Quelle bonne surprise de découvrir sur la scène du festival des enfants
du jazz à Barcelonnette un directeur artistique que nous avions
rencontré à Marciac à l'époque où il faisait tourner Jazz à Vienne ! Je
veux parler bien sûr de Stéphane Kochoyan, nous présentant trois soirs
de suite un programme éclectique (c'est le moins qu'on puisse dire): De
Luxe , Yuri Buenaventura et Zucchero.
Sûr que c'est pas du jazz pour les
amateurs de la Moutin Factory ! Peut-être même pas du jazz du tout pour
certains. Et pourtant ...
Le festival de Barcelonnette, qui en est cette année à sa 23e édition,
renouvelle intelligemment le concept de festival musical, en offrant à
des jeunes venus de la France entière deux semaines de stage. Ils ont
entre 12 et 18 ans et consacrent leurs matinées à la pratique de
l'instrument qu'ils ont choisi et leurs après-midi à des répétitions par
groupes de standards du jazz. Régulièrement, ils viennent se produire
sur la scène baptisée Marcus Miller montée sur la place principale de la
petite ville de Haute-Provence.
Et le stage se termine les 3 derniers
jours par des master classes avec les artistes invités, qui vont même
jusqu'à inviter les plus doués à jouer avec eux sur la grande scène du
parc de la Sapinière.
Le visiteur a donc l'occasion de croiser ces jeunes en ville et de les
écouter jouer. C'est ainsi qu'on découvre de jeunes talents dont la
dextérité peut surprendre. Bien entendu, tout n'est pas parfait: les
fausses notes ou les voix mal posées, ça existe aussi. Mais il est
rassurant de voir ces jeunes générations interprétant toute sorte de
jazz, de Count Basie à Stevie Wonder, avec autant de conviction et si
peu de moyens (pas de table de mixage, pas de retours). Et quand ils se
présentent, c'est uniquement par leurs prénoms. C'est ainsi qu'on
remarque le petit Timothée et sa trompette , le grand Enzo et son
trombone, l'habile Gabriel à la guitare et la belle voix de Rose (entre
autres).Mais je n'ai pas la place de vous donner tous les musiciens en
herbe de ce cru 2017.
L'apothéose du stage, c'est en première partie des 3 spectacles
vedettes: nos jazzchildren forment alors soit un brass band qui chauffe
le public, soit un big band capable d'avoir un swing d'enfer. Yuri
Buenaventura l'a dit lui-même ce vendredi 28 juillet 2017 : ces
jeunes,c'est l'avenir de la musique, un espoir de paix dans ce monde si
compliqué.
Jazzbôf from Red Cross
PS: Et je ne parle pas du plaisir d'écouter du jazz au milieu des magnifiques montagnes qui entourent Barcelonnette ...
mardi 1 août 2017
mercredi 26 juillet 2017
Stephano Bollani aux Nuits de Fourvière
Le mardi 18 juillet à l'Odéon des Nuits de Fourvière.
Les nuits de Fourvière programme comme chaque année quelques soirées jazz, aussi nous sautons de Vienne à Lyon avec le même enthousiasme Romain.
Ce soir la soirée "italienne" se rabat sur le petit amphithéâtre de l’Odéon adjacent au grand qui peut accueillir quand même jusqu'à 1200 places contre 4400 pour le grand Théâtre; Stephano Bollani et Richard Galiano n'ayant pas attirés assez de spectateurs.
On s'en réjouirait presque en constatant la vue plongeante que nous offre cet endroit, une perspective sur Lyon avec au premier plan Stephano Bollani seul au piano qui ouvre cette douce soirée d'été.
Quel ambition et quelle prétention faut il avoir pour imaginer pouvoir captiver l'attention du public pendant une heure et demi seul au piano sur sa seule capacité à refaire vivre la musique qu'il a dans sa tête ou a l'inventer en temps réel le moment venu !
Lui c'est avec beaucoup d'assurance et de décontraction qu'il entre en scène, et à chaque fois que je le vois sur scène je pense a un professeur espiègle qui nous donne la leçon du maestro au piano.
Il commence son set par deux morceaux aux climats très différents mais qui nous transportent tous les deux dans un imaginaire cinématique grand format.
Ces morceaux n'ont pas de titre, le compositeur un certain Bollani n'en a pas trouvé nous dit l'interprète avec un humour ravageur.
Maintenant qu'il a démontré son professionnalisme de compositeur et d'interprète, l'artiste peut alors dérouler avec sa fantaisie habituelle d'autres répertoire du swing à la musique classique en passant par des grand standards du jazz.
Il nous sert notamment un somptueux "Tico Tico No Fuba" un standard de la musique Brésilienne,
qu'il triture dans tous les sens et ravi le public.
Tel un grand show-man qu'il est le voilà qu'il emballe tout le monde en démontrant comment supprimer quelques notes ça et là dans quelques mélodies bien connues.
