Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mercredi 7 août 2019

Brèves 5 de jAzzLBERTVILLE : Antiloops

Le Vendredi 26 juillet Albertville Jazz Festival

18h30 Alors là, deuxième gros gros coup de cœur 💓 Ludivine Issambourg et son groupe Antiloops ! Nicolas Folmer en personne vient nous la présenter, il y tenait nous dit-il tant cette flûtiste déborde d’énergie. Elle prépare un album pour la rentrée réalisé par Éric Legnini, pour l’heure elle vient nous interpréter des titres de ses deux albums précédents. Aristote disait que la main était le prolongement de la raison, Ludivine n’est pas venue elle pour faire de la philo, la flûte traversière est le prolongement de sa main, de son corps, de son âme.







Handicapée par un pied blessé, la voici vissée sur un tabouret ce qui ne l’empêche pas de s’envoler. On l’imagine sur ses deux pieds valides....

Nicolas Durand : claviers, Thimotée Robert : Basse, Julien Sérié : batterie, sont là pour le tenir au sol et y réussissent à merveille. Nous sommes quant à nous partis bien haut avec ce Jazz electro aux limites de la transe. Une grande flûtiste extraterrestre est parmi nous, on en reparlera. Nous avons discuté un moment avec elle après le concert, elle confirme le nouvel album à la rentrée avec Éric Legnini et Stéphane Huchard... no comment.
Demain nous irons écouter Thomas Dutronc au Dôme Théâtre mais je ne suis pas sûr que cela m’inspire un billet, j’ai besoin d’oxygène. Merci Albertville, Agathe et Ludivine vont m’accompagner en vacances, sur les sommets du Beaufortin.

JC JazzBôf from Albertville



Brèves 4 de jAzzLBERTVILLE : Leila Olivesi

 Le Vendredi 26 juillet Albertville Jazz Festival

Terrasse de la Tour Sarrazine, on domine Albertville, la lumière est belle, on y mange des glaces bio, on y boit des bières fraîches.

17 heures Leila Olivesi (piano), elle nous présente son album Utopia qui rend hommage à Cyrano de Bergerac (Leila est aussi prof de philo), le Monde de Cyrano en intro puis un standard du Duke « Poupée de satin » puis nous aurons droit à une première de son prochain album prévue en septembre, la Suite Andamane.

 Un faux dernier morceau-thriller: « Black Widow » puis un vrai dernier que « nous garderons serré au creux de notre main droite et ne nous alanguirons pas »





Au chant la très jolie voix de Chloé Cailleton , Alex Terrier au sax, Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontamanou à la batterie bien sûr , je suis allé lui serrer la main à l’issue du concert pour lui dire que je l’avais vu tout petit à Marciac au club l’Atelier, un grand souvenir pour moi (pour moi seulement apparemment...) tant pis. Je vais manger une glace.

JC JazzBof





Brèves 3 de jAzzLBERTVILLE : Molly Johnson

 Le jeudi 25 juillet Albertville Jazz Festival

22h30 On change de registre avec Molly Johnson, le public lui est acquis d’avance et c’est normal après tout.

La diva de Toronto vient nous présenter son nouvel album « Meaning to tell ya » fait de compos et reprises soûls (John Coltrane, Marvin Gaye...)

Elle est accompagnée pour l’occasion d’un trio gagnant qui à lui seul valait le déplacement. Antoine Hervé au piano ( c’est tellement facile le piano avec lui) et ... les frères Moutin ! On les avait perdu en route à Marciac il y a 4 ans lors d’un concert de triste mémoire, mais alléluia , ils sont de retour, comme avant, mouillant la chemise.

Molly, « you are like a Melody that follows me » votre voix est belle et vos facéties malicieuses, vous êtes une femme engagée et vous nous avez dédicacé une chanson Protest Song, il paraît qu’on est bon dans ce domaine, nous Français.

Mais... je me suis un peu ennuyé, je pense encore à Agathe...
Rappel : Summertime, et oui c’est l’été, la nuit dehors est toujours aussi brûlante.

