Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mardi 14 avril 2020

L'ultime achat: Carla Bley - La vie continue !

Une semaine avant le début du confinement, j'ai acquis à la FNAC un CD de jazz de Carla Bley. La critique qui en avait été faite par jazzmag m'avait alléché. Je l'ai écouté le soir même et le lendemain. Puis je l'ai posé dans un coin et je l'ai oublié.

 Et puis a commencé cette culbute du monde qui nous a conduit là où nous sommes: confinés depuis bientôt quatre semaines face à un ennemi invisible mais meurtrier, le covid 19. J'ai donc eu le temps de réécouter ce disque. Et ce qui est formidable, c'est qu'il était prophétique. Jean-François Mondot, le critique du magazine cité ci-dessus,avait remarqué le premier mouvement de la deuxième suite du disque intitulée Beautiful Telephones, "duo entre Steve Swallow(basse) et Carla Bley (piano) qui déchire le coeur. Une sorte d'angoisse à deux voix s'y exprime..." Il a raison,Jean-François, ce morceau est poignant. Le critique parle même de "noir désespoir"."Ensuite,peu à peu,la sortie du tunnel"( deuxième et troisième mouvements).N'est-ce pas ce que nous vivons en ce moment ? Ou tout au moins ce que nous espérons de tout coeur vivre le plus tôt possible.

 Hasard ou nécessité, le morceau qui entame ce CD est un blues dépouillé, entamé par Carla et Steve et magnifiée par Andy Sheppard ,entre nous,un fameux saxophoniste que nous avions découvert, J.C.Jazzbôf et moi, à l'amphijazz quand cette salle faisait honneur à son nom .Quant à Carla Bley, j'ai souvenir de l'avoir vue jouer à Vienne, assis sur les gradins (quand reviendra-t-il le temps des festivals ?)

 Bref ! Voilà une sensation que ne m'avait pas encore fait découvrir le jazz: la prescience. Quand on vous dit que la musique est d'essence pour le moins divine...

                                                                François Jazzbôf

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