Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mardi 1 août 2017

Macha Gharibian au Albertville Jazz Festival

Le Samedi 29 Albertville Jazz Festival

Vous êtes en vacances ? le jazz vous suit !
Après une bonne journée de randonnée dans le Beaufortain le AlbertVille Jazz Festival nous donne l’opportunité de passer la soirée en compagnie de quelques pointures du jazz international.

Ce festival existe depuis 3 ans, il est passé de 3 à 5 jours cette année, et le programmateur et jazzman Nicolas Folmer nous a bien gâté pour cette édition.


La soirée du samedi commence sur la scène gratuite du jardin , excusez du peu, avec une de nos chouchous Macha Gharibian qui se présente ici dans une formule en duo avec seulement son contrebassiste Matyas Szandai.
La jeune pianiste et chanteuse d'origine arménienne a sorti son deuxième très bel album "Trans Extended" fin 2016; en studio elle est particulièrement entourée en quintet ou sextet.
Ce soir elle nous livre la version épurée de quelques uns des morceaux de l'album, où ne garde que l'essentiel de sa singularité: son histoire bercée par le folklore arménien, une voix ample propice aux mélopées, et un touché de piano percussif dont les notes sont autant de perles cristallines aux senteurs orientales.  Les compositions chantées comme "I Who Have Nothing" gagnent en ampleur sur scène, les instrumentaux eux sont centrés sur le piano pendant lesquels l'artiste laisse aller sa créativité.
Cette musique plutôt intimiste se prêterait plus volontiers à l'ambiance feutrée des club, pour autant le silence de la ville d'Albertville est de qualité,  Macha en a pris certainement possession pour quelques instants.
 On entendra aussi des chansons traditionnelles arméniennes en version personnalisées comme "Saskatchewan" on s'y croirait alors que nous sommes au pied des massifs alpins.
J'ai retenu aussi le très beau "Byzance" extrait de son premier album "Mars".

Elles sera le 3 novembre à Annecy avant le New Morning de Paris alors foncez!

JazzMarc

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Erik Truffaz au Albertville Jazz Festival


Sous le chapiteau de 1200 places c'est Erik Truffaz qui intervient en voisin à l'entame de la  programmation de prestige.

Il est un peu chez lui ici, d'ailleurs il nous présente ses parents qui sont au premiers rangs.
Concernant le volet artistique de sa prestation, il est ce soir avec son quartet habituel Marcello Giuliani  à la basse et Benoît Corboz aux claviers, Yoann Serra ayant lui  rejoint le groupe à la batterie.


N'ayant pas d'actualité de sorti d'album récent mais disposant d'un énorme répertoire, le trompettiste  va picorer dans sa discographie pour établir sa setlist du soir. "African Mist" et "Istambul Tango" de l'album "el tiempo de la revolucion", "mechanic cosmetic"  de l'album "in Between" et même 
"the walk of the giant turtle" titre et album de 2003.
Ce vagabondage discographique fait un bien fou aux aficionados, les autres diront que cette musiques inclassable entre jazz, rock et musique atmosphérique manquait d'émotion et de chaleur.

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JaZZmarc

Roberto Fonseca au AlbertVille Jazz Festival

Avec Roberto Fonseca c'est le choc des cultures, après la musique un tantinet froide d'Erik Trufazz le bouillonnant  pianiste cubain affiche la température : Calienté, Calienté.

C'est une armada de 7 musiciens  qui l'accompagne qu'il dirige avec maestria,
tous en costumes trois pièces et nœuds pap  on les croirait directement sortie de l'école hôtelière, mais ce qu'ils nous servent mama mia ça chaloupe et ça danse.

Les percussions et les cuivres qui définissent  le jazz latin  sont et bien là, et Roberto sait parfaitement bien faire monter la mayonnaise vers de grands moments d'emphase.

J'ai pour ma part préféré la première partie du spectacle pendant laquelle les compositions de Fonseca sont plus mises en valeurs, des morceaux même plus lents nous ont fait chavirer.