JC JazzBof



Brèves 2 de jAzzLBERTVILLE : Agathe da Rama


Le 25 juillet à Albertville Jazz Festilae :
Dôme Théâtre, la salle est très belle, construite en 92 pour les JO, l’acoustique est excellente et la chaleur étouffante...les éventails de fortune papillonnent de partout.

20h30 Premier gros coup de cœur  : 💓Agathe da Rama, la Toulousaine, entre en scène, short rouge et harpe celtique. A ses côtés Joris Ragel, slide guitariste aux pieds nus, se contorsionne entre pédales à effets et bottleneck. La rythmique est assurée par Dimitri à la batterie ( une seule répétition avec le groupe) et Guillaume Gendre à la contrebasse. Leur inspiration ils sont allés la chercher aux US dans un road trip qui n’en fût pas un puisqu’ils restèrent scotchés à la New Orleans .... ils en rapportèrent un blues /rock original qui ce soir nous a donné un vrai coup de frais et il fallait le faire en ces temps de canicule. La voix d’Agathe est chaude et semble avoir beaucoup de choses à dire sur son adolescence envolée (thème de leur album 7 Times), des choses graves comme le mensonge « You Know ») ou la menstruation, un vrai sujet pour elle (applaudissements) et des choses plus décalées comme « Flying blue pig » si j’ai bien compris, ça me rappelle les Pink Floyd. Le concert se termine avec « The Visitors » et « Animals have right »
Bravo à la programmation pour avoir osé ! J’attends avec impatience le nouvel album qui sera à coup sûr celui de la maturité.

Entre-acte : On ventile, on s’hydrate, la buvette va faire le vide.... pour 2 personnes : plateau fromage (énorme) de Savoie et verre de vin pour 8 €, qui fait mieux ?

JC JazzBof



Brèves 1 de jAzzLBERTVILLE : Skokiaan Brass Band

Albertville Jazz Festival du 23 au 27 Juillet 

Pour sa 5ème édition l’Albertville Jazz Festival s’était retranché au Dôme théâtre en raison du passage du Tour de France. Le festival off (particulièrement remarquable) avait quant à lui investi la Cité Médiévale et sa belle terrasse de la Tour Sarrasine.  Mais également le fort de Tamié et la Station des Saisies. Quelles belles idées ! Ce festival (réseau Spedidam) crée en 2014 par Nicolas Folmer (l’enfant du pays) prend vraiment de plus en plus d’altitude.
















23 Juillet Les Saisies : Le Skokiaan Brass Band en acoustique sur la place de la station, au soleil déclinant, nous lance sur orbite (comme mon François JazzBof) Après une petite randonnée au dessus du lac de Roselend, rien de tel pour se délasser les mollets que la musique de Nola.

François Rigaldies (sax et porte-voix) nous raconte le séjour du groupe à la Nouvelle Orléans. Ils y ont travaillé plus le mental que la technique, afin de libérer en eux l’énergie et la générosité qu’impose cette musique.
Nous avons swingué et dansé (trop peu à leur goût) au rythme du sousaphone (Christophe Garaboux), au son clair des trompettes (dont celle de Christophe Metra) et malicieux du trombone (Pierre Baldier-Mouliner), grosse caisse et caisse claire et sax baryton (Fred Gardette),

bref nous avons respiré la joie communicative de toute cette belle bande.

Bigre! Que c’était bon.


JC JazzBof




jeudi 11 juillet 2019

Snarky Puppy à Jazz à Vienne

Le jeudi 4 juillet au théâtre antique de Vienne.
Ils étaient venus pour leur première fois à Vienne en 2013,
pour ma part ça faisait très longtemps que j'avais envie de les écouter sur scène.


Cette année le collectif  Snarky Puppy made in US emmené par le bassiste Michael League tel un Géo Groovetout  vient nous présenter leur 14ème  album "Immigrance".
14 ème quand même, aussi la notion de "new génération" label de la soirée ?.... est toute relative. 

C'est une vrai machine de guerre! une puissance de feu phénoménale !
jugez en plutôt:  sur scène 2 percussionnistes, 3 claviers ( par moment), 1 basse, 1 guitare électrique et 3 soufflants.   
Une équipe de 9 experts répondant à une discipline d'enfer alors même que leur ADN c'est la musique improvisée.
C'est une musique métissée très jazz fusion à la puissance Rock qui reste cependant difficile à classer tant les influences différentes sont prégnantes.
Le groupe est à géométrie variable; les musiciens sont d'origine très différentes les uns des autres d'où cette musique toujours en  mouvement en "immigration permanente",  l’Afrique et les tropiques étant toujours très présents.
 
