Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


mardi 8 novembre 2016

Lettre à Macha Gharibian après "Trans Extended"

C'était un soir au club,
un soir d'octobre 2013, c'était au Hot club d'ailleurs, où j'avais décidé d'y passer une tête.
Oui c'est ce soir là où je vous ai vu et entendu pour la première fois Macha Gharibian, vous présentiez alors votre premier album " Mars" et sous le charme je fus rapidement ce soir là en pensant déjà à la belle histoire à venir. (voir ici)
Sous le charme je suis aujourd'hui à l’écoute de votre deuxième opus "Trans Extended" avec lequel vous transformez cet excellent premier essai que fut "Mars"

J'ai entendu que "Trans" est un préfixe que vous aimez beaucoup; il colle effectivement à l'ADN de votre musique qui se veut transverse. Elle est fondée sur de fortes racines arméniennes , une formation initiale à la musique classique, l'amour du jazz et une ouverture au monde. Elle vient d'Erevan, de New York en passant par Paris...alors forcément votre musique nous transporte.

En vous écoutant bien sûr je pense au Jazz oriental de Tigran Hamassian de Aziza Mustafa Zadeh voir même de Avishai Cohen, on pourrait être en moins bonne compagnie, cependant la concrétisation de votre vision de la fusion tradition/pop/jazz/classique vous est toute personnelle.       
Votre nouveau projet est fort ambitieux, Macha, vous permettez que je vous appelle Macha ! le premier cercle de musiciens autour de vous au début s'est élargi; on entend désormais des instruments à vent Saxophone, trombone, clarinette et même un Kaval (une flute traditionnelle venue des Balkans), un deuxième batteur a même été intégré, c'est ce qu'on appelle se donner les moyens de ses ambitions.  
L'album "Trans Extended" s'ouvre sur "I who have nothing", d'abord un piano et une voix, la votre, tout en lenteur avec un léger écho, puis entrent les nappes de guitare atmosphériques de David Potaux-Razel, la basse est déjà là quand le trombone s'en mêle et enfin le saxophone pour un majestueux final. Le voyage Trans-musical a commencé!  
Suivra "M train" un instrumental accompagné de quelques vocalises d'où s’envolera un solo remarquable au saxophone soprano d'Alexandra Grimal
Des climats forts différents s'enchaînent ensuite avec une étonnante cohérence. 
Après avoir cru entendre  la guitare de David Gilmour dans "There was a child";
il semble que nous soyons invités à un mariage dans les Balkans avec "Saskatchewan" puis nous filons au club  pour "Mount Kuruma" entre musique de chambre et club de jazz around midnigth....

Votre musique invite au partage Macha !

Un aveu Macha : je crois que je  suis amoureux ...de votre musique. 

JaZZmarc

Sur jazz-rhone-Alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine 

Macha Gharibian : Piano, Fender Rhodes,Wurlitzer et Vocal /  David Potaux-Razel : Guitare / Théo Girard : Contrebasse / Fabrice Moreau : Batterie / Alexandra Grimal : Saxophones Soprano et Tenor , Vocals / Matthias Mahler : Trombone/  Dré Pallemaerts : Batterie, Kanjira / Tosha Vukmirovic : Kaval, Clarinette, Saxophone



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