La deuxième partie est elle destinée à faire danser tout le monde en mélangeant les chansons traditionnelles et les compositions: Mambo, salsa, Cha-cha-cha
et ça fonctionne furieusement.

C'est ça aussi les vacances !
JazzMarc

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La bande-son du film "Baby driver"

Au début j'ai eu peur de m'être trompé de type de film: bande annonce diffusée en boucle dans le métro, public d'ado- et d'adu-lescents, début de film ultra-classique (le chauffeur qui attend les braqueurs dans sa voiture garée devant la banque ). Et puis ... Je me rends compte que l'action se déroule sur un air de rythm'n blues,sans paroles.
Car le héros du film,"Baby"(Ansel Elgort, remarquable), est un garçon d'une vingtaine d'années affligé d'un acouphène permanent suite à un accident automobile dans lequel ses parents ont perdu la vie. Et pour le supporter, il écoute en permanence ses morceaux préférés.C'est là qu'est tout l'intérêt du film: Baby a besoin de la musique pour vivre. Il fait tout en rythme:conduire,mettre la table,préparer le breakfast, aller au fast food. Je vous laisse imaginer toute la musique qu'on peut entendre dans le film.D'autant que le tuteur de Baby est muet et parle avec lui la langue des signes.Or c'est un vieux noir qui possède une discothèque d'enfer que l'on entend partiellement dans le film.

 La trame du film est simple: Baby est exploité par un sinistre chef de bande (l'excellent Kevin Spacey) mais trouve l'amour( Debora, alias Lily James) et veut décrocher. Ce qui s'avère impossible.Il se trouve alors confronté à la brutalité de ses acolytes et obligé de protéger sa petite amie.Rien de bien nouveau,si ce n'est la BANDE SON: Dave Brubeck ("Unsquare dance"), les Damned ("Neat,Neat,Neat"), T.Rex ("Debora", prénom de la jeune fille dont s'est emmouraché le héros), Alexis Korner ("Early in the morning"), Martha & the Vandellas etc.

 Avec une mention spéciale pour le groupe Focus ("Hocus Pocus"), pour Queen et son "Brighton rock" et pour Simon et Garfunkel dont le titre"Baby driver" a inspiré celui du film.Bref ! On se régale au niveau musical. Notre héros enregistre aussi des conversations sur son dictaphone dont il tire des raps qui jouent un rôle important dans le film.Si l'on ajoute les belles bagnoles,les courses infernales, les caricatures de gangsters incarnées par Jamie Foxx et Jon Bernthal, on ne s'ennuie pas !

 Une bonne surprise en fait,et qui a l'air de marcher: ayant acquis la B.O. du film à la FNAC, je me suis fait hêler par des jeunes à une terrasse de café qui pointaient le ciel de l'index en criant "Baby driver"!
                        François Jazzbôf

Festival des enfants du jazz à Barcelonnette

Quelle bonne surprise de découvrir sur la scène du festival des enfants du jazz à Barcelonnette un directeur artistique que nous avions rencontré à Marciac à l'époque où il faisait tourner Jazz à Vienne ! Je veux parler bien sûr de Stéphane Kochoyan, nous présentant trois soirs de suite un programme éclectique (c'est le moins qu'on puisse dire): De Luxe , Yuri Buenaventura et Zucchero.

Sûr que c'est pas du jazz pour les amateurs de la Moutin Factory ! Peut-être même pas du jazz du tout pour certains. Et pourtant ...

Le festival de Barcelonnette, qui en est cette année à sa 23e édition, renouvelle intelligemment le concept de festival musical, en offrant à des jeunes venus de la France entière deux semaines de stage. Ils ont entre 12 et 18 ans et consacrent leurs matinées à la pratique de l'instrument qu'ils ont choisi et leurs après-midi à des répétitions par groupes de standards du jazz. Régulièrement, ils viennent se produire sur la scène baptisée Marcus Miller montée sur la place principale de la petite ville de Haute-Provence.
Et le stage se termine les 3 derniers jours par des master classes avec les artistes invités, qui vont même jusqu'à inviter les plus doués à jouer avec eux sur la grande scène du parc de la Sapinière.

