Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


jeudi 11 juillet 2019

Snarky Puppy à Jazz à Vienne

Le jeudi 4 juillet au théâtre antique de Vienne.
Ils étaient venus pour leur première fois à Vienne en 2013,
pour ma part ça faisait très longtemps que j'avais envie de les écouter sur scène.


Cette année le collectif  Snarky Puppy made in US emmené par le bassiste Michael League tel un Géo Groovetout  vient nous présenter leur 14ème  album "Immigrance".
14 ème quand même, aussi la notion de "new génération" label de la soirée ?.... est toute relative. 

C'est une vrai machine de guerre! une puissance de feu phénoménale !
jugez en plutôt:  sur scène 2 percussionnistes, 3 claviers ( par moment), 1 basse, 1 guitare électrique et 3 soufflants.   
Une équipe de 9 experts répondant à une discipline d'enfer alors même que leur ADN c'est la musique improvisée.
C'est une musique métissée très jazz fusion à la puissance Rock qui reste cependant difficile à classer tant les influences différentes sont prégnantes.
Le groupe est à géométrie variable; les musiciens sont d'origine très différentes les uns des autres d'où cette musique toujours en  mouvement en "immigration permanente",  l’Afrique et les tropiques étant toujours très présents.
 
Ça groove précis, ça funk propre sur un son de basse profonde.
Les titres du dernier album sont à l'honneur,  "Chonks" qui ouvre l'album  se révèle un grand moment du concert. ( Un gros gros kiff) L'album est de bout en bout d'un excellent cru. Qu'on se le dise!

Ce sera, je pense, un des sommets de cette 39 ème édition de Jazz à Vienne.

Le collectif est en tournée pendant 7 mois ils seront notamment à Juan les Pins le 17 juillet: Avis!  

JazzMarc

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et on se le remet celui là



Kokoroko à Jazz à Vienne

Le jeudi 4 juillet Théâtre antique de Jazz à Vienne.

Un p'tit 31° sur les gradins, après l'épisode de canicule c'est presque frais ?!

la soirée est annoncée calienté d'ailleurs, une musique bonne pour les oreilles et pour faire bouger son  corps  nous dit on, alors ça devrait chalouper avec un plateau estampillé " New génération".

Venu de Londres le groupe Kokoroko  ouvre le bal.

A l'entame du concert une petite demoiselle saxophone en main entame un solo décoiffant  sur un rythme reggae-jazz entêtant. C'est Cassie Kinoshi qui donne le ton, merci madame!
Le leader du groupe en la présence de Sheila Maurice-Grey  à la trompette la rejoint bientôt, et quand la troisième acolyte au trombone s'en mêle ça nous donne quelques échanges de haute volée.
C'est un groupe tout à fait atypique, très coloré et féminisé nul besoin de discrimination positive en somme.
Ils sont 8 sur scène, ça percute pas mal et ça balance un max mon frère.
Ils sont effectivement de la nouvelle génération, ils ont sorti un premier Album : "Kokoroko" par Kokoroko; (il faut bien commencer par un bout ); mais ont déjà fait sensation avec un titre comme "Abusey Jonction" : ça chaloupe, ça chaloupe; un solo de guitare puis de trompette et à la fin un chœur de femme entonne une mélodie légère qu'on reprendrait bien avec elles. Yes!     
  
 Un son de trompette halluciné s'envole dans l’amphithéâtre au soleil couchant :onépamal!
Une belle découverte en somme invité à Vienne.
Bienvenue en France à Kokoroko et puis Cocorico quoi!! ( désolé c'était trop tentant)

JazzMarc
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Trumpet - Sheila Maurice-Grey (Bandleader) / Saxophone - Cassie Kinoshi /Trombone - Richie SeivWright/ Bass - Mutale Chashi / Guitar - Oscar Jerome/ Keyboards - Yohan Kebede/ Percussion - Onome Ighamre/ Drums - Ayo Salawu



 

mercredi 10 juillet 2019

Le jazz dans la peau: Milt Buckner et Jo Jones

 C'est resté gravé dans ma mémoire : un concert fabuleux qu'avait vu mon père au début des années 70, salle Rameau je crois.
Je peux me tromper sur le lieu, mais pas sur les musiciens: Milt Buckner, le brillant organiste , et Jo Jones, le prince des batteurs.

