Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mardi 16 juillet 2013

Chucho Valdes y Buika à Jazz à Vienne

Le mercredi 10 Juillet au théâtre antique de Vienne
Le ciel est encore électrique après les tonnerres et les sots d'eau qui se sont abattus sur Vienne quand le grand Chucho Valdes et son groupe les  Afro Cuban Messenger font leur entrée sur scène.
En un rien de temps nous voilà transportés à la Havane.
Bienvenue dans le plus grand club cubain du monde !
Bienvenido amigo dans le son afro cubain !
C'est un déluge de percussions qui nous saisit avec ravissement, je ne sais pas si c'est cette interruption du spectacle pendant laquelle le public a piétiné à l’abri  dans les tunnels du théâtre antique mais le plaisir à l'écoute de cette musique en semble décuplé.
 Chucho Valdes ,le chef de fil des pianistes cubains, n'a pas lésiné sur les moyens; pas moins de trois percussionnistes, Rodney Barreto batteur phénoménal, Yaroldy Abreu aux Congas et Dreizer Durruthy à la voix et à divers autres instruments de percussions : Batas, marakas, shékére ... avec cette armada percussive  les rythmes cubains sont pour le moins bien servis. La rythmique est complétée par Gaston Joya à la contrebasse qui aura plusieurs moments de gloire dans la soirée.

Alors quand le piano du maître ou  la trompette de Renaldo Melian s'emballe sur ces rythmes c'est du pur bonheur latino.
Le groupe nous présente beaucoup de morceaux du dernier album "Border Free" où Chucho Valdes fait une incursion vers la musique des indiens d'amériques du nord et la culture arabo-andalouse.
Il reprendra aussi quelques morceaux d'un album en l'honneur de son père Bebo Valdes  pionnier du jazz afro cubain.
Chucho Valdes au piano semble avoir un cerveau pour chaque main, tant les jeux de la main gauche et de la droite sont asymétriques et foisonnantes. Il a en plus un grand sens de la mélodie

Et puis le soleil noir est arrivé sur scène : Concha Buika, magnifique chanteuse espagnole, tout de noir vêtue  avec simplement une grosse boucle d'oreille et des chaussures roses.  
Elle entame son tour de chant avec un flamenco flamboyant, puis une chanson en anglais où on en la sent moins à l'aise, puis deux autres qui ne figurent pas dans le très bon album qu'ont réalisé ensemble Chucho Valdes et Buika en 2009 " El ultimo Trago" Et puis ... et puis c'est tout pour Buika, on lui offre des fleurs et par ici la sortie. C'est court non ? Et je n'étais pas le seul dans le public a le regretter.
Mais la vedette c'est Chucho et il est venu de loin lui, alors place !, mais il faudra penser à la réinvité M. Jazzavienne pour un set complet avec cette divine chanteuse.

Le concert se poursuit ensuite avec autant de brio, j'ai pu noter un très beau  morceau mélancolique en duo piano et contre-basse qui se transforme à l’occasion en violoncelle "Pilar" du dernier album, un autre avec Chucho seul au piano et pour le final une composition phare du dernier album : Caridad Amaro.

La pluie aura fait comme nous pendant le concert elle s'est arrêtée bouche bée devant tant de talent et de fantaisie. Merci la pluie!
JaZZmarc
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mardi 9 juillet 2013

Nuit du Jazz Agde 2013


Un grand merci à cette 12ème Nuit du Jazz d’Agde qui dans son parc du château de Laurens, en mauvais état, a encore démontré que l’on peut rencontrer de grands artistes en toute convivialité et simplicité. Ici on mange la paella pendant l’apéro-concert, le vin Richemer coule à flot et le ciel est bleu au-dessus des magnolias. Il y a de petites tables derrière la scène au bord de l’Hérault où les musiciens viennent se restaurer avant de monter sur scène. On peut s’approcher tout près et même prendre des photos !

En première partie : Cécile Mc Lorin (oui celle qui était à Vienne il y a quelques jours). Franchement je trouve son dernier album Woman Girl  un peu  ennuyeux et démonstratif (sans âme ?) Et bien son âme  est là, sur scène, comme j’aime souvent le répéter, « le Jazz c’est comme les bananes ça se déguste sur place » (JP Sartre). Que rajouter à tout ce que l’on écrit sur elle en ce moment, sinon qu’elle s’amuse de sa voix sublime comme un chat d’une souris, qu’elle sourit quand passe un train et suspend sa voix,  qu’elle sait prendre un fou rire avec son pianiste (l’excellent Aaron Diehl) quand celui-ci rate la dernière touche du clavier. Et si c’était ça le bonheur. On oublierait qu'elle n'a pas encore 25 ans. Pendant le set je vais prendre quelques photos du batteur Rodney GREEN qui se cache derrière ses fûts, il me lance un regard noir, puis un large sourire. Cool, t’es à Agde mec !