Ça groove précis, ça funk propre sur un son de basse profonde.
Les titres du dernier album sont à l'honneur,  "Chonks" qui ouvre l'album  se révèle un grand moment du concert. ( Un gros gros kiff) L'album est de bout en bout d'un excellent cru. Qu'on se le dise!

Ce sera, je pense, un des sommets de cette 39 ème édition de Jazz à Vienne.

Le collectif est en tournée pendant 7 mois ils seront notamment à Juan les Pins le 17 juillet: Avis!  

JazzMarc

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et on se le remet celui là



Kokoroko à Jazz à Vienne

Le jeudi 4 juillet Théâtre antique de Jazz à Vienne.

Un p'tit 31° sur les gradins, après l'épisode de canicule c'est presque frais ?!

la soirée est annoncée calienté d'ailleurs, une musique bonne pour les oreilles et pour faire bouger son  corps  nous dit on, alors ça devrait chalouper avec un plateau estampillé " New génération".

Venu de Londres le groupe Kokoroko  ouvre le bal.

A l'entame du concert une petite demoiselle saxophone en main entame un solo décoiffant  sur un rythme reggae-jazz entêtant. C'est Cassie Kinoshi qui donne le ton, merci madame!
Le leader du groupe en la présence de Sheila Maurice-Grey  à la trompette la rejoint bientôt, et quand la troisième acolyte au trombone s'en mêle ça nous donne quelques échanges de haute volée.
C'est un groupe tout à fait atypique, très coloré et féminisé nul besoin de discrimination positive en somme.
Ils sont 8 sur scène, ça percute pas mal et ça balance un max mon frère.
Ils sont effectivement de la nouvelle génération, ils ont sorti un premier Album : "Kokoroko" par Kokoroko; (il faut bien commencer par un bout ); mais ont déjà fait sensation avec un titre comme "Abusey Jonction" : ça chaloupe, ça chaloupe; un solo de guitare puis de trompette et à la fin un chœur de femme entonne une mélodie légère qu'on reprendrait bien avec elles. Yes!     
  
 Un son de trompette halluciné s'envole dans l’amphithéâtre au soleil couchant :onépamal!
Une belle découverte en somme invité à Vienne.
Bienvenue en France à Kokoroko et puis Cocorico quoi!! ( désolé c'était trop tentant)

JazzMarc
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Trumpet - Sheila Maurice-Grey (Bandleader) / Saxophone - Cassie Kinoshi /Trombone - Richie SeivWright/ Bass - Mutale Chashi / Guitar - Oscar Jerome/ Keyboards - Yohan Kebede/ Percussion - Onome Ighamre/ Drums - Ayo Salawu



 

mercredi 10 juillet 2019

Le jazz dans la peau: Milt Buckner et Jo Jones

 C'est resté gravé dans ma mémoire : un concert fabuleux qu'avait vu mon père au début des années 70, salle Rameau je crois.
Je peux me tromper sur le lieu, mais pas sur les musiciens: Milt Buckner, le brillant organiste , et Jo Jones, le prince des batteurs.

Il me l'avait si bien raconté,le paternel, que je m'y voyais. Milt Buckner, rondouillard mais agile, improvisant sur les claviers de son orgue Hammond, et Jo Jones droit comme un i, hiératique (l'anti-batteur des Muppets show !) mais dégageant un son d'enfer avec sa caisse claire et ses cymbales.

Deux musiciens qui avaient accompagné les plus grands ( Lionel Hampton pour Milt, Count Basie et Duke Ellington pour Jo ).
Et mon père était encore vibrant du swing de ce concert magique. Faut dire qu'il était un aficionado des organistes de jazz, comme Lou Bennett et surtout Jimmy Smith.