Le voilà aussi chanteur, plutôt convaincant en italien, ce n'est pas grave si vous ne comprenez pas les paroles nous dit il: vous comprendrez le sens quand même.
Richard Galiano le rejoindra pour deux morceaux bien connus de son répertoire : "Waltz for nicky " et "Tango pour claude " : un grand moment !
En fin de concert Stephano Bollani se livre à son exercice préféré et dans lequel il excelle, où il demande au public 10 titres de chansons qu'il va ensuite mélanger avec un brio et un humour toujours déconcertant combinant pour l'occasion "Bella Ciao" à "Stairway to heaven".
Un artiste complet et sans esbroufe .
JazzMarc
Sur jazz-rhone-Alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine
Les nuits de Fourvière programme comme chaque année quelques soirées jazz, aussi nous sautons de Vienne à Lyon avec le même enthousiasme Romain.
Ce soir la soirée "italienne" se rabat sur le petit amphithéâtre de l’Odéon adjacent au grand qui peut accueillir quand même jusqu'à 1200 places contre 4400 pour le grand Théâtre; Stephano Bollani et Richard Galiano n'ayant pas attirés assez de spectateurs.
On s'en réjouirait presque en constatant la vue plongeante que nous offre cet endroit, une perspective sur Lyon avec au premier plan Stephano Bollani seul au piano qui ouvre cette douce soirée d'été.
Quel ambition et quelle prétention faut il avoir pour imaginer pouvoir captiver l'attention du public pendant une heure et demi seul au piano sur sa seule capacité à refaire vivre la musique qu'il a dans sa tête ou a l'inventer en temps réel le moment venu !
Lui c'est avec beaucoup d'assurance et de décontraction qu'il entre en scène, et à chaque fois que je le vois sur scène je pense a un professeur espiègle qui nous donne la leçon du maestro au piano.
Il commence son set par deux morceaux aux climats très différents mais qui nous transportent tous les deux dans un imaginaire cinématique grand format.
Ces morceaux n'ont pas de titre, le compositeur un certain Bollani n'en a pas trouvé nous dit l'interprète avec un humour ravageur.
Maintenant qu'il a démontré son professionnalisme de compositeur et d'interprète, l'artiste peut alors dérouler avec sa fantaisie habituelle d'autres répertoire du swing à la musique classique en passant par des grand standards du jazz.
Il nous sert notamment un somptueux "Tico Tico No Fuba" un standard de la musique Brésilienne,
qu'il triture dans tous les sens et ravi le public.
Tel un grand show-man qu'il est le voilà qu'il emballe tout le monde en démontrant comment supprimer quelques notes ça et là dans quelques mélodies bien connues.
Le voilà aussi chanteur, plutôt convaincant en italien, ce n'est pas grave si vous ne comprenez pas les paroles nous dit il: vous comprendrez le sens quand même.
Richard Galiano le rejoindra pour deux morceaux bien connus de son répertoire : "Waltz for nicky " et "Tango pour claude " : un grand moment !
En fin de concert Stephano Bollani se livre à son exercice préféré et dans lequel il excelle, où il demande au public 10 titres de chansons qu'il va ensuite mélanger avec un brio et un humour toujours déconcertant combinant pour l'occasion "Bella Ciao" à "Stairway to heaven".
Un artiste complet et sans esbroufe .
JazzMarc
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vendredi 14 juillet 2017
Youn Sun Nah à Jazz à Vienne
Le dimanche 9 juillet au Théâtre antique à Jazz à Vienne
Youn Sun Nah est de retour à Vienne,
après une pause de 4 ans pendant laquelle elle est retournée dans son pays d'origine, la Corée du sud, où elle s'est ressourcée nous a t'elle dit; son retour artistique a pris lui une voie inattendue
C'est aux États-Unis aux contact de Jammie Saft, musicien multi-instrumentiste, compositeur et producteur qu'elle a retrouvé le chemin des studios pour enregistrer à New-York un album qu'elle nous présente ce soir : "She moves on"
Après deux albums réussis construits en partenariat étroit avec le guitariste suédois Ulf Wakenius, deux albums essentiellement constitués de compositions originales et très créatifs, "She moves on" qui vient de sortir est lui majoritairement un ensemble de reprises de chansons Folk et Rock enregistré avec des musiciens américains.
Présenté comme ça on peut se dire: Un de plus quoi!
Sur scène c'est une autre affaire la voix ample et chaude magnifierait n'importe quelle composition,
alors quand elle reprend " The Dawntreader" de Joni Mitchell pour moi c'est déjà gagné.
J'ai retenu la très belle adaptation de "Drifting"de Jimi Hendrix tout en vocalise et solo de guitare aérienne. Sur l'album c'est le très demandé Marc Ribot qui assure les partitions de guitare sur 5 morceaux mais qui ne suit pas sur la tournée, trop demandé je vous dis, il laisse la place à Clifton Hyde qui fait bien le job quand même.
