Le 21 Mars A Vaulx Jazz
Un saxophone et un accordéon sur scène... Seulement ?
C'est un duo rare que Vincent Peirani à l'accordéon et Emile Parisien au saxophone soprano ont décidé de mettre au point.
Ce sont deux virtuoses maintes fois reconnus par leur pairs qui ont mis déjà leur talent respectif au service de nombreuses personnalités du Jazz international.
Parmi leur nombreux projets personnels ils en ont un en commun celui du quartet de Daniel Humair. Aussi ils se connaissent fort bien et même si ce duo était encore inédit sur scène à ce jour leur conversation fusionnelle est impressionnante.
Vincent Peirani a joué avec Michel Portal notamment, et nous aurions pu l'applaudir au récent concert de Youn Sun Nah puisque c'est lui qui donne sa pulsation vitale dans le dernier album de la chanteuse : Lento (voir ici)
A son talent de musicien s'ajoute une esthétique de l'accordéoniste sur scène; les deux musiciens ont une gestuelle très esthétisante, mais ce soufflet qui s'ouvre et se referme tel la roue du paon : c'est particulièrement beau. Incontestablement Vincent Peirani représente un des renouveaux de l'accordéon jazz . Quel vitalité ce jazz français !
Emile Parisien Lauréat du Prix Django Reinhardt 2012 a été récemment aux côtés de pianistes comme Yaron Hermann ou Jacky Terrasson, sa virtuosité associée a un entêtement du respect de la mélodie et de l'harmonie en fait un partenaire hors pair.
Au menu ce soir des compositions des deux artistes, propices aux voyages. C'est comme s'ils nous proposaient les bandes originales de films inédits; une ritournelle qui aurait pu accompagner Amélie Poulain dans ses péripéties; une valse qui aurait pu faire danser les invités d'un mariage champêtre pendant un "été meurtrier"; une musique aux accents tzigane qu'Emir Kusturica n'aurait pas renié pour bercer "le temps des gitans".
Deux instruments seulement sur scène, mais des tonnes de possibilités, le saxophone peut percuter, l'accordéon peut assurer la rythmique ou la participation d'un séquenceur; et tous les deux nous entrainent vers des voyages enchantés avec leur solos enivrants.
Deux instruments seulement mais un monde offert à nos oreilles.
En fin de concert nous entendrons une reprise de Thelonious Monk " I mean you" et une pièce classique de Robert Schumann - Un monde je vous dis !
JaZZmarc
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lundi 25 mars 2013
samedi 23 mars 2013
The place beyond the pines: Sprinsteen et Cianfrance
Il y a longtemps que je n'avais pris autant de plaisir à réécouter "Dancer in the dark" du boss . C'était sur une scène de braquage, dans un film noir à souhait de Derek Cianfrance, qui vient de sortir sur les écrans.
Cianfrance est capable comme Hitchcock de faire mourir sa vedette (Ryan Gosling) au bout de cinquante minutes d'un film qui dure deux heures. La caméra revient deux fois sur le corps désarticulé du "bandit" comme si elle ne croyait pas ce qui vient d'arriver.
De plus Cianfrance mélange les genres en les enchainant, passant d'un film de braqueurs à une dénonciation de la corruption policière, puis n'hésitant pas à faire une ellipse de quinze ans pour évoquer un secret de famille et la quête d'une identité.
Ce faisant il maintient notre attention en éveil et nous surprend à chaque tournant de l'histoire.Mike Patton, chanteur du groupe hard "Faith no more",en soutient musicalement le rythme .
Certains trouveront peut-être qu'il abuse des gros plans, mais a-t-on vu filmer la poursuite d'une moto par une voiture de police avec autant de virtuosité ? Et dans un cimetière en plus, ce qui est prémonitoire.
Le casting est parfait : Bradley Cooper et Ray Liotta sont à leur place. Quant à Eva Mendes, qui a tourné avec James Gray, elle n'a pas accepté son rôle à la légère: elle avait sûrement deviné, en lisant le scénario, que "The place beyond the pines" deviendrait un classique.
François Filmbôf
jeudi 21 mars 2013
Jazz à Vienne 2013: le Programme
Il est là le programme :
Du jazz ... mais pas que, même Neil le toujours Jeune sera de la fête.
et maintenant jasons sur le programme avant de jazzer cette été.
Pour voir le programme plus nettement cliquez sur l'affiche
JaZZmarclundi 18 mars 2013
Youn Sun Nah : A Vaulx Jazz
Jeudi 14 Mars A Vaulx Jazz,
Grande soirée pour une grande dame du jazz vocal désormais: Youn Sun Nah
La critique est unanime à son sujet, elle croule déjà sous les prix et distinctions en tout genre, aussi je vais donc ajouter ma contribution à cette avalanche de louanges.