Les fûts de bière quant à eux sont vides pour la deuxième partie. Quel malheur ! Heureusement Richemer est toujours là….pendant qu’on démonte le piano.

Le grand Sylvain Bœuf arrive alors et aux  premières notes le parc se vide un peu hélas, toutes les oreilles ne sont pas prêtes au Jazz électrique de son sax rageur. Même sur place les bananes peuvent parfois être encore un peu vertes… Sylvain Bœuf nous présente son dernier album « Electric excentric », il en a plein à vendre et ça pulse de façon flamboyante. Je ne peux m’empêcher de penser à l’album de Guillaume Perret et son Electric Epic (les saxs français ont la pêche), il faut dire qu’il y a une  pièce commune aux deux albums et non la moindre avec la présence impressionnante de Philippe Bussonet à la basse. Calme et facile comme John Entwistle (ma référence rock). Même quand il ne joue pas il reste dans le tempo et attend un signe de la tête de son leader pour débouler. Il forme une sacrée paire avec Julien Charlet à la batterie qui n’est pas là pour rigoler. Alex Tassel au bugle vient dialoguer sur quelques morceaux  avec Sylvain Bœuf , sans oublier Olivier Louvel à la guitare, que nous avons découvert en remplaçant de dernière minute de Manu Codja (qui va être papa), alors chapeau à lui car il nous a un peu inquiété, on peut le dire, au départ, avec ses lunettes et ses partitions en perdition, sous l’œil parfois étonné ( ?) du boss. Bravo les gars. A l’année prochaine pour la 13ème…

JC JazzBof Délocalisé
 Cécile McLorin Salvant - I Didn't Know What Time it Was


 Concert Sylvain Beuf Electric Quartet


lundi 8 juillet 2013

Blues à Vienne

Le Samedi 6 Juillet Jazz à Vienne
Nuit parfaite pour Vienne: la chaleur diurne a chauffé la pierre des gradins et sera restituée jusque tard dans la nuit. Johnny Winter commence à 20 heures 30 pétantes et son set accompagne le coucher du soleil. Parallèle évident entre les deux astres, celui du blues ayant gardé la précision et le feeling de son jeu de guitare mais perdu la voix et la mobilité des jambes ( il fera son entrée et sa sortie de scène sur un siège à roulettes ).
Le répertoire permet de réviser ses classiques: Got my mojo workin', Bonie Moronie, Jumpin' Jack flash, Gimme Shelter, It's all over now, Dust my broom, Highway 61 revisited.
Pas de rappel:Johnny est fatigué.

La surprise vient du deuxième set, celui de Shemekia Copland, fille du célèbre bluesman et fière de
jouer cette musique. Sa présence sur scène est étonnante.
 Physiquement d'abord, moulée dans une jupe rouge et juchée sur d'improbables escarpins à talons argentés. Mais surtout vocalement, la chanteuse ayant un "coffre" renversant. De plus Shemekia explique chacune de ses chansons, celle-ci pour dénoncer la pire des discriminations, la pauvreté, celle-là en souvenir de l'église où allait sa grand-mère, cette autre contre tous ceux qui disent qu'ils aiment Dieu mais semblent détester "everybody else".La diva aura droit à deux standing ovations méritées.




Ce qui rend le passage de témoin à Robert Cray difficile : il s'en tirera avec finesse, professionnalisme et émotion, chantant de merveilleuses ballades ("i'm still a man") et finissant sur "the Forecast".

FrançoisJaZZbof

Sixto Rodriguez à Jazz à Vienne

Le vendredi 5 Juillet à Jazz à Vienne
Nous sommes venus pour participer à un conte de fée, celui de Sixto Rodriguez musicien maudit oublié pendant 40 ans et qu'un documentaire phénomène "Sugar man" (Oscar 2013 du Meilleur film documentaire) a réhabilité et poussé à nouveau au devant de la scène.