Pour la chanson du folklore traditionnelle américaine "Black is the color of my true love's hair" les accompagnements sont épurés seulement la voix et très peu de chose autour. Youn Sun Nah nous dit que c'est la version de Nina Simone qui l'a inspirée et c'est très réussi.
D'autres morceaux m'en semblait cependant un peu vides, même avec tous les efforts de la chanteuse je m'y suis ennuyé je pense à " She moves" de Paul Simon ou "A sailor life" un interminable Folksong anglais.
Une grande chanteuse qui se remet en question c'est bien normal et salutaire,
espérons qu'elle gardera sa singularité et peut être trouvera t'elle un nouveau Pygmalion.
JazzMarc
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Youn Sun Nah est de retour à Vienne,
après une pause de 4 ans pendant laquelle elle est retournée dans son pays d'origine, la Corée du sud, où elle s'est ressourcée nous a t'elle dit; son retour artistique a pris lui une voie inattendue
C'est aux États-Unis aux contact de Jammie Saft, musicien multi-instrumentiste, compositeur et producteur qu'elle a retrouvé le chemin des studios pour enregistrer à New-York un album qu'elle nous présente ce soir : "She moves on"
Après deux albums réussis construits en partenariat étroit avec le guitariste suédois Ulf Wakenius, deux albums essentiellement constitués de compositions originales et très créatifs, "She moves on" qui vient de sortir est lui majoritairement un ensemble de reprises de chansons Folk et Rock enregistré avec des musiciens américains.
Présenté comme ça on peut se dire: Un de plus quoi!
Sur scène c'est une autre affaire la voix ample et chaude magnifierait n'importe quelle composition,
alors quand elle reprend " The Dawntreader" de Joni Mitchell pour moi c'est déjà gagné.
J'ai retenu la très belle adaptation de "Drifting"de Jimi Hendrix tout en vocalise et solo de guitare aérienne. Sur l'album c'est le très demandé Marc Ribot qui assure les partitions de guitare sur 5 morceaux mais qui ne suit pas sur la tournée, trop demandé je vous dis, il laisse la place à Clifton Hyde qui fait bien le job quand même.
Pour la chanson du folklore traditionnelle américaine "Black is the color of my true love's hair" les accompagnements sont épurés seulement la voix et très peu de chose autour. Youn Sun Nah nous dit que c'est la version de Nina Simone qui l'a inspirée et c'est très réussi.
D'autres morceaux m'en semblait cependant un peu vides, même avec tous les efforts de la chanteuse je m'y suis ennuyé je pense à " She moves" de Paul Simon ou "A sailor life" un interminable Folksong anglais.
Une grande chanteuse qui se remet en question c'est bien normal et salutaire,
espérons qu'elle gardera sa singularité et peut être trouvera t'elle un nouveau Pygmalion.
JazzMarc
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Juan Rozoff à Jazz à Vienne
Le samedi 8 juillet au Théâtre antique à Jazz à Vienne
36°C mesurés et 150°C ressentis ( oui aucune objectivité n'est requise à JRA.com);
la canicule est tombée sur le théâtre antique alors que la soirée Funk s'annonce et ne manquera pas de mettre le feu: Caramba Que calor !
Samedi soir oblige, l'amphi théâtre est plein comme un œuf d'autant plus que cette soirée "hommage à Prince" est assez fédératrice même si notre homme n'est jamais venu Vienne.
Et ça commence par Juan Rozoff surnommé le petit Prince Français.
...euh désolé mais je n'en avais jamais entendu parler, il faut dire que le Monsieur mène une carrière discrète il a 51 ans et 3 albums à son actif en 25 ans de carrière on peut parler ici d'une pression artistique ...légère !
- Costume léopard
- le groove du Prince
- la voix nasillarde du kid de Minneapolis
- l'entrée à l'américaine pour faire monter la sauce doucement
- et même le chauffeur de salle est là ( ça y est ça leur reprend: faites du bruit !)
L'illusion est éphémère mais le groove efficace.
Le groupe est cohérent, les morceaux sont tantôt en anglais tantôt en français, des compositions et de reprise du prince; il osera même" Girls and boys" l'insolent.
L'exercice pourrait tourner à la pâle copie s'il n'y avait pas l'humour et le second degré en effet Juan Rozoff tout en prouvant son professionnalisme garde beaucoup de recule sur sa performance.
Il est le plus authentique quand il chante en français sur un bon groove une chanson comme: " J'ai envie de te ..."
On peut regretter qu'il ne soit pas plus connu comme d'autres groupes français de la même génération et sur le même registre qui ont eu une notoriété fugitive comme par exemple "Peter and the electro Kitsch band" qui avait même enregistré à 20 ans dans les studios de Prince son album en 92 avec le tube très passager " Dad laisse moi conduire la Cad".