D'origine coréenne cette artiste a vraiment éclatée avec ces trois derniers albums, depuis qu'elle a rencontré son mentor le guitariste suédois Ulf Wakenius.
Ce soir ils ne sont que tous les deux sur scène, mais avec tant de talents concentrés le public ne peut qu'être comblé. Ces deux là ont déjà pas mal sillonnés les scènes d'Europe, d'Asie et d'Amérique du nord,et leur complicité est palpable.
Ce concert à "A Vaulx Jazz" est la première date d'une longue nouvelle tournée destinée à présenter le dernier album de Youn Sun Nah : Lento. ( meilleure vente de jazz du moment et dixième toutes catégories confondues).
Cet album vient tout juste de sortir, il a été enregistré en une seule prise avec quelques autres musiciens d'exception Lars Danielsson à la contrebasse, Vincent Peirani à l'accordéon et Xavier Dessandre-Navarre aux percussions.
Il me semble qu'avec ce nouvel opus Youn Sun Nah prend une autre dimension, elle prend plus d'assurance et se révèle à son public et à elle même. A elle même aussi, car dans les interviews qu'elle donne elle est tellement pétrie d'humilité qu'elle semble ne pas se rendre compte complètement de l'effet qu'elle produit.
Quand elle ne chante pas, elle est toute timide, toute fragile, d'aucuns diraient qu'elle minaude, mais dès qu'elle se met à chanter alors là, elle est une autre, toute en nuances, tantôt en douceur et tantôt toute en puissance contrôlée.
Le concert fait la part belle aux compostions du dernier album écrites pour certaines par la chanteuse elle même et pour d'autres par ses musiciens; beaucoup n'avaient jamais été interprétées sur scène.
Pour les plus marquantes on retiendra par exemple une composition de Ulf Wakenius "Momento magico", qui porte bien son nom, et qui nous laisse, nous, sur le cul après la démonstration de scat de la dame qui nous a fait passer par tous les coins du ring et par toutes les émotions, d'un seul jet sans respiration ou si peu. Wouff !!
"Lament" est aussi une très belle composition de Youn Sun Nah qui illustre son changement de registre , elle prend une voix plus grave, et elle monte en puissance tout doucement en scandant des " I 'm not ready to..."
She is not ready to give up : Alors tant mieux !
Comme dans tous ses albums, figure dans "lento" un chant traditionnel Coréen particulièrement envoutant celui là "Arirang" qu'elle nous interprète ce soir avec beaucoup d'émotion, et on se dit qu'on n'a bien des choses à partager avec tous les peuples du monde, et que la musique est certainement le meilleur vecteur de partage.
Si tous les obscurantistes se mettaient à aimer la musique alors le monde en serait apaisé...mais je m'égare.
On a entendu et vu, aussi un exercice de style particulièrement surprenant, Youn Sun Nah imitant de Tom Waits avec "Jockey full of bourbon" il fallait oser.
Lors du premier rappel, elle fait plaisir à son public français en interprétant un des monuments de la chanson française et de bien belle manière: "Avec le temps". Et les silences c'est aussi de l'art.
"Ouais, encore un chroniqueur qui est sous le charme, et qui a perdu son impartialité !"
OK j'avoue, et je signe
JaZZmarc
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Grande soirée pour une grande dame du jazz vocal désormais: Youn Sun Nah
La critique est unanime à son sujet, elle croule déjà sous les prix et distinctions en tout genre, aussi je vais donc ajouter ma contribution à cette avalanche de louanges.
D'origine coréenne cette artiste a vraiment éclatée avec ces trois derniers albums, depuis qu'elle a rencontré son mentor le guitariste suédois Ulf Wakenius.
Ce soir ils ne sont que tous les deux sur scène, mais avec tant de talents concentrés le public ne peut qu'être comblé. Ces deux là ont déjà pas mal sillonnés les scènes d'Europe, d'Asie et d'Amérique du nord,et leur complicité est palpable.
Ce concert à "A Vaulx Jazz" est la première date d'une longue nouvelle tournée destinée à présenter le dernier album de Youn Sun Nah : Lento. ( meilleure vente de jazz du moment et dixième toutes catégories confondues).
Cet album vient tout juste de sortir, il a été enregistré en une seule prise avec quelques autres musiciens d'exception Lars Danielsson à la contrebasse, Vincent Peirani à l'accordéon et Xavier Dessandre-Navarre aux percussions.
Il me semble qu'avec ce nouvel opus Youn Sun Nah prend une autre dimension, elle prend plus d'assurance et se révèle à son public et à elle même. A elle même aussi, car dans les interviews qu'elle donne elle est tellement pétrie d'humilité qu'elle semble ne pas se rendre compte complètement de l'effet qu'elle produit.