  Le visiteur a donc l'occasion de croiser ces jeunes en ville et de les écouter jouer. C'est ainsi qu'on découvre de jeunes talents dont la dextérité peut surprendre. Bien entendu, tout n'est pas parfait: les fausses notes ou les voix mal posées, ça existe aussi. Mais il est rassurant de voir ces jeunes générations interprétant toute sorte de jazz, de Count Basie à  Stevie Wonder, avec autant de conviction et si peu de moyens (pas de table de mixage, pas de retours). Et quand ils se présentent, c'est uniquement par leurs prénoms. C'est ainsi qu'on remarque le petit Timothée et sa trompette , le grand Enzo et son trombone, l'habile Gabriel à la guitare et la belle voix de Rose (entre autres).Mais je n'ai pas la place de vous donner tous les musiciens en herbe de ce cru 2017.

  L'apothéose du stage, c'est en première partie des 3 spectacles vedettes: nos jazzchildren forment alors soit un brass band qui chauffe le public, soit un big band capable d'avoir un swing d'enfer. Yuri Buenaventura l'a dit lui-même ce vendredi 28 juillet 2017 : ces jeunes,c'est l'avenir de la musique, un espoir de paix dans ce monde si compliqué.

                                            Jazzbôf from Red Cross

PS: Et je ne parle pas du plaisir d'écouter du jazz au milieu des magnifiques montagnes qui entourent Barcelonnette ...

mercredi 26 juillet 2017

Stephano Bollani aux Nuits de Fourvière

Le mardi 18 juillet à l'Odéon des Nuits de Fourvière.

Les nuits de Fourvière programme comme chaque année quelques soirées jazz, aussi nous sautons de Vienne à Lyon avec le même enthousiasme Romain.

Ce soir la soirée "italienne" se rabat sur le petit amphithéâtre de l’Odéon adjacent au grand qui peut accueillir quand même jusqu'à 1200 places contre 4400 pour le grand Théâtre; Stephano Bollani et  Richard Galiano n'ayant pas attirés assez de spectateurs.
On s'en réjouirait presque en constatant la vue plongeante que nous offre cet endroit, une perspective sur Lyon avec au premier plan Stephano Bollani seul au piano qui ouvre cette douce soirée d'été.

Quel ambition et quelle prétention faut il avoir pour imaginer pouvoir captiver l'attention du public pendant une heure et demi seul au piano sur sa seule capacité à refaire vivre la musique qu'il a dans sa tête ou a l'inventer en temps réel le moment venu !
Lui c'est avec beaucoup d'assurance et de décontraction qu'il entre en scène, et à chaque fois que je le vois sur scène je pense a un professeur espiègle qui nous donne la leçon du maestro au piano.
Il commence son set par deux morceaux aux climats très différents mais qui nous transportent tous les deux dans un imaginaire cinématique grand format.       
Ces morceaux n'ont pas de titre, le compositeur un certain Bollani  n'en a pas trouvé nous dit l'interprète avec un humour ravageur. 
Maintenant qu'il a démontré son professionnalisme de compositeur et d'interprète, l'artiste peut alors dérouler avec sa fantaisie habituelle d'autres répertoire du swing à la musique classique en passant par des grand standards du jazz.
Il nous sert notamment un somptueux "Tico Tico No Fuba" un standard de la musique Brésilienne,
qu'il triture dans tous les sens et ravi le public.
Tel un grand show-man qu'il est le voilà qu'il emballe tout le monde en démontrant comment supprimer quelques notes ça et là dans quelques mélodies bien connues.
Le voilà aussi chanteur, plutôt convaincant en italien,  ce n'est pas grave si vous ne comprenez pas les paroles nous dit il: vous comprendrez le sens quand même.   

Richard Galiano le rejoindra pour deux morceaux bien connus de son répertoire : "Waltz for nicky "  et "Tango pour claude " : un grand moment ! 