Juan Rozoff a proposé un bel hommage à Prince depuis la culture française, avec beaucoup efficacité et de sincérité.
Le public l'a bien compris et lui, a bien montré qu'il était aux anges d'être sur cette scène: "51 ans que j'attends ça!"
Merci Jazz à Vienne!
JazzMarc
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36°C mesurés et 150°C ressentis ( oui aucune objectivité n'est requise à JRA.com);
la canicule est tombée sur le théâtre antique alors que la soirée Funk s'annonce et ne manquera pas de mettre le feu: Caramba Que calor !
Samedi soir oblige, l'amphi théâtre est plein comme un œuf d'autant plus que cette soirée "hommage à Prince" est assez fédératrice même si notre homme n'est jamais venu Vienne.
Et ça commence par Juan Rozoff surnommé le petit Prince Français.
...euh désolé mais je n'en avais jamais entendu parler, il faut dire que le Monsieur mène une carrière discrète il a 51 ans et 3 albums à son actif en 25 ans de carrière on peut parler ici d'une pression artistique ...légère !
- Costume léopard
- le groove du Prince
- la voix nasillarde du kid de Minneapolis
- l'entrée à l'américaine pour faire monter la sauce doucement
- et même le chauffeur de salle est là ( ça y est ça leur reprend: faites du bruit !)
L'illusion est éphémère mais le groove efficace.
Le groupe est cohérent, les morceaux sont tantôt en anglais tantôt en français, des compositions et de reprise du prince; il osera même" Girls and boys" l'insolent.
L'exercice pourrait tourner à la pâle copie s'il n'y avait pas l'humour et le second degré en effet Juan Rozoff tout en prouvant son professionnalisme garde beaucoup de recule sur sa performance.
Il est le plus authentique quand il chante en français sur un bon groove une chanson comme: " J'ai envie de te ..."
On peut regretter qu'il ne soit pas plus connu comme d'autres groupes français de la même génération et sur le même registre qui ont eu une notoriété fugitive comme par exemple "Peter and the electro Kitsch band" qui avait même enregistré à 20 ans dans les studios de Prince son album en 92 avec le tube très passager " Dad laisse moi conduire la Cad".
Juan Rozoff a proposé un bel hommage à Prince depuis la culture française, avec beaucoup efficacité et de sincérité.
Le public l'a bien compris et lui, a bien montré qu'il était aux anges d'être sur cette scène: "51 ans que j'attends ça!"
Merci Jazz à Vienne!
JazzMarc
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Festen à Cybèle
Le Mercredi 5 juillet sur la scène de Cybèle à Jazz à Vienne
Les 4 musiciens de Festen sont pour la première fois à Jazz à Vienne pour délivrer leur jazz nerveux. Tels les "men in black" tout de noir vêtus ils entament leur concert avec "Day one" le premier morceau de leur 4ème album "Mad System" une reprise d'un thème de Hans Zimmer pour la BO de Interstellar.
Le cadre est posé c'est une musique plein d'énergie dont Maxime Fleau à la batterie est le principal pourvoyeur; son enthousiasme est communicatif et ses duos avec Jean Kapsa au piano ou Damien Fleau au saxophone se révèlent complètement jouissifs.
Le 4ème homme à la basse Olivier Degabriele complète l'ossature rythmique et renforce l'influence rock.
Une musique très cinématique annonce Damien Fléau; ils avaient déjà repris des thèmes de BO dans le précédents albums notamment le très réussi "In motion" la BO de Social Network de Trent Reznor.
La tendance se confirme ce soir avec des thèmes de la BO de "Il était une fois l'Amérique" d'Enio Morricone et un premier morceau de leur futur album qui sortira en Mai "Spartacus" qui sera organisé autour de la filmographie de Stanley Kubrick : Ambitieux non?
Ce groupe possède une vrai singularité dans leur équilibre Jazz et rock , reprises et compositions , énergie et recul créatif.
Nous espérons les revoir très vite dans le clubs de la région.
JaZZmarc
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Les 4 musiciens de Festen sont pour la première fois à Jazz à Vienne pour délivrer leur jazz nerveux. Tels les "men in black" tout de noir vêtus ils entament leur concert avec "Day one" le premier morceau de leur 4ème album "Mad System" une reprise d'un thème de Hans Zimmer pour la BO de Interstellar.
Le cadre est posé c'est une musique plein d'énergie dont Maxime Fleau à la batterie est le principal pourvoyeur; son enthousiasme est communicatif et ses duos avec Jean Kapsa au piano ou Damien Fleau au saxophone se révèlent complètement jouissifs.
Le 4ème homme à la basse Olivier Degabriele complète l'ossature rythmique et renforce l'influence rock.