Quand elle ne chante pas, elle est toute timide, toute fragile, d'aucuns diraient qu'elle minaude, mais dès qu'elle se met à chanter alors là, elle est une autre, toute en nuances, tantôt en douceur et tantôt toute en puissance contrôlée.
Le concert fait la part belle aux compostions du dernier album écrites pour certaines par la chanteuse elle même et pour d'autres par ses musiciens; beaucoup n'avaient jamais été interprétées sur scène.
Pour les plus marquantes on retiendra par exemple une composition de Ulf Wakenius "Momento magico", qui porte bien son nom, et qui nous laisse, nous, sur le cul après la démonstration de scat de la dame qui nous a fait passer par tous les coins du ring et par toutes les émotions, d'un seul jet sans respiration ou si peu. Wouff !!
"Lament" est aussi une très belle composition de Youn Sun Nah qui illustre son changement de registre , elle prend une voix plus grave, et elle monte en puissance tout doucement en scandant des " I 'm not ready to..."
She is not ready to give up : Alors tant mieux !
Comme dans tous ses albums, figure dans "lento" un chant traditionnel Coréen particulièrement envoutant celui là "Arirang" qu'elle nous interprète ce soir avec beaucoup d'émotion, et on se dit qu'on n'a bien des choses à partager avec tous les peuples du monde, et que la musique est certainement le meilleur vecteur de partage.
Si tous les obscurantistes se mettaient à aimer la musique alors le monde en serait apaisé...mais je m'égare.
On a entendu et vu, aussi un exercice de style particulièrement surprenant, Youn Sun Nah imitant de Tom Waits avec "Jockey full of bourbon" il fallait oser.
Lors du premier rappel, elle fait plaisir à son public français en interprétant un des monuments de la chanson française et de bien belle manière: "Avec le temps". Et les silences c'est aussi de l'art.
"Ouais, encore un chroniqueur qui est sous le charme, et qui a perdu son impartialité !"
OK j'avoue, et je signe
JaZZmarc
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dimanche 10 mars 2013
Alvin Lee : Dans mon panthéon personnel.
j'ai appris ce matin la mort du troisième musicien de mon panthéon
personnel: après Rory Gallagher (mon n°1) , puis Lee Brilleaux (mon
n°2), voilà qu'Alvin Lee est parti rejoindre Hendrix , Morrisson ,
Lennon et les autres.
Alvin Lee était le guitariste de Ten Years After, l'auteur du fabuleux solo sur "I'm going home" à Woodstock, le premier morceau que j'ai personnellement enregistré, à l'époque avec un magnétophone à bandes sans prise directe.Alvin Lee a enregistré au moins deux live excellents avec TYA ("Recorded live" et "Live at the Fillmore East"). Il a commis aussi de trés bons disques solos, le premier intitulé "In flight" en 1974, péchu et en public. Je le suivais, de loin en loin, ayant récemment acquis son dernier CD, "Still on the road to freedom",qui rappelait un disque célèbre qu'il avait fait avec Mylon Lefevre il y a quarante ans et que j'écoute encore en vynil. Alors aujourd'hui je suis
triste et la guitare d'Alvin pleure sur ma chaîne stéréo.
François Oldfanbôf
Alvin Lee était le guitariste de Ten Years After, l'auteur du fabuleux solo sur "I'm going home" à Woodstock, le premier morceau que j'ai personnellement enregistré, à l'époque avec un magnétophone à bandes sans prise directe.Alvin Lee a enregistré au moins deux live excellents avec TYA ("Recorded live" et "Live at the Fillmore East"). Il a commis aussi de trés bons disques solos, le premier intitulé "In flight" en 1974, péchu et en public. Je le suivais, de loin en loin, ayant récemment acquis son dernier CD, "Still on the road to freedom",qui rappelait un disque célèbre qu'il avait fait avec Mylon Lefevre il y a quarante ans et que j'écoute encore en vynil. Alors aujourd'hui je suis
triste et la guitare d'Alvin pleure sur ma chaîne stéréo.
François Oldfanbôf
lundi 4 mars 2013
FESTEN: Family Tree
Le quartet Festen, dès la fin 2011, nous avait présenté sur les scènes de la région quelques morceaux qui devaient constituer la matière de leur deuxième album ( voir ici) et enfin il est là : Family Tree.
Et la promesse entrevue sur scène est bien au rendez vous.
Festen est un groupe compact, qui livre un jazz moderne, nerveux, pétri par les musiques actuelles qu'elles soient rock ou electro.
Il s'est fait attendre mais au final la production de l'album y est léchée et les morceaux complètement aboutis après les avoir perfectionnés au fil des concerts.
- 9 plages dont 2 reprises constituent la dernière livraison:
"Slowless" le premier morceau donne le tempo, des lenteurs il y en aura mais nous avons à faire plutôt à une musique pêchue où la cohésion des musiciens est palpable.