Il me l'avait si bien raconté,le paternel, que je m'y voyais. Milt Buckner, rondouillard mais agile, improvisant sur les claviers de son orgue Hammond, et Jo Jones droit comme un i, hiératique (l'anti-batteur des Muppets show !) mais dégageant un son d'enfer avec sa caisse claire et ses cymbales.

Deux musiciens qui avaient accompagné les plus grands ( Lionel Hampton pour Milt, Count Basie et Duke Ellington pour Jo ).
Et mon père était encore vibrant du swing de ce concert magique. Faut dire qu'il était un aficionado des organistes de jazz, comme Lou Bennett et surtout Jimmy Smith.


C'est à cette mamelle que j'avais été nourri toute mon enfance, et à Ray Charles aussi. Alors là, retrouver réédité sous la forme de 4 CD tous les enregistrements de "Buck and Jo" (titre du coffret), c'était trop ! J'ai craqué et je me régale à écouter "I found a new chapeau" (quel solo de batterie !) ou "Flying home" ( quelle virtuosité à l'orgue !), ou ,plus discret, "Jo's brushes".
Le pied je vous dis !


Et je repense à mon père ...

                                            François Jazzbôf

samedi 6 juillet 2019

Chilly Gonzales PianoVision: Jazz à Vienne 2019

Le samedi 29 juin au Théâtre antique de Jazz à Vienne

Les températures caniculaires n'ont pas découragées les festivaliers qui sont venus en nombre sur les pierres bien chaudes du théâtre antique face à un soleil devenu un adversaire à ce stade : Où est l'ombre s'il vous plait ?

Ils sont venus surtout découvrir les 3 plateaux du soir "spécial piano" et en ouverture un maestro : Chilly Gonzales

Ce soir il présente un nouveau projet innovant, puisqu'un écran en arrière plan montre la vision d'en haut du clavier et donc du cheminement de ses doigts sur le clavier.
L'effet est très réussi pour ceux qui ne se trouvent pas trop loin de la scène je ne sais pas quel a été le résultat pour les spectateurs tout en haut du théâtre.

Chilly commence son concert seul au piano en pantoufles et robe de chambre et captive rapidement les spectateurs du soir en déployant toute sa virtuosité, sans esbroufe, toujours en privilégiant la mélodie.
Le maestro a à son actif plusieurs albums consacrés au piano solo, il a aussi participé à de nombreux projets où il s'est confronté à des univers très différents: Les Daft Punk, Feist..
Il entame d'ailleurs son concert avec un thème de l'album Room 29 " Clara" né d'une collaboration avec le chanteur Jarvis Cooker : Une vrai merveille qui fait référence.
C'est un showman, ce soir il est aussi "Chaud man" comme il le dit lui même. Avec beaucoup de fantaisie il nous fait une petite démonstration de l'histoire de la musique en se baladant entre Bach et Kurt Cobain et fini par une chanson rap très convaincante finalement.
Dans cet exercice il est dans le même ligne qu'un Stephano Bollani : virtuose, fantaisiste et pédagogue.
  
Il est rejoint au cour du concert par une violoncelliste telle une apparition onirique et d'un batteur qui n'auront qu'un rôle limité mais qui permettront au concert de ne pas basculer dans la monotonie.

Le showman mettra le public dans sa poche en les faisant participer au spectacle avec beaucoup d'humour: pour le rythme des claquements de mains; Suivez la pantoufle! 
        