Une musique très cinématique annonce Damien Fléau; ils avaient déjà repris des thèmes de BO dans le précédents albums notamment le très réussi "In motion" la BO de Social Network de Trent Reznor.
La tendance se confirme ce soir avec des thèmes de la BO de "Il était une fois l'Amérique" d'Enio Morricone et un premier morceau de leur futur album qui sortira en Mai "Spartacus" qui sera organisé autour de la filmographie de Stanley Kubrick : Ambitieux non?
Ce groupe possède une vrai singularité dans leur équilibre Jazz et rock , reprises et compositions , énergie et recul créatif.
Nous espérons les revoir très vite dans le clubs de la région.
JaZZmarc
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Anne Sila à Jazz à Vienne
Le mardi 4 Juillet au théâtre antique de Vienne.
Enfin une scène à sa mesure ! j'écrivais en décembre 2014 que la scène de la Clef de Voute était un peu étriquée pour elle, et en 2017 Anne Sila est sur la grande scène du théatre antique de Vienne.
Un peu de chemin a été parcouru depuis, sa participation à The Voice y est pour beaucoup, mais le talent devait éclore tôt ou tard.
Il y a quelques années le trio Magnétic Orchestra invitait Anne Sila , aujourd'hui c'est bien elle qui les embarque sur une scène majeures du jazz en France.
Et alors...? et alors ...?
Alors elle assure grave et elle en a encore sous ses talons.
Ces trois quart d'heures de show sont passé comme une flèche:
- Quelques standards de jazz américains ponctués de scat;
- Une délicieuse version de "demain dès l'aube" qui commence a cappella et progresse par des variantes inattendues : Un grand moment;
- L'incontournable et magnifique " Tends moi les bras"
- "l'hymne à l'amour" en version anglaise
..et puis c'est déjà fini Snif.
Effectivement elle en a encore sous les talons, j'aimerais notamment bien l'écouter chanter son album jazz en hommage à Barbara de 2011 que l'on a peu vu sur scène.
Nous espérons qu'elle n’abandonne pas le jazz qu'elle reste humble et qu'elle se présente encore sur les scènes de la région.
JazzMarc
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Enfin une scène à sa mesure ! j'écrivais en décembre 2014 que la scène de la Clef de Voute était un peu étriquée pour elle, et en 2017 Anne Sila est sur la grande scène du théatre antique de Vienne.
Un peu de chemin a été parcouru depuis, sa participation à The Voice y est pour beaucoup, mais le talent devait éclore tôt ou tard.
Il y a quelques années le trio Magnétic Orchestra invitait Anne Sila , aujourd'hui c'est bien elle qui les embarque sur une scène majeures du jazz en France.
Et alors...? et alors ...?
Alors elle assure grave et elle en a encore sous ses talons.
Ces trois quart d'heures de show sont passé comme une flèche:
- Quelques standards de jazz américains ponctués de scat;
- Une délicieuse version de "demain dès l'aube" qui commence a cappella et progresse par des variantes inattendues : Un grand moment;
- L'incontournable et magnifique " Tends moi les bras"
- "l'hymne à l'amour" en version anglaise
..et puis c'est déjà fini Snif.
Effectivement elle en a encore sous les talons, j'aimerais notamment bien l'écouter chanter son album jazz en hommage à Barbara de 2011 que l'on a peu vu sur scène.
Nous espérons qu'elle n’abandonne pas le jazz qu'elle reste humble et qu'elle se présente encore sur les scènes de la région.
JazzMarc
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Yaron Herman Trio à Vienne
Le mardi 4 juillet à Jazz à Vienne
Décidément il y a des journées où la succession de moments de joie font qu'au final, si on osait, on pourrait parler de pur bonheur !
Le soleil se coucherait doucement derrière la scène de Vienne les pierres du théâtre antique seraient encore bien chaudes,Yaron Herman ce jeune pianiste Franco-Israélien entamerait alors son concert par une douce introduction aérienne pour une mise en bouche délicate avant de dérouler avec son trio ses dernières pépites.
Pince moi pour voir !
En effet Yaron Herman présente ce soir essentiellement les titres de son dernier Album "Y" son deuxième chez " Blue Note Record ". Il reconduit surtout dans cet enregistrement son duo hyper-créatif avec le batteur Ziv Ravitz déjà présent dans le très réussi " Everyday" sorti en 2015.
Ces deux là forment un projet à eux deux, quand ils sont ensembles ils sont comme en fusion totale, un peu comme le sont Brad Mehldau et Mark Guiliana qui ont nommé leur duo du même genre "Mehliana" illustrant ainsi leur fusion.
Bastien Burger complète le trio à la basse , mais aussi au clavier électronique et aux chants, c'est lui qui assure les parties chantées par Mathieu Chédid et Hugh Coltman dans l'album en les reprenant à son compte avec beaucoup d'originalité.
