Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mercredi 10 juillet 2019

Le jazz dans la peau: Milt Buckner et Jo Jones

 C'est resté gravé dans ma mémoire : un concert fabuleux qu'avait vu mon père au début des années 70, salle Rameau je crois.
Je peux me tromper sur le lieu, mais pas sur les musiciens: Milt Buckner, le brillant organiste , et Jo Jones, le prince des batteurs.

Il me l'avait si bien raconté,le paternel, que je m'y voyais. Milt Buckner, rondouillard mais agile, improvisant sur les claviers de son orgue Hammond, et Jo Jones droit comme un i, hiératique (l'anti-batteur des Muppets show !) mais dégageant un son d'enfer avec sa caisse claire et ses cymbales.

Deux musiciens qui avaient accompagné les plus grands ( Lionel Hampton pour Milt, Count Basie et Duke Ellington pour Jo ).
Et mon père était encore vibrant du swing de ce concert magique. Faut dire qu'il était un aficionado des organistes de jazz, comme Lou Bennett et surtout Jimmy Smith.


C'est à cette mamelle que j'avais été nourri toute mon enfance, et à Ray Charles aussi. Alors là, retrouver réédité sous la forme de 4 CD tous les enregistrements de "Buck and Jo" (titre du coffret), c'était trop ! J'ai craqué et je me régale à écouter "I found a new chapeau" (quel solo de batterie !) ou "Flying home" ( quelle virtuosité à l'orgue !), ou ,plus discret, "Jo's brushes".
Le pied je vous dis !


Et je repense à mon père ...

                                            François Jazzbôf

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