Mais le prince charmant a maintenant 70 ans, et il est presque aveugle ( il faut 2 personnes pour l'accompagner devant le micro). Il n'est plus que l'ombre de ce qu'il aurait pu être.
Des articles relatant les 3 récents concerts à Paris qui furent calamiteux nous avaient alertés, je n'aurais pas du les lire ! "un regard neuf " m'avait on dit.
Rodriguez est d'abord entouré par un trés bon groupe, et en particulier par un guitariste brillant Edward Coonagh  dont les interventions sont décisives pour la cohésion de l'ensemble.
Les chansons sont courtes, comme on n'en fait plus, mais le résultat est là, l'émotion passe et c'est bien l'essentiel. Il y a certainement beaucoup d'affectif dans cette adhésion inconditionnel du public qui l'ovationne, car il ne chante pas toujours juste et son jeu de guitare est approximatif.
Mais quand même, quand il lance "I wonder"  ou "Sugar man" on est ému, ça l'fait quoi !
Il reprend quelques standards des années 50/60 notamment le cultisime "Unchained Melody" (BO du film ghost), ou encore "Lucille" de Little Richard qui devient un rock désespéré.

Voilà donc notre "hibernatus" à la gueule d'indien qui réussi son affaire avec sa séquence nostalgie, et réalise un show tout a fait digne qui restera dans les mémoires.

Nous avons assisté à la dernière page du documentaire : Sixto au théatre de Vienne devant 8 000 personnes (Oui il vaut peut être mieux que ce soit la dernière)

Rodriguez : Looser magnifique ou coup marketing ? peut être les deux.

 JaZZmarc
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mercredi 19 juin 2013

Pierrick Pedron au théâtre Novarina (Thonon-les-bains)

Le vendredi 7 juin au Théâtre de Novarina à Thonon les bains 
Délocaliser l'écoute : tel était le propos en retournant au théâtre Novarina pour son dernier concert jazz de la saison avant travaux: Pierrick Pedron, je l'avais déjà vu et entendu, une valeur sûre.
 Surprise: en entrant dans la salle, je remarque le nombre de chaises et de pupitres. Ce n'est pas un quartet ni un quintet, mais il y a plus d'une trentaine de places prévues sur la scène.
Et pour cause: le Centre des pratiques musicales de Thonon, dirigé par Eric Lazaretto, collabore à la restitution du concept-album "Cheerleaders" ( en français: "majorettes").

Conçue comme un aller-retour de la fanfare au rock progressif en passant par le jazz du quintet de Pierrick, la musique de cette soirée va être totale.
Quand Pierrick prend son saxo, c'est plutôt à Dick Parry sur "Dark side of the moon" que l'on pense, d'autant plus que les soli de Chris De Pauw rappellent ceux de Gilmour.
 Un jeunot, Armel Dupas, assure au piano. La rythmique revient au tandem Benoit Lugué ( basse électrique)/ Fabrice Moreau (batterie).
 Pierrick nous parle à l'issue du 1er morceau, explique le projet, le titre latin du morceau qui veut dire "brochet" parce que c'est l'histoire d'une fille qui se voit dans la glace avec une tête de brochet ! C'est original, varié ,puissant.
Le passage de témoin du groupe de jazz à l'harmonie se fait moderato. Et le CD se déroule (il faudra que je l'achète ) pendant une heure quarante-cinq ( plus 15 mn de rappel).
Nous sortons, la tête pleine d'émotions musicales.  

François Jazzbôf

mercredi 12 juin 2013

Bumcello à Fort en Jazz : Quel Fort ? Quel Jazz?

Le Vendredi 7 juin à Fort en Jazz La tête d'affiche de cette soirée à Fort en jazz c'est le duo BUMCELLO,
- BUM, c'est pour les boum boum, du percussionniste Cyril Atef et
- CELLO pour le violoncelle de Vincent Ségal 

Ce sont 2 hommes orchestre qui se présentent ce soir pour un concert en forme de Performance artiste. Vincent Segal au look plutôt sage est au commande d'un violoncelle Hi-tech qui se transforme tantôt en Contrebasse ou guitare électrique. Au passage Vincent Segal a participé à de nombreux projets avec des artistes français : Alain Bashung, Vanessa Paradis ou encore M, et étrangers: Sting, Glenn Ferris il a même produit des albums comme le dernier de Georges Moustaki "Solitaire" ou celui de Franck Monnet :"les Embellies" ( je l'adore celui ci).