Pour "Alone with the driver" que nous avions déjà entendu sur scène en instrumental uniquement, la chanteuse Alison Galea a écrit des textes et a posé sa voix pour l'enregistrement studio, au final c'est une chanson habitée, bien ficelée qui n'empêche pas les belles envolées du piano de Jean Kapsa.
Pour les reprises il s'agit de "All Apologies" de Nirvana et "In motion" un morceau électro de Trent Reznor. Je trouve ce dernier particulièrement réussi, avec l'introduction de sons électroniques et une montée en puissance vers l'apothéose en forme d'improvisation déjantée du pianiste.
C'est une direction de leur musique que je trouve très prometteuse.
On n'est loin du jazz académique, mais c'est bien ce qui fait que le jazz est une musique toujours bien vivante, car elle s’enrichit de tous les métissages.
La musique de Festen est sur une branche de cet immense arbre généalogique de l'histoire de la musique ("Family tree") où on aura trouvé avant : John Lennon, Mozart, Eric Clapton, Gainsgbourg, Miles Davis, EST...et bien d'autres
"Family tree" est sorti le 18 février au format digital sur toutes les plateformes habituelles (Qobuz, Amazon, Deezer, MusicMe, iTunes…), mais ne sera distribué en album physique (Amazon et Fnac) qu'autour du 8 mai 2013
Damien Fleau (saxophone), Jean Kapsa (piano), Oliver Degabriele (double bass), Maxime Fleau (drums), Alison Galea (voice) on "Alone With The Driver".
JaZZmarc
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lundi 25 février 2013
Baptiste Trotignon et Jeanne Added : Au théatre de Vienne
Le mardi 19 février au Théâtre de Vienne.
Il fait froid dans les rues de Vienne et les rares piétons que je croise, en allant au théâtre, sont pressés de rentrer retrouver une température plus clémente.
Nous sommes bien loin des chaleurs estivales, et des foules joyeuses et oisives qui trainent dans les rues de la ville aux sons des orchestres de tout poil pendant le Festival d'été.
Bon nous sommes en février et c'est quand même Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan le directeur du festival nous le confirme, en préambule du concert du soir, la volonté du festival est de proposer désormais des rendez-vous jazz tout au long de l'année en collaboration notamment avec le théâtre de Vienne.
Vienne LA ville du jazz dans la région ça nous va très bien: Heureuse initiative Messieurs, surtout si vous nous proposez des plateaux comme ce soir.
En effet à l'affiche le pianiste français surdoué Baptiste Trotignon qui invite Jeanne Added chanteuse montante parmi la nouvelle génération du jazz vocal.
La promesse de ce concert était excitante, Baptiste Trotignon ayant sorti en fin d'année dernière un album flamboyant "Song, song, song" dont nous avons déjà parlé ici. Il a réunis pour ce projet en forme d'hommage à la chanson, française en particulier, des voix tel que celle de Christophe Miossec, de Mélody Gardot ou de Jeanne Added justement, présente sur 3 chansons de l'album.
Mais les artistes les vrais ont plus d'un tour dans leur sac et ils nous amènent là où il veulent, là où on ne les attend pas forcément.
Et ça commence en trio jazz pur sucre, avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Dré Pallemaerts à la batterie (un batteur qui suit ses partitions j'avais encore jamais vu) et deux nouvelles compositions très animées pleines de notes bleues, où déjà Baptiste Trotignon vocalise avec assurance. Tout va déjà très bien donc, c'est alors que Jeanne Added fait son entrée avec un morceau qui sent les champs de coton sous un soleil torride, ça suinte le blues rocailleux :"Dazed and Confuse" reprise de Led Zeppelin où l'interprétation fait plus penser à Janis Joplin qu'à Robert Plant. En voilà une gifle en guise d'entame de concert.
Jeanne Added est une artiste exigeante, elle est concentrée, ne sourit pas beaucoup mais prend tous les risques sur scène, elle attaque chaque chanson comme un défit qu'elle transforme haut la main.
Du dernier album, le groupe reprend les deux compositions interprétées à l'origine par Jeanne Added "Awake" et "End of the gig" avec de très belles digressions en forme d'improvisations qui font tout l'intérêt de venir en concert. Ils abordent, bien heureusement, le morceau phare du CD ( dixit le compositeur) " Gone", j'adore ce titre, elle (ou il) est peut être parti mais ça donne une musique enlevée, légère, aérienne, un hymne à la renaissance.
Mais l'artiste ne se contente pas d'interpréter des œuvres déjà publiées; comme si nous étions dans son atelier il nous sort de toutes nouvelles créations de derrières les fagots comme s'il nous disait " tient et puis j'ai ça aussi..." Nous voilà rassurés, l'inspiration ne manquera pas tout de suite.