L'artiste aura déployé beaucoup d’énergie pour le grand plaisir du public qui lui a fait un très bel accueil.
    
 JazzMarc

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Chilly Gonzales (piano et voix), Stella Le Page (violoncel), Joe Flory (batterie)

  

Mental Climber : Jazz à Vienne 2019

Le 29 juin 2019 17h00 Scène de Cibelle à Jazz à Vienne.

Le chauffage est toujours à fond dehors, l'espace  Cibelle est tout de même désormais bien plein pour écouter le groupe " Mental Climber" annoncé d'origine d'île de France qui compte cependant dans ses rangs deux locaux de l'étape Étienne Renard à la contrebasse et Paul Berne à la batterie pour constituer une rythmique solide au service des 2 leaders du groupe aux compositions et à la guitare pour Batiste Ferrandis et au saxophone pour Pierre-Marie Lapprand.

Ils nous servent un jazz musclé attiré par le free,  à la recherche constante de sons.
Pour ce faire une forêt de pédales à effets est au pied du guitare et un bosquet devant le saxophoniste: Vive le jazz moderne !

Le groupe dégage un grosse énergie qui flirt avec la pop et le rock.

J'ai retenu particulièrement le dernier morceau "mental" qui commence par un thème entêtant à la guitare électrique qui vire façon rock progressif vers un autre thème pour finir par un superbe solo à la guitare : Rafraichissant !    

JazzMarc

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Baptiste Ferrandis (Guitare), Pierre-Marie Lapprand (sax), Etienne Renard (Contre basse), Paul Berne (Batterie)

Raoul Jazz Clan: Jazz à Vienne 2019

Le 29 juin 2019 16h00 Scène de Cibelle à Jazz à Vienne.

36° annoncés à l'ombre; en ressenti ça donne : laissez moi sortir du four!

Les spectateurs  sont clairsemés au début du set de 16 heures et on les comprends; quelques irréductibles sont là stoïque dont moi.

Et c'est justement au moment ou j'allais virer aquoiboniste, que la bonne surprise se pointe.
Venu du Val de Loire le Raoul Jazz Clan est un trio piano/basse/baterie avec slameur/chanteur.

Un trio précis et percutant qui accompagne des mots scandés et chantés associant poésie et puissance 

C'est le coup de fraicheur qui nous fallait pour commencer la journée au festival : BONNE PIOCHE 
Le jazz est un terrain de jeu ouvert à toutes les créativités, et ce jeune groupe ne se gène pas pour réinventer une musique qui nous est familière et pourtant en constante mutation. 

Les mots tantôt tendres tantôt rageurs percutent nos oreilles et notre cœur :
" Tableaux après tableaux ...je t'aime"
" Momo : ne les laissent pas te prendre pour un chien, tu finirais par tous les mordre"  

Les ambiances varient entre ballades et énergie déjantée; 
un gros coup de cœur en sommes pour ce nouveau clan qu'il faut absolument découvrir, ils ont été finaliste finaliste RéZZo Focal 2019 ce n'est pas un hasard.
 
JaZZmarc

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Romain Noël : piano, clavier Samuel Baudin : basse électrique Ozz Méta : voix, auteur Vincent Negrao : composition, batterie



   

vendredi 28 juin 2019

Un bouquin sur le rock: "Apathy for the devil" de Nick Kent

 Contraint de garder la chambre en raison d'une pneumopathie, je me suis plongé dans le livre "Apathy for the devil" de Nick Kent, ex-critique du New Musical Express et ex-junkie, qui n'a pas son pareil pour croquer le portrait d'artistes célèbres ou rappeler des anecdotes surprenantes.Parmi les perles que j'ai relevées, celles-ci:

-Lou Reed  "Lorsque je l'interviewe pour la première fois à l'automne dans un restaurant de Kensington,je dois me coltiner son regard de poisson mort à la Peter Lorre et ses manières rébarbatives.L'incessant concert de louanges que lui adresse à l'unisson le petit monde du glam londonien ne l'a en rien rendu plus agréable.Il passe l'essentiel de notre entretien à décortiques amèrement les arnaques dont lui, le créateur et le compositeur du Velvet Underground,se dit avoir été victime pendant des années.Parmi les coupables désignés figurent à l'en croire les Beatles, les Stones et Dylan.Son discours n'est que lamentation égotiste, grincheuse et acariâtre."