Curieusement c'est la première fois que Yaron Herman est présent à Jazz à Vienne alors que c'est un habitué de Marciac, l'année dernière son concert là bas avait été largement vampirisé par Mathieu Chédid qu'il avait invité, me laissant totalement sur ma faim.
Ce soir c'est la revanche! le vrai Yaron Herman est sur scène délivrant un pur jazz plein de fantaisie , d'improvisation et d'électronique: Un jazz des temps modernes.
"Legs to run" est un morceau electro-acoustique étalon me semble t'il fait de boucles qui s’emballent propice à des envolées improvisées.
Une heure c'est court pour cet artiste créatif, lumineux et sans concession;
la lumière du jour est encore présente quand il sort de scène ...
mais il y a encore deux concerts à venir et quels concerts! qui viendront compléter la sensation du jour: Happy !
JazzMarc
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Décidément il y a des journées où la succession de moments de joie font qu'au final, si on osait, on pourrait parler de pur bonheur !
Le soleil se coucherait doucement derrière la scène de Vienne les pierres du théâtre antique seraient encore bien chaudes,Yaron Herman ce jeune pianiste Franco-Israélien entamerait alors son concert par une douce introduction aérienne pour une mise en bouche délicate avant de dérouler avec son trio ses dernières pépites.
Pince moi pour voir !
En effet Yaron Herman présente ce soir essentiellement les titres de son dernier Album "Y" son deuxième chez " Blue Note Record ". Il reconduit surtout dans cet enregistrement son duo hyper-créatif avec le batteur Ziv Ravitz déjà présent dans le très réussi " Everyday" sorti en 2015.
Ces deux là forment un projet à eux deux, quand ils sont ensembles ils sont comme en fusion totale, un peu comme le sont Brad Mehldau et Mark Guiliana qui ont nommé leur duo du même genre "Mehliana" illustrant ainsi leur fusion.
Bastien Burger complète le trio à la basse , mais aussi au clavier électronique et aux chants, c'est lui qui assure les parties chantées par Mathieu Chédid et Hugh Coltman dans l'album en les reprenant à son compte avec beaucoup d'originalité.
Curieusement c'est la première fois que Yaron Herman est présent à Jazz à Vienne alors que c'est un habitué de Marciac, l'année dernière son concert là bas avait été largement vampirisé par Mathieu Chédid qu'il avait invité, me laissant totalement sur ma faim.
Ce soir c'est la revanche! le vrai Yaron Herman est sur scène délivrant un pur jazz plein de fantaisie , d'improvisation et d'électronique: Un jazz des temps modernes.
"Legs to run" est un morceau electro-acoustique étalon me semble t'il fait de boucles qui s’emballent propice à des envolées improvisées.
Une heure c'est court pour cet artiste créatif, lumineux et sans concession;
la lumière du jour est encore présente quand il sort de scène ...
mais il y a encore deux concerts à venir et quels concerts! qui viendront compléter la sensation du jour: Happy !
JazzMarc
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jeudi 22 juin 2017
Fête de la musique ? Non ! Fête du bruit
21 juin 2017 à Lyon
Fête de la musique. Exceptionnellement, je fais une sortie sur mon quartier, la Croix-Rousse. Déception. Les musiques proposées ne sont pas toutes de qualité: pour certains bars, un type devant sa sono qui reprend en play-back quelques tubes, c'est de la musique !
Autour de la place de la Croix-Rousse, trois batucadas (pas moins) font trembler les murs dans un périmètre de 200 mètres de côté. Je redescends le boulevard: voilà deux orchestres de rock qui empiètent l'un sur l'autre, séparés par un DJ qui fait tourner ses platines !
Un peu plus bas, au bar des 7 marches, une fille seule avec une guitare met tout son coeur à chanter. Mais elle est bien seule.
Encore plus loin, un autre groupe reprend des succès du répertoire français: "Amsterdam"de Brel," Emmenez-moi" d'Aznavour, etc. Au moins, le public participe.
J'avance encore. Rue Chazière, dans le parc, un chanteur de reggae sur une sono fait danser des badauds. Les basses font vibrer les arbres.
C'est ça, la fête de la musique ? Fête de la cacophonie plutôt. Quand est-ce qu'un vrai mélomane prendra la direction de l'opération, exigera que seuls des musiciens soient autorisés à participer, fixera des distances raisonnables entre les groupes pour qu'on puisse les entendre vraiment ? A qui profite cette anarchie ? Le but est-il de faire entendre de la bonne musique ou de vendre des litres de bière et de coca ?
J'en ai marre. Je rentre chez moi et je me mets un disque, un vinyle, un bon : Chet Baker "Alone together". Voilà de la musique !