Jeanne Added nous lance, elle, un cri d'amour déchirant avec sa composition " I carry your heart" accompagnée au piano, c'est juste beau. Au rappel, pour nous achever ce sera "Du bist di ruh", dernier titre de l'album "song,song,song", qui nous rappelle que Jeanne Added à commencer l’apprentissage de la musique par le chant lyrique.
En fait il a fait très beau le temps d'une soirée sous le ciel de ce théâtre à l'italienne à l'acoustique irréprochable, je ne vais pas attendre l'été pour revenir.
JaZZmarc
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Il fait froid dans les rues de Vienne et les rares piétons que je croise, en allant au théâtre, sont pressés de rentrer retrouver une température plus clémente.
Nous sommes bien loin des chaleurs estivales, et des foules joyeuses et oisives qui trainent dans les rues de la ville aux sons des orchestres de tout poil pendant le Festival d'été.
Bon nous sommes en février et c'est quand même Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan le directeur du festival nous le confirme, en préambule du concert du soir, la volonté du festival est de proposer désormais des rendez-vous jazz tout au long de l'année en collaboration notamment avec le théâtre de Vienne.
Vienne LA ville du jazz dans la région ça nous va très bien: Heureuse initiative Messieurs, surtout si vous nous proposez des plateaux comme ce soir.
En effet à l'affiche le pianiste français surdoué Baptiste Trotignon qui invite Jeanne Added chanteuse montante parmi la nouvelle génération du jazz vocal.
La promesse de ce concert était excitante, Baptiste Trotignon ayant sorti en fin d'année dernière un album flamboyant "Song, song, song" dont nous avons déjà parlé ici. Il a réunis pour ce projet en forme d'hommage à la chanson, française en particulier, des voix tel que celle de Christophe Miossec, de Mélody Gardot ou de Jeanne Added justement, présente sur 3 chansons de l'album.
Mais les artistes les vrais ont plus d'un tour dans leur sac et ils nous amènent là où il veulent, là où on ne les attend pas forcément.
Et ça commence en trio jazz pur sucre, avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Dré Pallemaerts à la batterie (un batteur qui suit ses partitions j'avais encore jamais vu) et deux nouvelles compositions très animées pleines de notes bleues, où déjà Baptiste Trotignon vocalise avec assurance. Tout va déjà très bien donc, c'est alors que Jeanne Added fait son entrée avec un morceau qui sent les champs de coton sous un soleil torride, ça suinte le blues rocailleux :"Dazed and Confuse" reprise de Led Zeppelin où l'interprétation fait plus penser à Janis Joplin qu'à Robert Plant. En voilà une gifle en guise d'entame de concert.
Jeanne Added est une artiste exigeante, elle est concentrée, ne sourit pas beaucoup mais prend tous les risques sur scène, elle attaque chaque chanson comme un défit qu'elle transforme haut la main.
Du dernier album, le groupe reprend les deux compositions interprétées à l'origine par Jeanne Added "Awake" et "End of the gig" avec de très belles digressions en forme d'improvisations qui font tout l'intérêt de venir en concert. Ils abordent, bien heureusement, le morceau phare du CD ( dixit le compositeur) " Gone", j'adore ce titre, elle (ou il) est peut être parti mais ça donne une musique enlevée, légère, aérienne, un hymne à la renaissance.
Mais l'artiste ne se contente pas d'interpréter des œuvres déjà publiées; comme si nous étions dans son atelier il nous sort de toutes nouvelles créations de derrières les fagots comme s'il nous disait " tient et puis j'ai ça aussi..." Nous voilà rassurés, l'inspiration ne manquera pas tout de suite.
Jeanne Added nous lance, elle, un cri d'amour déchirant avec sa composition " I carry your heart" accompagnée au piano, c'est juste beau. Au rappel, pour nous achever ce sera "Du bist di ruh", dernier titre de l'album "song,song,song", qui nous rappelle que Jeanne Added à commencer l’apprentissage de la musique par le chant lyrique.
En fait il a fait très beau le temps d'une soirée sous le ciel de ce théâtre à l'italienne à l'acoustique irréprochable, je ne vais pas attendre l'été pour revenir.
JaZZmarc
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lundi 18 février 2013
The loving suite pour Birdy so: Roberto Negro et Elise Caron
Le mercredi 13 Février au périscope.
En mars 2011, Roberto Négro en résidence à l'amphi jazz avait présenté ce spectacle qu'il avait appelé alors "la théorie des cordes"; il nous avait laissé chaos debout de plaisir et ébahit en pensant que ce ne pourrait être qu'une création éphémère, un cadeau d'un seul soir.
Bonne nouvelle pour ceux qui n'y étaient pas, ce spectacle commence une nouvelle vie, et sa deuxième représentation mondiale à eu lieu mercredi au Périscope de Lyon.