En fin de concert Stephano Bollani se livre à son exercice préféré et dans lequel il excelle, où il demande au public 10 titres de chansons qu'il va ensuite mélanger avec un brio et un humour toujours déconcertant combinant pour l'occasion "Bella Ciao" à "Stairway to heaven".   
Un artiste complet et sans esbroufe .

JazzMarc

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vendredi 14 juillet 2017

Youn Sun Nah à Jazz à Vienne

Le dimanche 9 juillet au Théâtre antique à Jazz à Vienne

Youn Sun Nah est de retour à Vienne,
après une pause de 4 ans pendant laquelle elle est retournée dans son pays d'origine, la Corée du sud, où elle s'est ressourcée nous a t'elle dit;  son retour artistique a pris lui une voie inattendue

C'est aux États-Unis aux contact de Jammie Saft, musicien multi-instrumentiste, compositeur et  producteur qu'elle a retrouvé le chemin des studios pour enregistrer à New-York un album qu'elle nous présente ce soir : "She moves on"

Après deux albums réussis construits en partenariat étroit avec le guitariste suédois Ulf Wakenius, deux albums essentiellement constitués de compositions originales et très créatifs, "She moves on" qui vient de sortir est lui majoritairement un ensemble de reprises de chansons Folk et Rock enregistré avec des musiciens américains.
Présenté comme ça on peut se dire: Un de plus quoi!
Sur scène c'est une autre affaire la voix ample et chaude magnifierait n'importe quelle composition,
alors quand elle reprend " The Dawntreader" de Joni Mitchell pour moi c'est déjà gagné.
J'ai retenu la très belle adaptation de "Drifting"de Jimi Hendrix tout en vocalise et solo de guitare aérienne. Sur l'album c'est le très demandé Marc Ribot qui assure les partitions de guitare sur 5 morceaux  mais qui ne suit pas sur la tournée, trop demandé je vous dis, il laisse la place à Clifton Hyde qui fait bien le job quand même.
Pour la chanson du folklore traditionnelle américaine "Black is the color of my true love's hair" les accompagnements sont épurés seulement la voix et très peu de chose autour. Youn Sun Nah nous dit que c'est la version de Nina Simone qui l'a inspirée et c'est très réussi.
D'autres morceaux m'en semblait cependant un peu vides, même avec tous les efforts de la chanteuse je m'y suis ennuyé je pense à " She moves" de Paul Simon ou "A sailor life" un interminable Folksong anglais.

Une grande chanteuse qui se remet en question c'est bien normal et salutaire,
espérons qu'elle gardera sa singularité et peut être trouvera t'elle un nouveau Pygmalion.

JazzMarc

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Juan Rozoff à Jazz à Vienne

Le samedi 8 juillet au Théâtre antique à Jazz à Vienne

36°C mesurés et 150°C ressentis ( oui aucune objectivité n'est requise à JRA.com);
la canicule est tombée sur le théâtre antique alors que la soirée Funk s'annonce et ne manquera pas de mettre le feu: Caramba Que calor !

Samedi soir oblige, l'amphi théâtre est plein comme un œuf d'autant plus que cette soirée "hommage à Prince" est assez fédératrice même si notre homme n'est jamais venu Vienne.
Et ça commence par Juan Rozoff surnommé le petit Prince Français.

...euh désolé mais je n'en avais jamais entendu parler, il faut dire que le Monsieur mène une carrière discrète il a 51 ans et 3 albums à son actif en 25 ans de carrière on peut parler ici d'une pression artistique ...légère !