JazzBOF ( je le revendique) from X Rousse
Fête de la musique. Exceptionnellement, je fais une sortie sur mon quartier, la Croix-Rousse. Déception. Les musiques proposées ne sont pas toutes de qualité: pour certains bars, un type devant sa sono qui reprend en play-back quelques tubes, c'est de la musique !
Autour de la place de la Croix-Rousse, trois batucadas (pas moins) font trembler les murs dans un périmètre de 200 mètres de côté. Je redescends le boulevard: voilà deux orchestres de rock qui empiètent l'un sur l'autre, séparés par un DJ qui fait tourner ses platines !
Un peu plus bas, au bar des 7 marches, une fille seule avec une guitare met tout son coeur à chanter. Mais elle est bien seule.
Encore plus loin, un autre groupe reprend des succès du répertoire français: "Amsterdam"de Brel," Emmenez-moi" d'Aznavour, etc. Au moins, le public participe.
J'avance encore. Rue Chazière, dans le parc, un chanteur de reggae sur une sono fait danser des badauds. Les basses font vibrer les arbres.
C'est ça, la fête de la musique ? Fête de la cacophonie plutôt. Quand est-ce qu'un vrai mélomane prendra la direction de l'opération, exigera que seuls des musiciens soient autorisés à participer, fixera des distances raisonnables entre les groupes pour qu'on puisse les entendre vraiment ? A qui profite cette anarchie ? Le but est-il de faire entendre de la bonne musique ou de vendre des litres de bière et de coca ?
J'en ai marre. Je rentre chez moi et je me mets un disque, un vinyle, un bon : Chet Baker "Alone together". Voilà de la musique !
JazzBOF ( je le revendique) from X Rousse
samedi 27 mai 2017
Cyril Mokaïesh et Giovani Mirabassi : Naufragés
L' écorché vif et le jazzman;
Cyril Mokaïesh ce chanteur atypique, accroché au réel, qui chante "utile", toujours prêt à lever le poing (le gauche de préférence) pour défendre des idées ou luter contre des injustices;
quand il ne brandi pas le drapeau ( rouge plutôt) aime à partager les mots et les mélodies d'autres écorchés de la vie qui sont passés à côtés des spot-lights.
Pour ce projet il a trouver un autre poète, du jazz celui ci, un pianiste subtil et délicat, Giovani Mirabassi, amoureux lui aussi de ces "naufragés" de la chanson française, artistes "à cœur ouvert"que la vie n'a pas toujours épargné et qui n'ont pas toujours trouvé le succès qu'ils méritaient.
J'ai découvert cet album sorti en 2015 récemment, et je suis resté un peu coincé quelques temps, à écouter d'abord les textes portés par Mokaïesh comme ses propres bébés, à réécouter ensuite uniquement pour les vagabondages inspirés du pianiste et puis à réécouter encore ...pour rien, juste pour rester en bonne compagnie.
Alors puisque le plaisir est plus grand lorsqu'il est partagé : Voilà je partage avec vous!
Parmi les naufragés retenus on trouve des types que j'adorais déjà:
- Pierre Vassiliu dans un registre qu'on lui connait peu: "Parler aux anges"
- Mano Solo avec le magnifique : " Les enfants rouges"
"Adieu beauté je saigne encore de ma bêtise
Et j'ai beau essorer mon âme
Qu'il en coule toujours le jus de nos méprises"
- l'émouvant Phillippe Léotard : " Poor lonesone piéton"
et d'autres que j'ai découvert
- Jacques Debroncart : " écoutez, vous ne m'écoutez pas"
"D'abord écoutez moi.
D'après vous, est-ce que c'était mieux avant, il y a trois siècles, ou quatre, quand on savait vivre et se battre ?
Quand on avait pas tué Dieu."
- Bernard Dimet : "Chanson pour terminer"
"...avant d'aller sauter, bon dieu, par ma fenêtre,
pour aller jusqu'au bout des risques du métier"
Cyril Mokaïesha a sorti récemment un nouvel album de compositions cette fois "Clôture", toujours au bord du chaos, il l'a présenté déjà au radiant le 8 avril en petit comité; c'était bon!
vous avez une deuxième chance aux nuits de Fourvière le 25 juillet.
"...j'ai grave besoin de dessiner un mouton! " Cyril M.
JazzMarc Maux
Pour l'écouter sur Deezer
http://www.deezer.com/album/11150738?utm_source=deezer&utm_content=album-11150738&utm_term=1812449_1495903261&utm_medium=web
Cyril Mokaïesh ce chanteur atypique, accroché au réel, qui chante "utile", toujours prêt à lever le poing (le gauche de préférence) pour défendre des idées ou luter contre des injustices;
quand il ne brandi pas le drapeau ( rouge plutôt) aime à partager les mots et les mélodies d'autres écorchés de la vie qui sont passés à côtés des spot-lights.