Sur scène toujours que des cordes; celles du violon et du violoncelle des frères Céccaldi, de la guitare électrique de Federico Casagrande, de la contrebasse de Nicolas Bianco, du piano de Roberto Negro, et enfin celles d'Elise Caron, vocales celles ci,
Mais bas les masques puisqu'il s'agit d'un chant d'amour, le spectacle s'appelle désormais "The loving suite pour Birdy So", un beau cadeau pour toutes les Birdy So à la veille de la saint Valentin.
Nous sommes ici à la frontière du jazz et de la chanson, on peut penser à l'univers de Michel Legrand mais sous acide, car il faut dire que les deux compères Xavier Machault pour les textes et Roberto Negro pour les compositions sont un tantinet déjantés, ils laissent libre cours à leur fantaisie pour notre plus grand bien.
Les mélopées du compositeur sont enivrantes et les mots de l'auteur font mouche:
- Le choix des mots c'est pas rien,...toi c'est pas rien
- Tu es like un oiseau
- Dans la maison il y a toi, il y a moi, il y a oie
- Quand vous m'avez vu vous m'avez dit vous, vous m'avez vouvoyée
...ce n'est qu'après que nous nous tûmes
L'amour fêlé du fantasque Roberto Negro, il le décline avec de très bon musiciens de jazz qui prennent semble t' il beaucoup de plaisir à cette fantaisie,Théo et Valentin Ceccaldi se laissent même aller à quelques pas de danse : de l'humour, du charme et de la volupté à tous les étages
Et puis LA VOIX ( en français dans le texte, n'en déplaise aux apprentis chanteurs), la voix émouvante, souvent haut perchée, toujours juste et claire, la voix d'Elise Caron nous fait littéralement fondre de plaisir.
Elle possède, en plus, des talents de comédienne, alors elle nous promène tantôt en nous faisant rire, tantôt en nous attendrissant.
Elle excelle dans son interprétation de "Champagne"; depuis la première représentation elle a gagnée encore en puissance émotionnelle. C'est un des temps forts du spectacle. "J'ai bu toute ma tristesse" dit-elle.
C'était donc la deuxième fois que j'assistais à ce spectacle et j'avoue que quelques frissons de plaisir m'ont traversés à nouveau.
Ce spectacle se donnera bientôt à Paris, et il nous reviendra en juillet à Vienne ( mais chut c'est confidentiel)
Mais la meilleure bonne nouvelle c'est que le petit groupe entrait en studio tout de suite après ce concert, pour enregistrer un CD, alors soyez attentifs c'est pour bientôt,... et nous aurons nous l'occasion d'en reparler ici.
JaZZmarc
Un coucou à So!
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Photos: Pascal Derathé
2 morceaux à l'écoute ici
En mars 2011, Roberto Négro en résidence à l'amphi jazz avait présenté ce spectacle qu'il avait appelé alors "la théorie des cordes"; il nous avait laissé chaos debout de plaisir et ébahit en pensant que ce ne pourrait être qu'une création éphémère, un cadeau d'un seul soir.
Bonne nouvelle pour ceux qui n'y étaient pas, ce spectacle commence une nouvelle vie, et sa deuxième représentation mondiale à eu lieu mercredi au Périscope de Lyon.
Sur scène toujours que des cordes; celles du violon et du violoncelle des frères Céccaldi, de la guitare électrique de Federico Casagrande, de la contrebasse de Nicolas Bianco, du piano de Roberto Negro, et enfin celles d'Elise Caron, vocales celles ci,
Mais bas les masques puisqu'il s'agit d'un chant d'amour, le spectacle s'appelle désormais "The loving suite pour Birdy So", un beau cadeau pour toutes les Birdy So à la veille de la saint Valentin.
Nous sommes ici à la frontière du jazz et de la chanson, on peut penser à l'univers de Michel Legrand mais sous acide, car il faut dire que les deux compères Xavier Machault pour les textes et Roberto Negro pour les compositions sont un tantinet déjantés, ils laissent libre cours à leur fantaisie pour notre plus grand bien.
Les mélopées du compositeur sont enivrantes et les mots de l'auteur font mouche:
- Le choix des mots c'est pas rien,...toi c'est pas rien
- Tu es like un oiseau
- Dans la maison il y a toi, il y a moi, il y a oie
- Quand vous m'avez vu vous m'avez dit vous, vous m'avez vouvoyée
...ce n'est qu'après que nous nous tûmes
L'amour fêlé du fantasque Roberto Negro, il le décline avec de très bon musiciens de jazz qui prennent semble t' il beaucoup de plaisir à cette fantaisie,Théo et Valentin Ceccaldi se laissent même aller à quelques pas de danse : de l'humour, du charme et de la volupté à tous les étages
Et puis LA VOIX ( en français dans le texte, n'en déplaise aux apprentis chanteurs), la voix émouvante, souvent haut perchée, toujours juste et claire, la voix d'Elise Caron nous fait littéralement fondre de plaisir.