- Costume léopard
- le groove du Prince
- la voix nasillarde du  kid de Minneapolis
- l'entrée à l'américaine pour faire monter la sauce doucement
- et même le chauffeur de salle est là ( ça y est ça leur reprend: faites du bruit !)
L'illusion est éphémère mais le groove efficace.
Le groupe est cohérent, les morceaux sont tantôt en anglais tantôt en français, des compositions et de reprise du prince; il osera même" Girls and boys" l'insolent.
L'exercice pourrait tourner à la pâle copie s'il n'y avait pas l'humour et le second degré en effet Juan Rozoff tout en prouvant son professionnalisme garde beaucoup de recule sur sa performance.
Il est le plus authentique quand il chante en français sur un bon groove une chanson comme: " J'ai envie de te ..."
On peut regretter qu'il ne soit pas plus connu comme d'autres groupes français de la même génération et sur le même registre qui ont eu une notoriété fugitive comme par exemple "Peter and the electro Kitsch band" qui avait même enregistré à 20 ans dans les studios de Prince son album en 92 avec le tube très passager " Dad laisse moi conduire la Cad". 

Juan Rozoff a proposé un bel hommage à Prince depuis la culture française,  avec beaucoup efficacité et de sincérité.
Le public l'a bien compris et lui, a bien montré qu'il était aux anges d'être sur cette scène: "51 ans que j'attends ça!" 
 Merci Jazz à Vienne!       

JazzMarc

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Festen à Cybèle

Le Mercredi 5 juillet sur la scène de Cybèle à Jazz à Vienne

Les 4 musiciens de Festen sont pour la première fois à Jazz à Vienne pour délivrer leur jazz nerveux. Tels les "men in black" tout de noir vêtus ils entament leur concert avec "Day one" le premier morceau de leur 4ème album "Mad System" une reprise d'un thème de Hans Zimmer pour la BO de Interstellar.

Le cadre est posé c'est une musique plein d'énergie dont Maxime Fleau à la batterie est le principal pourvoyeur; son enthousiasme est communicatif et ses duos avec Jean Kapsa au piano ou Damien Fleau au saxophone se révèlent complètement jouissifs.
Le 4ème homme à la basse Olivier Degabriele complète l'ossature rythmique et renforce l'influence rock.
Une musique très cinématique annonce Damien Fléau; ils avaient déjà repris des thèmes de BO dans le précédents albums notamment le très réussi "In motion" la BO de Social Network de Trent Reznor.
La tendance se confirme ce soir avec des thèmes de la BO de "Il était une fois l'Amérique" d'Enio Morricone  et un premier morceau de leur futur album qui sortira en Mai "Spartacus" qui sera organisé autour de la filmographie de Stanley Kubrick : Ambitieux non?

Ce groupe possède une vrai singularité dans leur équilibre Jazz et rock , reprises et compositions , énergie et recul créatif.

Nous espérons les revoir très vite  dans le clubs de la région.

JaZZmarc

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Anne Sila à Jazz à Vienne

Le mardi 4 Juillet au théâtre antique de Vienne.

Enfin une scène à sa mesure ! j'écrivais en décembre 2014 que la scène de la Clef de Voute était un peu étriquée pour elle,  et en 2017 Anne Sila est sur la grande scène du théatre antique de Vienne.

Un peu de chemin a été parcouru depuis, sa participation à The Voice y est pour beaucoup, mais le talent devait éclore tôt ou tard.

Il y a quelques années le trio Magnétic Orchestra invitait Anne Sila , aujourd'hui c'est bien elle qui les embarque sur une scène majeures du jazz en France.
Et alors...? et alors ...?
Alors elle assure grave et elle en a encore sous ses talons.
Ces trois quart d'heures de show sont passé comme une flèche:
- Quelques standards de jazz américains ponctués de scat;
- Une délicieuse version de "demain dès l'aube" qui commence a cappella et progresse par des variantes inattendues : Un grand moment;
- L'incontournable et magnifique " Tends moi les bras"
- "l'hymne à l'amour"  en version anglaise
..et puis c'est déjà fini Snif.
 
Effectivement elle en a encore sous les talons, j'aimerais notamment bien l'écouter chanter son album jazz en hommage à Barbara de 2011 que l'on a peu vu sur scène. 
 Nous espérons qu'elle n’abandonne pas le jazz qu'elle reste humble et qu'elle se présente encore sur les scènes de la région.

JazzMarc

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