- Ron Wood "Ron Wood n'est pas la fusée éclairante la plus brillante du feu d'artifice qu'est la vie"

- Bowie (dans une interview à Play Boy en 1977) " Eh oui, je crois très fortement au fascisme.[...] Les rock stars sont des fascistes, elles aussi. Adolf Hitler a été l'une des premières rock stars."

- Led Zep (là encore en 1977) "[Robert Plant] envisage même d'abandonner la musique pour l'enseignement. Il est sûrement aussi très blessé par l'absence ,aux funérailles de son fils, de Page , de Jones et de Grant [ le manager] qui ne viennent même pas lui rendre un dernier hommage."

- Sid Vicious (de son vrai nom Beverley) "Lorsque Beverley crève l'oeil d'une jeune fille lors d'un concert au 100 club cet été-là [1976], peu de médias choisissent d'attirer l'attention sur l'incident.Mac Laren les a littéralement hypnotisés."

 Qu'il est loin le temps des hippies et du "make love,not war" !

                                                          François Jazzbôf




mardi 2 avril 2019

Encore à l'Amphi jazz grâce au polar : Musique de film


Dimanche 31 mars, 14 heures au Quai du polar

Nous n'avons pas fait la queue pour rien. Six musiciens de l'O.N.F, vont nous interpréter des musiques de films policiers.
Du Bernard Herrmann bien sûr (le musicien fétiche d'Alfred Hitchcock ), mais aussi du Michel Legrand, du Moricone, du Rota, du Schifrin.
Avec ceux-ci, on connait tous la mélodie. Le premier violon nous fait pleurer sur "Les moulins de mon coeur" et le sextet ravive nos souvenirs d'enfance quand il reprend l'indicatif de "Mannix" (difficile de faire du jazz avec une majorité d'instruments à cordes, mais quand on a du talent,ce n'est pas une mission impossible ).

  Mais le groupe, dirigé de main de maître par Didier Benetti (qui a arrangé tous les morceaux) reprend des airs plus rarement joués (comme la musique de "Basic Instinct", ou celles de Jason Bourne, étonnante sous cette forme, de Maigret ou de Sherlock Holmes). La clarinettiste dispose de deux instruments, une clarinette courante et une basse, dont elle use toujours à bon escient. Et cette heure de concert s'avère un grand moment de plaisir, salué par des salves d'applaudissements et même un court rappel ( car le temps est limité par un débat sur le "Rural noir" au même endroit à 15h30 ).

  Résultat final:a l'heure qu'il est (19h00) , nous avons toujours dans les oreilles ces musiques de film. Expérience plus que concluante . Diable !
Ce retour à l'Amphi fut vraiment un bonheur ...

                                                             François Jazzbôf
Bertrand Cervera : violon 1
Stephan Henoch : violon 2 
 Ingrid Lormand : alto
Raphael Perraud : violoncelle  
Christelle Pochet : clarinette
Didier Benetti : piano et arrangements

Melanie di Biasio à A Vaulx Jazz : à minima

Le Samedi 30 mars à A Vaulx Jazz.

Soirée de clôture pour le festival A Vaulx Jazz: il va falloir attendre deux ans maintenant pour en parler à nouveau snif snif!
Pour clôturer ce millésime le festival à inviter les extra terrestres suisses de Nik Bartsch Ronin qui nous ont retourné la tête, puis le frisson belge: Mélanie Di Biaso.