Elle possède, en plus, des talents de comédienne, alors elle nous promène tantôt en nous faisant rire, tantôt en nous attendrissant.
Elle excelle dans son interprétation de "Champagne"; depuis la première représentation elle a gagnée encore en puissance émotionnelle. C'est un des temps forts du spectacle. "J'ai bu toute ma tristesse" dit-elle.
C'était donc la deuxième fois que j'assistais à ce spectacle et j'avoue que quelques frissons de plaisir m'ont traversés à nouveau.
Ce spectacle se donnera bientôt à Paris, et il nous reviendra en juillet à Vienne ( mais chut c'est confidentiel)
Mais la meilleure bonne nouvelle c'est que le petit groupe entrait en studio tout de suite après ce concert, pour enregistrer un CD, alors soyez attentifs c'est pour bientôt,... et nous aurons nous l'occasion d'en reparler ici.
JaZZmarc
Un coucou à So!
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2 morceaux à l'écoute ici
lundi 11 février 2013
Céline Bonacina un soir au club à l'amphi jazz
Samedi 9 février 20h30 à l'amphi jazz,
Troisième et dernier jour de résidence à l'amphi jazz de Lyon pour Céline Bonacina,
comme à l'accoutumé l'artiste en résidence invite des musiciens avec qui il a des affinités pour un projet d'un soir ou plus si la magie opère.
Et alors on pourra dire : j'y étais !
J'étais, moi, très enthousiaste a l'idée de voir à nouveau sur scène Céline Bonacina après avoir écouté son dernier album très bien produit "Open heart", très enthousiaste aussi de venir écouter un grand monsieur de la Contrebasse en France, Michel Bénita; mais mais mais la surprise est venue d'ailleurs, Gwilym Simcock jeune pianiste anglais venu compléter le dispositif nous a cueillis par la qualité de sa prestation.
La soirée n'a pas repris les climats africains qu'affectionnent la saxophoniste, ni les ambiances électros que Michel Bénita intègre à sa musique avec talent, nous étions plus dans l'atmosphère ouaté d'"un soir au club", en référence au très bon film de Jean Achache dont Michel Bénita a assuré la Bande originale.( voir ici)
Chacun des trois musiciens propose ses compositions pour ce projet, sélectionnées pour l'occasion.
Pour Céline nous avons entendu notamment " Free Visa" et " Bar emergence" tiré de son album "Vue d'en haut". "Bar" pour Barython, saxophone qu'elle pratique avec génie telle une dompteuse tant l'instrument paraît imposant et lourd à côté de ce petit bout de femme. Sans ostentation elle démontre pendant le concert ses capacités de femme orchestre avec quelques boucles électroniques: le sax percute pour la rythmique, puis met en place un thème et enfin chemine en improvisation.
Le son rond et clair de la contrebasse de Michel Bénita tapisse l'atmosphère comme une marque de fabrique, c'est un artiste facétieux qui semble aimer la prise de risque dans des projets ambitieux.
Et enfin Gwilym Simcock (Un nom décidément difficile pour nous, mais il va falloir si faire) fut la révélation de la soirée pour moi, un pianiste fluide au son limpide étonnant de dextérité et d'assurance. Ces compositions, qu'il présente avec un humour tout britannique se sont révélées plus qu’efficaces. Avec "Antics" la composition qu'il présente à la fin du premier set il a mis toute la salle dans sa poche, un morceau brillant dans lequel on aimerait se vautrer quelques heures si c'était possible,... ah ce n'est pas possible, alors tant pis!
Il m'a semblé qu'à partir de ce moment le centre de gravité du concert a basculé, tant cet artiste semble complet; à l'écoute télépathique des autres et volontiers à leurs services mais aussi très créatif, virtuose" l'air de rien". Son dernier album "lighthouse" fait référence à des influences tel que : Chick Corea, Bill Bruford, Yellowjackets et John Coltrane : ça pourrait être pire.
La magie a bien opérée ce soir là, quelques dates sont prévues pour ce trio et je l'espère un enregistrement.
Laissons nous nous faire surprendre par le jazz, and "let's get lost" comme nous le conseillait Chet Baker.
JaZZmarc
Céline Bonacina, saxophones / Gwilym Simcock, piano / Michel Benita, contrebasse
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Photos: Christophe Chapenel
Troisième et dernier jour de résidence à l'amphi jazz de Lyon pour Céline Bonacina,
comme à l'accoutumé l'artiste en résidence invite des musiciens avec qui il a des affinités pour un projet d'un soir ou plus si la magie opère.
Et alors on pourra dire : j'y étais !