Cyril Atef c'est la face sulfureuse du duo, rapidement il est torse nu, en short et portant un couvre-chef multicolore. Son poste de pilotage à lui est un joyeux bric-à-brac de tout ce qui peut faire Boum, Boum et des fois splasch.
 L'air de rien ils démarrent un petit filet musical qui est l’amorce d'un morceau qui va s’étendre pendant tout le concert et qui va passer par une multitude de rythmes et d'ambiances différents. Et c'est parti pour un voyage ébouriffé.
Le troisième instrument, peut être le plus important, c'est l'électronique, ils utilisent des boucles et des enregistrements de sons dont ils parsèment leurs compositions avec beaucoup d'efficacité.
 Le son se révèle être très bon et c'est réellement un atout dans ce déluge de sonorités différentes.

 Parmi les climats qu'ils visitent on trouve de la Soul à la façon des "Temptations", des rythmes africains endiablés; et de la Dance... Au bout d'un quart d'heure de concert ils ont abordés des rythmes Disco et là Cyril Atef et quelques organisateurs de la salle ont harangué le public pour qu'il se lève et danse, puis chante et enfin descende devant la scène. Moralité très vite je ne voyais plus rien et je redoutais alors le moment où ils nous demanderaient de faire la chenille :-)

 Indéniablement se sont deux musiciens et Showmen exceptionnels au service d'un projet original, ...qui, pour moi, tourne un peu en rond.
 Bon, décidément je n'arrive pas à me faire à ce que ce beau festival de "Fort en jazz" ne se déroule plus au Fort du Bruissin, ce soir il n'y avait pas de fort ni au final beaucoup de jazz.
JaZZmarc
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Extrait des "embellies" de Franck Monnet

L'Orchestre du grand escalier : Fort en jazz

Le vendredi 7 juin à Fort en Jazz
Cette année la résidence de "Fort en jazz" a été confiée au projet animé par Jean-Charles Richard et à l'initiative de Jazz(s)RA : "l'orchestre du grand escalier"
Ce projet c'est celui de réunir de jeunes musiciens régionaux "émergents" pour une création originale commune.
 Ils sont au final 8 sur scène, et présentent des compositions ambitieuses et agréablement déjantés.
Ils se font plaisir avec des rythmes syncopés et des ambiances Rock, Groove ou hip-hop avec la fraicheur le leur génération,et nous entrainent sans difficulté à partager cette réjouissance.

Jean-Charles André,lui, réalise quelques interventions flamboyantes au saxophone soprano mais ce sont les jeunes pousses qu'il souhaite mettre en avant aussi il se fait discret.
 Et ils prennent bien toute la place ces "impertinents", certains manquent quand même un peu d'assurance quelque fois, on aimerait bien qu'ils se lâchent tous un peu plus. Ce soir c'était une première mondiale, aussi laissons les arpenter quelques scènes encore pour qu'ils s'épanouissent complétement.
On peut noter la belle prise de risque d'Antoine Mermet au saxophone mais surtout à la voix, qui se lâche, lui, pour le coup, et participe grandement à la création d'ambiances hip-hop.

 Les techniques instrumentales sont bien maitrisées j'ai noté en particulier Paco Andreo au Trombone à piston, instrument plutôt rare, et Elie Chowanek à la basse 6 cordes instrument phare du Jazz-Rock.

Belle création donc, elle se donnera à voir, notamment, à Jazz à Vienne le 10 juillet sur la scène Cybèle à 17h30 allez les écouter ces jeunes pousses sont pleins de promesses et ça pulse grave!

Paul BERNE :Batterie / Elie CHOWANEK : Basse 6 cordes / Martin GIOANI: Guitare électrique / Anne QUILLIER : Piano / Antoine MERMET : Saxophones et voix / Aymeric SACHE : Clarinette Basse / Paco ANDREO : Trombone à piston / Jean-Charles Richard : Saxophone soprano

 JaZZmarc
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mercredi 5 juin 2013

La Boite à Frisson : Vincent Peirani / Thrill Box

Voilà quelques temps que je papillonne sur les albums jazz 2013, mais ça y est cette fois je le tiens, celui sur lequel on se pose et que l’on fait tourner en boucle. Et qui vous  tourne la tête, comme le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles…. car c’est l’accordéon de Vincent Peirani qui nous l’offre (il a déjà été chroniqué ici ).

Ouvrir cette Thrill Box c’est partir en voyage avec un trio peu commun : accordéon (piano du pauvre) et piano (du riche ?) qui jouent pourtant d’ordinaire le même rôle, et contrebasse.