Pour ce projet il a trouver un autre poète, du jazz celui ci, un pianiste subtil et délicat, Giovani Mirabassi, amoureux lui aussi de ces "naufragés" de la chanson française, artistes "à cœur ouvert"que la vie n'a pas toujours épargné et qui n'ont pas toujours trouvé le succès qu'ils méritaient.
J'ai découvert cet album sorti en 2015 récemment, et je suis resté un peu coincé quelques temps, à écouter d'abord les textes portés par Mokaïesh comme ses propres bébés, à réécouter ensuite uniquement pour les vagabondages inspirés du pianiste et puis à réécouter encore ...pour rien, juste pour rester en bonne compagnie.
Alors puisque le plaisir est plus grand lorsqu'il est partagé : Voilà je partage avec vous!
Parmi les naufragés retenus on trouve des types que j'adorais déjà:
- Pierre Vassiliu dans un registre qu'on lui connait peu: "Parler aux anges"
- Mano Solo avec le magnifique : " Les enfants rouges"
"Adieu beauté je saigne encore de ma bêtise
Et j'ai beau essorer mon âme
Qu'il en coule toujours le jus de nos méprises"
- l'émouvant Phillippe Léotard : " Poor lonesone piéton"
et d'autres que j'ai découvert
- Jacques Debroncart : " écoutez, vous ne m'écoutez pas"
"D'abord écoutez moi.
D'après vous, est-ce que c'était mieux avant, il y a trois siècles, ou quatre, quand on savait vivre et se battre ?
Quand on avait pas tué Dieu."
- Bernard Dimet : "Chanson pour terminer"
"...avant d'aller sauter, bon dieu, par ma fenêtre,
pour aller jusqu'au bout des risques du métier"
Cyril Mokaïesha a sorti récemment un nouvel album de compositions cette fois "Clôture", toujours au bord du chaos, il l'a présenté déjà au radiant le 8 avril en petit comité; c'était bon!
vous avez une deuxième chance aux nuits de Fourvière le 25 juillet.
"...j'ai grave besoin de dessiner un mouton! " Cyril M.
JazzMarc Maux
Pour l'écouter sur Deezer
http://www.deezer.com/album/11150738?utm_source=deezer&utm_content=album-11150738&utm_term=1812449_1495903261&utm_medium=web
vendredi 26 mai 2017
Pierre de Bethmann à l'amphi ou Clémentine Vacher
Samedi 12 mai à la clef de Voute
et Jeudi 18 mai à l'Amphi Jazz
Le passage de l'excellent Pierre de Bethmann en quartet à l'amphi fut l'occasion hier de faire une comparaison avec un petit club privé local, je veux bien sûr parler de la Clef de Voûte où j'avais passé la soirée de samedi dernier à écouter une chanteuse , locale elle aussi, Clémentine Vacher et son Ella Quintet.
Le répertoire était dans les deux cas constitué de standards. Bien entendu la virtuosité des musiciens faisait pencher la balance du côté de l'amphi.
Mais l'ambiance dans la salle était nettement plus froide sous l'opéra que dans la cave voûtée de la place Chardonnet.
Question de moyenne d'âge du public ? Sans doute.
De chaleur soporifique ? Peut-être aussi.
De cadre ?
Notre pianiste préféré insista sur l'historicité du lieu pour le jazz (
il est vrai que la première fois que je l'avais vu, c'était en sideman
de Stéphane Huchard en 2003, quatorze ans déjà !), il y enregistra une
session live de la reformation du groupe mythique Prysm, il y revint en
différents équipages (entre autres les frères Moutin) et hier, il
rassemblait Sylvain Romano à la contrebasse,Tony Rabeson à la batterie
et Mark Turner au sax.
Du beau monde, reprenant entre autres Miles Davis, John Coltrane ou Wayne Shorter ! Mais d'où venait alors cette langueur monotone...
Jazzbôf from Red Cros
et Jeudi 18 mai à l'Amphi Jazz
Le passage de l'excellent Pierre de Bethmann en quartet à l'amphi fut l'occasion hier de faire une comparaison avec un petit club privé local, je veux bien sûr parler de la Clef de Voûte où j'avais passé la soirée de samedi dernier à écouter une chanteuse , locale elle aussi, Clémentine Vacher et son Ella Quintet.
Le répertoire était dans les deux cas constitué de standards. Bien entendu la virtuosité des musiciens faisait pencher la balance du côté de l'amphi.
Mais l'ambiance dans la salle était nettement plus froide sous l'opéra que dans la cave voûtée de la place Chardonnet.
Question de moyenne d'âge du public ? Sans doute.
De chaleur soporifique ? Peut-être aussi.
De cadre ?
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| Clémentine Vacher |
Du beau monde, reprenant entre autres Miles Davis, John Coltrane ou Wayne Shorter ! Mais d'où venait alors cette langueur monotone...
Jazzbôf from Red Cros
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