J'étais, moi, très enthousiaste a l'idée de voir à nouveau sur scène Céline Bonacina après avoir écouté son dernier album très bien produit "Open heart", très enthousiaste aussi de venir écouter un grand monsieur de la Contrebasse en France, Michel Bénita; mais mais mais la surprise est venue d'ailleurs, Gwilym Simcock jeune pianiste anglais venu compléter le dispositif nous a cueillis par la qualité de sa prestation.
La soirée n'a pas repris les climats africains qu'affectionnent la saxophoniste, ni les ambiances électros que Michel Bénita intègre à sa musique avec talent, nous étions plus dans l'atmosphère ouaté d'"un soir au club", en référence au très bon film de Jean Achache dont Michel Bénita a assuré la Bande originale.( voir ici)
Chacun des trois musiciens propose ses compositions pour ce projet, sélectionnées pour l'occasion.
Pour Céline nous avons entendu notamment " Free Visa" et " Bar emergence" tiré de son album "Vue d'en haut". "Bar" pour Barython, saxophone qu'elle pratique avec génie telle une dompteuse tant l'instrument paraît imposant et lourd à côté de ce petit bout de femme. Sans ostentation elle démontre pendant le concert ses capacités de femme orchestre avec quelques boucles électroniques: le sax percute pour la rythmique, puis met en place un thème et enfin chemine en improvisation.
Le son rond et clair de la contrebasse de Michel Bénita tapisse l'atmosphère comme une marque de fabrique, c'est un artiste facétieux qui semble aimer la prise de risque dans des projets ambitieux.
Et enfin Gwilym Simcock (Un nom décidément difficile pour nous, mais il va falloir si faire) fut la révélation de la soirée pour moi, un pianiste fluide au son limpide étonnant de dextérité et d'assurance. Ces compositions, qu'il présente avec un humour tout britannique se sont révélées plus qu’efficaces. Avec "Antics" la composition qu'il présente à la fin du premier set il a mis toute la salle dans sa poche, un morceau brillant dans lequel on aimerait se vautrer quelques heures si c'était possible,... ah ce n'est pas possible, alors tant pis!
Il m'a semblé qu'à partir de ce moment le centre de gravité du concert a basculé, tant cet artiste semble complet; à l'écoute télépathique des autres et volontiers à leurs services mais aussi très créatif, virtuose" l'air de rien". Son dernier album "lighthouse" fait référence à des influences tel que : Chick Corea, Bill Bruford, Yellowjackets et John Coltrane : ça pourrait être pire.
La magie a bien opérée ce soir là, quelques dates sont prévues pour ce trio et je l'espère un enregistrement.
Laissons nous nous faire surprendre par le jazz, and "let's get lost" comme nous le conseillait Chet Baker.
JaZZmarc
Céline Bonacina, saxophones / Gwilym Simcock, piano / Michel Benita, contrebasse
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Photos: Christophe Chapenel
dimanche 3 février 2013
Laurent de Wilde au Saint-Fons Jazz Festival
Le Saint-Fons Festival se déroule dans le petit théatre "Jean-Marais" qui se révèle être un bel écrin pour les musiciens. Il forme un amphithéâtre de 160 places très chaleureux où le public reste très proche des artistes.
Laurent de Wilde pour sa prestation ici, récupère le redoublant Jérôme Regard à la contre-basse déjà présent sur scène en première partie (avec le très beau projet "l'équilibre de Nash"), et ajoute au dispositif son batteur explosif Laurent Robin.
Pour ma part j'adore cet artiste, Laurent de Wilde est un chercheur enthousiaste et infatigable de sons et de rythmes qui brouille les pistes du jazz.
Ses vagabondages vers des projets très electro déjantés, lui donne une liberté fantastique même quand il revient avec une formation classique et acoustique Piano/Basse/Batterie. Le voilà donc créant des ambiances Electro syncopé sans synthétiseur, ou Rock sans guitare électrique.
Ce claviériste est un dandy du jazz, élégant, raffiné et anticonformiste, il est curieux de tout ce qui l'entoure, alors il aborde aussi bien le thème de la catastrophe de fukushima ou du régime politique du Niger.
Le répertoire du soir est essentiellement tiré de son dernier album "Over the cloud", ou les rythme africains, côtoient les latinos et d'autres très intimistes en solo au piano comme" le bon médicament", et si c'est bon pour lui, c'est très bon pour nous.
Des reprises il y en a aussi dans cet album, elles aussi très éclectiques jugez en plutôt : "Prélude to a kiss" de Duke Ellington et "fefe naa efe" de Fela Kuti
L'illustration la plus significative de sa démarche artistique lors du concert, c'est lorsqu'il ajoute de la patafix sur les cordes du piano pour recréer au final un son proche du balafon africain, le piano est trop cartésien par moment dit il.
Anticonformiste disions nous ?
Laurent de Wilde a été très présent dans la région cette semaine la chronique de Michel Perrier pour son autre concert au cavajazz est à lire sur Jazz-rhone-Alpes.com
JaZZmarc
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