pense à un grand malentendu,
- les jazzeux habitués du festival qui ne trouvent pas leur repères,
- les nightclubber pour qui ce n'est pas la bonne heure et qui vont trouver cette musique trop tendre,
- le groupe lui même qui veut faire danser avec une telle musique dans un festival de ce genre.

Et puis rapidement les deux musiciens sur scène imposent leur mélopées et ensorcèlent tout le monde.

Zombie Zombie est un duo composé de Cosmic Neman (moitié de Herman Düne) à la batterie et Etienne Jaumet (membre du groupe The Married Monk) aux claviers, boites à rythme et saxophone.
Ils entament leur concert par une version, voir une vision toute personnelle de "spiritual" de John Coltrane, le saxophone du début brouille les pistes mais rapidement les deux compères imposent leur ambiance électronique hypnotique.
Le son est celui des groupes éléctro des années 70, moi ça m'a fait penser à Ultravox mais c'était aussi celui de Krafwerk ou Depeche Mode.
Le groupe utilise ces sons au service d'une musique qui pourrait être la bande son de films, d'ailleurs ils ont réalisé un disque sur l'univers de John Carpenter "le maitre de l'horreur".
C'est aussi une musique de transe, elle est enivrante; un petit déhanchement en rythme au début peut tourner progressivement en danse vaudou hystérique.  

Alors même si les mélodies sont simplistes, petit à petit on rentre dedans, on en veut plus, encore plus, plus fort, encore plus fort...
Monsieur ! Monsieur ? aller c'est fini il faut redescendre maintenant!  Alors c'est ça une  musique  addictive ?
Etienne Jaumet tel le grand prêtre vaudou lance les séquenceurs et anime la messe, et Cosmic Neman (avec un nom comme ça il ne peut être que perché) s'empare du rythme, sa batterie est acoustique mais son jeu, lui semble être électronique, complètement envoutant, un peu comme celui de Mark Guiliana dans son dernier projet électro-jazz "Mehliana" avec Brad Mehldau.        

Il y aura une deuxième séquence "jazz" la reprise de "rocket number nine" de Sun-Ra ( bien perché lui aussi) pendant laquelle Thomas de Pourquery, de Magnétic Ensemble,  viendra soutenir le duo au saxophone : Un grand moment.

Le dernier CD du groupe "Rituel d'un nouveau monde" est sorti en 2012, tout un programme pour voyager vers les  Paradis artificiels électroniques: A consommer sans modération.

La programmation d' A Vaulx jazz cette année est originale, cette soirée était une prise de risque, mais la qualité était au rendez-vous, la "Jazz attitude" aussi d'ailleurs.

JaZZmarc
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Ultravox ça donnait ça



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