J'avais beaucoup aimé son premier album "No deal" et le concert qu'elle en avait donné à l'époque sur la scène des Nuits de Fourvière, J'ai eu plus de mal avec son dernier album  "Lilies" et j'étais curieux de retrouver la diva sombre sur scène.
Elle pose rapidement son ambiance, lumière minimum, musique minimaliste, de mélopées lentes et lugubres, des chuchotements.
Pas de bonjour, pas de sourire ?
Il semble qu'elle ait encore épuré son art, mais avec l'épure de l'épure il ne reste plus grand chose.

Peut être que dans une salle plus petite son univers intimiste et fragile passerait mieux ?  

Je vais faire pour ma part avec cette chronique le service minimum moi aussi, quelques mots, je vais laisser un peu d'espace vide ici et là                          pour faire intelligent.



et basta.
JaZZmarc.

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Michael Connely : Jazz et polar

Samedi 30 mars au Quai du polar

 Grand jour que ce samedi 30 mars 2019 qui nous permet de retrouver deux auteurs majeurs de romans policiers, Michael Connelly et James Sallis, autour d'un jeune groupe de jazz issu du Conservatoire de Lyon (le HH Quartet), composé de Xavière Breillet (chant),Dorian Janin (contrebasse),Milan Ollier (guitare) et l'excellent Elie Goulème (batterie).

Le modérateur, belge (Michel Dufranne ?),  nous prévient que pour des raisons de "pré-guerre civile" dans l'hexagone (comprenez "gilets jaunes"), Connelly devra partir plus tôt pour rejoindre son prochain lieu d'intervention mais que nous pourrons finir dans lui, Sallis étant réputé pour ses écrits sur le jazz.

  Sinon, cette rencontre est conçue comme l'alternance d'un débat littéraire et de morceaux de musique. Première remarque sur l'inextricable proximité et complémentarité d'un genre littéraire ,le polar, et d'un style musical, le jazz. Pourquoi ? Les auteurs expliquent l'analogie de construction d'un polar et d'un air de jazz, avec un thème (musical ou intrigue) dont on s'éloigne pour mieux y revenir par des chemin de traverse et avancer dans l'oeuvre. La précision du texte n'est d'ailleurs nullement l'ennemie de l'improvisation de l'auteur au cours de la rédaction du roman.

  Seconde remarque sur les citations de titres de jazz qu'écoutent les protagonistes du roman. Dans quel but ? Le mot émotion est prononcé, aussi bien celle de l'auteur qui écrit (et se met en condition) que celle du lecteur ainsi sollicité .Alors, demande le modérateur, peut-on utiliser une musique qu'on n'aime pas pour faire jaillir un personnage antipathique ou créer une situation insupportable? Pas vraiment, répond Michael,car si on l'écoute, on en vient à reconnaitre les qualités ,par exemple, d'un morceau de rap, et à en intégrer le texte dans le roman, jusqu'à ce qu'on vous réclame des droits d'auteur exorbitants!
   A quatre reprises, le quartet invité ponctue le débat d'un morceau de jazz. Le premier sera de Kenny Garrett, le second une composition personnelle du jeune combo, le troisième  une œuvre de Christian Mac Bride. Les écrivains prouvent leur respect des musiciens en refusant de rester le dos tourné à l'orchestre. Et Connelly , qui part le premier, ira serrer la main de chacun des musicos dans les coulisses. Sallis, quant à lui, a fait un aparté sur la qualité de la rythmique. Dommage que le modérateur avoue ne pas être jazzophile !Le quatrième morceau achève ce moment musico-littéraire par une reprise de la contrebassiste et chanteuse Esperanza Spalding dans laquelle Xavière, qui a fait beaucoup de scat, chante davantage et Milan produit un solo de guitare plus fourni. Felicitations au HH Quartet qui salue son public sous les applaudissements ( James Sallis n'est pas en reste pour la claque).

                                François Jazzbôf