Mais le jeune pianiste, Mickael Wollny, et un Michel Benita omniprésent à la basse,  ouvrent en grand les espaces pour ce bel instrument qu’est l’accordéon  (la relève de Galliano est assurée) : du folk auvergnat (Bailero) au blues du Mississipi (Goodnight Irene) en passant par les Balkans (Balkanski Cocek), les images défilent sur grand écran. Dans ma voiture le matin, je traverse les Grandes Plaines d’Amérique pour me rendre au boulot… Des standards de Jazz (Waltz for JB de Brad Meldhau, ou I mean you de Monk) au bal musette de notre enfance, on se laisse surprendre à esquisser quelques pas (pas dans la voiture) d’une valse à 3 temps … pour Michel P. (P comme Portal, qui en guest star, joue du bandonéon  sur ce titre et donne un coup de clarinette basse sur un autre, si ça c’est pas une reconnaissance des pairs….). Emile Parisien rajoute lui aussi une touche de couleur  sax au petit Air song et  Vincent Peirani en solo clôture l’album d’un Choral très prenant et sans doute prometteur pour la suite, il à l’air et c’est le cas de le dire, de vouloir pousser l’instrument dans ses derniers retranchements.

Un rayon de soleil en ce printemps pourri, que du bonheur !

 JC JazzBof

  A écouter ici : http://www.vincent-peirani.com/medias/audio

Avec Youn sun Nah


Interview très interessant

 

Jochen Rueckert et Mark Turner au Periscope

Samedi 25 mai 2013,20h15, temps frais pour la saison,nous demandons l'autorisation d'attendre l'ouverture du guichet à l'intérieur du Périscope.
Mark Turner et Matt Pennman finissent de se restaurer avant de prendre un dernier verre au bar.En toute simplicité. Lage Lund vient de sortir avec son étui à guitare.

 Jochen Rueckerts est invisible. Tandis que le public arrive, Matt et Mark se retirent dans les coulisses : on entend le sax qui se chauffe. La salle se remplit doucement mais sûrement. 21h30 : les quatre musiciens montent sur scène.
Jochen s'assoit derrière ses futs. Matt empoigne sa contrebasse. And the music begins. C'est du jazz résolument contemporain,à la fois fin et puissant ( comme le Pessac-Leognan),bourré de changements de rythme et d'harmonie.A la fin du deuxième titre, Jochen se lève, explique qu'ils sont heureux d'être ici, bien que le voyage en train avec des supporters de foot germaniques et alcoolisés ait été éprouvant, donne les noms des morceaux et annonce le troisième.Et ça repart: ce n'est jamais ennuyeux, jamais formaté : le guitariste et le saxophoniste laissent la part belle à leurs improvisations.
Jochen annonce la pause " pour boire une bière" et qu'on peut acheter ses CD et ceux de Lage à la caisse, mais attention, si on aime le jazz, ne pas acquérir les sessions de musique électronique auxquelles il a participé.
Professionnalisme et modestie. Et pendant ce temps-là, Eric Harland était au Hot Club ...

Mark Turner tenor saxophone / Lage Lund : guitar /  Matt Penman : bass/ Jochen Rueckert drums

François Jazzbôf


REAKTION : Le blues du desert

Mon voisin est producteur de musique

Quelle bonne surprise d'apprendre, au détour d'un apéro fort sympathique, que celui qui vous y a convié est producteur de musique du Sahara. Sedryk a en effet fondé en 1996 un label , Reaktion, pour promouvoir la musique des Touaregs, des Sahraouis ou toute autre ethnie du grand désert africain.

Il y a consacré au départ une dizaine de milliers d'euros sur lesquels il n'escompte aucun retour.
Car son objectif n'est pas de gagner de l'argent, mais de faire connaitre des artistes qu'il adore et de leur "mettre le pied à l'étrier".

Dans sa collection, le chant des fauves, on trouve ,entre autres, des C.D. de Tinariwen, Terakaft,Nabil Baly Othmani ou Aziza Brahim. Sedryk est allé au Mali (avant l'intervention de l'armée française), au Maroc, dans le sud tunisien et aimerait se rendre dans les camps de réfugiés sahraouis pour capter leur musique "live".Il a fait un boulot considérable pour sortir des musiciens de l'anonymat, mais reste très modeste quant à sa contribution. Alors là, je dis: chapeau ! Allez voir le site http://www.re-aktion.com et vous trouverez de plus amples informations sur le blues des sables.

François Jazzbôf