Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


samedi 25 octobre 2014

Pat Kalla au Radiant Bellevue

Le jeudi 23 octobre au radiant

Au Radiant il y a la grande salle, et juste en dessous le Club Bellevue et c’est là, dans l’obscurité, qu’ils font germer les talents. Ce jeudi soir nous avons eu la chance d’en voir éclore un : Pat Kalla  et son premier album « La légende d’Eboa ».

Il en est tout ému et nous aussi car ce gars là a de l’empathie. Ses voisins de palier et sa tata sont là au premier rang, mais pas que, la salle est pleine. D’entrée sa belle formation chaude et musclée  nous propulse dans son monde poétique rempli de sagesse, de terre rouge, de marabout et de montagnes. Une musique  métissée, comme on dit  aujourd’hui, en fait c’est très simple c’est de la Soul avec un peu de Jazz, de Rap et de Hip Hop, un doigt de Blues et de Funk Sénégalais… Une saga africaine ambiance de la Croix Rousse, car il est d’ici et il est content, ce soir il rentre chez lui à pieds. Et moi je suis content de retrouver avec surprise Claude Bakubama à la basse rouge et au sourire irRadiant (croisé au Hot Club avec Zaza lors d’une soirée samba). Mais il faut bien sûr écouter aussi les textes, Pat Kalla est un conteur avant tout et l’oralité est son dada. « Il titube mais sa guitare à toujours le bottleneck, un bluesman a toujours du groove sous la basket », c’est une spéciale dédicace pour le rédac chef qui adore le blues, comme chacun le sait…

Le show est bien calé, pro, chemises cravates, on pense à Ben l’Oncle Soul mais en plus authentique et drôle, on pense aussi à Touré Kunda bien sûr, et la voix qui vocalise en fin de phrases nous rappelle Aaron Neville, voilà, ils ont bien fait de venir… Tout le monde est reparti avec la banane jusqu’aux oreilles et ça c’est déjà une belle performance. Si l’arrivée du froid vous angoisse cherchez bien dans les clubs ils peuvent vous réchauffer l’âme. Un jour peut-être monteront-ils dans la grande salle ?

  Formation : Remi Mercier clavier, Jérôme Bartolomé sax, Félicien Bouchot trompette, Brice Bottin guitare, Claude Bakubama basse (pas lui sur l’album), aux Drums  mille excuses j’ai oublié le nom , dommage il est bon… et je suis pas certain que ce soit celui de l’album (Gregory Jouandon), si quelqu'un à la réponse..

En première partie nous avons écouté SoulAyres, c’est le nom de Séverine qui a une très jolie voix et qui compose, elle est accompagnée de Myriam Essayan aux percussions improbables (une valise à la place de la grosse caisse ou encore un tambour de machine à laver) elle est également douée d’un humour qui tombe à point, de Christophe Jacques à la guitare et aux chant (il s’occupe un peu du son aussi…), du violoncelliste Paul Marchand dont j’ai bien aimé l'omniprésence assurant souvent une ligne de base à défaut de basse, et de Charlie Glad comme son nom l’indique, aux claviers, violon et costume gris (il m’a bien fait rire et c’est un compliment). Un peu de mal a décoller puis je me suis  laissé prendre peu à peu par les ambiances folks ou orientales entêtantes,  les inspirations sont hétéroclites, on devine du Lou Reed ou une intro des Doors ( the End) sur L’heure de se coucher , une hallucination ?

Un grand bravo pour finir, car on en parle pas souvent, à ces  labels pas toujours très connus (en l’occurrence ici :"C’est Pas des Manières") qui produisent de jeunes artistes en ces temps compliqués.

JC JazzBof


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