C'est à cette mamelle que j'avais été nourri toute mon enfance, et à Ray Charles aussi. Alors là, retrouver réédité sous la forme de 4 CD tous les enregistrements de "Buck and Jo" (titre du coffret), c'était trop ! J'ai craqué et je me régale à écouter "I found a new chapeau" (quel solo de batterie !) ou "Flying home" ( quelle virtuosité à l'orgue !), ou ,plus discret, "Jo's brushes".
Le pied je vous dis !


Et je repense à mon père ...

                                            François Jazzbôf

samedi 6 juillet 2019

Chilly Gonzales PianoVision: Jazz à Vienne 2019

Le samedi 29 juin au Théâtre antique de Jazz à Vienne

Les températures caniculaires n'ont pas découragées les festivaliers qui sont venus en nombre sur les pierres bien chaudes du théâtre antique face à un soleil devenu un adversaire à ce stade : Où est l'ombre s'il vous plait ?

Ils sont venus surtout découvrir les 3 plateaux du soir "spécial piano" et en ouverture un maestro : Chilly Gonzales

Ce soir il présente un nouveau projet innovant, puisqu'un écran en arrière plan montre la vision d'en haut du clavier et donc du cheminement de ses doigts sur le clavier.
L'effet est très réussi pour ceux qui ne se trouvent pas trop loin de la scène je ne sais pas quel a été le résultat pour les spectateurs tout en haut du théâtre.

Chilly commence son concert seul au piano en pantoufles et robe de chambre et captive rapidement les spectateurs du soir en déployant toute sa virtuosité, sans esbroufe, toujours en privilégiant la mélodie.
Le maestro a à son actif plusieurs albums consacrés au piano solo, il a aussi participé à de nombreux projets où il s'est confronté à des univers très différents: Les Daft Punk, Feist..
Il entame d'ailleurs son concert avec un thème de l'album Room 29 " Clara" né d'une collaboration avec le chanteur Jarvis Cooker : Une vrai merveille qui fait référence.
C'est un showman, ce soir il est aussi "Chaud man" comme il le dit lui même. Avec beaucoup de fantaisie il nous fait une petite démonstration de l'histoire de la musique en se baladant entre Bach et Kurt Cobain et fini par une chanson rap très convaincante finalement.
Dans cet exercice il est dans le même ligne qu'un Stephano Bollani : virtuose, fantaisiste et pédagogue.
  
Il est rejoint au cour du concert par une violoncelliste telle une apparition onirique et d'un batteur qui n'auront qu'un rôle limité mais qui permettront au concert de ne pas basculer dans la monotonie.

Le showman mettra le public dans sa poche en les faisant participer au spectacle avec beaucoup d'humour: pour le rythme des claquements de mains; Suivez la pantoufle! 
        
L'artiste aura déployé beaucoup d’énergie pour le grand plaisir du public qui lui a fait un très bel accueil.
    
 JazzMarc

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Chilly Gonzales (piano et voix), Stella Le Page (violoncel), Joe Flory (batterie)

  

Mental Climber : Jazz à Vienne 2019

Le 29 juin 2019 17h00 Scène de Cibelle à Jazz à Vienne.

Le chauffage est toujours à fond dehors, l'espace  Cibelle est tout de même désormais bien plein pour écouter le groupe " Mental Climber" annoncé d'origine d'île de France qui compte cependant dans ses rangs deux locaux de l'étape Étienne Renard à la contrebasse et Paul Berne à la batterie pour constituer une rythmique solide au service des 2 leaders du groupe aux compositions et à la guitare pour Batiste Ferrandis et au saxophone pour Pierre-Marie Lapprand.

Ils nous servent un jazz musclé attiré par le free,  à la recherche constante de sons.
Pour ce faire une forêt de pédales à effets est au pied du guitare et un bosquet devant le saxophoniste: Vive le jazz moderne !

Le groupe dégage un grosse énergie qui flirt avec la pop et le rock.

J'ai retenu particulièrement le dernier morceau "mental" qui commence par un thème entêtant à la guitare électrique qui vire façon rock progressif vers un autre thème pour finir par un superbe solo à la guitare : Rafraichissant !    

JazzMarc

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Baptiste Ferrandis (Guitare), Pierre-Marie Lapprand (sax), Etienne Renard (Contre basse), Paul Berne (Batterie)