Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


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dimanche 19 avril 2020

Un paradis perdu




Ce matin la radio m'annonce une mort qui me touche, même si ce n'est pas celle d'un parent ou d'un ami. Encore qu'un musicien soit dans votre inconscient un véritable ami, même si vous ne l'avez jamais rencontré directement, ni même vu sur une scène.

 Christophe était de ces inventeurs d'univers qui vous attirait dans son monde. Chez Christophe, les mots étaient bleus (chanson éponyme),les vestes de soie rose ("Les paradis perdus"),les smokings blanc-cassé ("La Dolce Vita") et les coeurs verts ("Un peu menteur").
Chez Christophe, il y avait des juke boxes, des flippers, des bars ouverts, une petite fille du troisième et une petite fille du soleil, une seniorita aussi.
Mais chez Christophe, il y avait aussi des jours ou rien ne va.Souvenez-vous ...

  " Il existe des jours comme ça
   On voudrait mieux rester dans les draps
   Bien calé dans la tiédeur,
   Comme dans le ventre de sa mère
   En attendant que s'éteignent Les jours où rien ne va" 


François Jazzbôf
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Le dernier frisson que m'a procuré Christophe c'est cette reprise de "La man" dans son dernier album "Christophe Etc."; album testament donc où il a revisité quelques uns de ces morceaux en duo ici avec la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan.
Il creuse et creuse encore son sillon sans jamais se répéter toujours à la recherche de sons et de nouvelles émotions.

"Je veux tant de choses
Renverser le ciel
Les paupières mi-closes
Je veux l'étincelle
Et que la nuit se lève encore
Dans son cœur (son cœur)
Je veux quelque chose de nouveau"


Un des album que je préfère c'est "aimer ce que nous sommes" sortie en 2008, il plein de création, de surprises, de digressions.


Pour rester, si vraiment il le fallait, sur le ton de ce blog il a aussi collaborer aussi avec Erik Truffaz il même venu à Jazz à Vienne.


JazzMarc

jeudi 30 août 2018

Road trip au Far west

Après un road trip de 3 semaines au Far west cet été quel pourrait être mon billet musical ?


Nous avons été câliné au son d'une radio thématique dans la Chevrolet grand format du type "classic Rock" qui passait tous les standards qui ont réjouis notre adolescence soit en vrac ! Eagles, Neil Young, Styx ( je l'ai avaient oubliés ceux là), les Who, Beatles, Elo et j'en passe et du très bon on a même entendu Yes. Nous étions déjà dans le film, au moins dans les décors somptueux de l'ouest américain et avions la bande son qui allait bien avec. Nous avons même trouvé l'hotel California au cœur de Death Valley  ...but you can never leave !


Nous avons bien été dans le très chouette club de jazz à San Francisco le " Boom, Boom, Boom"  voir un bon groupe de rock groove dont j'ai oublié le nom;
mais c'est dans la rue que nous avons eu nos plus beaux coups de cœur; à Page notamment dans l'Arizona , the place to be pour la musique, avec un groupe qui jouait tous les standards de rocks/Folk des années 60 sans complexe ni prétention pour ceux à qui il restait des oreilles en mangeant des Ribs bien grasses et bien bourratives;


nous avons été scotchés aussi à la terrasse du bowling de Page où se produisait un groupe de hard bien gras lui aussi et tout à fait réjouissant.

Mais c'est à San Francisco dans le quartier de Union Square que nous avons été arrêtés net par un groupe, qui s'y produit régulièrement ( je l'ai appris plus tard) The Backyard Party Kings un ensemble plutôt funk, jazz, R'nB à la géométrie très variable accompagné cette fois par la chanteuse Parris Lane : Whaou ! quelle voix et quel sens magnifique de l'impro.

Voici un petit aperçu  



JazzMarcBackFromUs

samedi 7 avril 2018

Jacques l'a dit


Il le savait bien qu'il n'était "qu'un grain de poussière". Et aujourd'hui il est parti "dans le désert de la solitude d'où jamais nul ne revient".


 Il nous avait appris à
planer ("Paris-New York, New York Paris"),

rugir ("moi je veux plonger mon poing dans ta gueule ouverte"),

espérer ("qu'est-ce que j'donnerais pas pour être au chaud dans les bras de cette fille de Saint-Malo"),

déclarer notre amour ("tu es la beauté que j'adore car elle m'a appris à aimer"),

avouer nos échecs ("je ne peux plus dire je t'aime,sans donner ma langue à couper").




Aujourd'hui qu'il n'est plus "sur la terre , face aux dieux,tête en l'air".
Mais il est encore parmi nous .
"Izia,le vois-tu,l'homme oiseau, te saluer d'en haut?".

Il nous a légué "le courage de vivre" car "quoiqu'il arrive (nous dit-il) je serai toujours avec toi"

                              François Jazzbôf
                              "Hommage à Higelin"

J'suis qu'un grain de poussière


L'homme oiseau



samedi 3 mars 2018

Didier Lockwood :L'âme d'un violon s'est brisée

 

















L'âme d'un violon s'est brisée.
Sol Ré La Mi quatre cordes ont lâché.

Dans l'indifférence médiatique générale, Didier Lockwood, un de nos plus grands musiciens s'en est allé rejoindre Petrucciani et Grappelli. De lui on ne parlera pas de son héritage... pourtant si grand.


Nous avions échangé quelques mots à la sortie d'un concert, Il m'avait dédicacé Storyboard, nous étions de la même année.
Il s'est endormi sur sa pédale Loop et son violon tourne en boucle dans ma tête à tout jamais.

JC JazzBof






  Il n'en restait qu'un exemplaire à la FNAC République en ce début d'après-midi. Je l'ai acheté. Quoi ? Le dernier CD de Didier Lockwood, enregistré avec Antonio Farao (piano), Darryl Hall (basse) et Dédé Cerarelli (batterie).

  Nous l'avions écouté pour la dernière fois en live le 13 janvier 2017 à l'AmphiOpéra de Lyon. Une sacrée soirée ! Et je le retrouve,là, sur ma chaîne alors qu'il est au Paradis. Certes il jamme avec du beau monde (je ne vous rappellerai pas tous ces musicos qui nous ont quitté l'an passé, et avant).

Mais j'ai quand même du mal à imaginer que nous ne le reverrons jamais "en live".Il était si "vivant", plein d'humour et d'énergie ce soir-là,en totale connivence avec le reste du groupe et avec son public.
  On l'avait vu à Chassieu en 2000 et  à Vienne pour ses trente ans de scène en 2004. Il faisait partie de notre panthéon.On l'avait écouté avec Magma et Surya. J'avais acheté des vinyles de lui dans les années quatre-vingt.Et je concluerai en reprenant le titre du 11e morceau de son dernier album: "now, I really got the blues".

François Jazzbôf




Comment ça parti ?
Il m'a accompagné sur le chemin du jazz depuis quasiment le début,
la première fois sur scène c'était à Jazz à Vienne fin des années 80 avec Uzeb, je me faisais une fête de les voir réunis en live et quand ils sont rentrés sur scène un déluge de pluie s'est abattu sur le théâtre antique m'obligeant à battre retraite. Je me suis rattrapé depuis à Vienne et ailleurs avec à chaque fois  le même plaisir de se laisser charmer par ses improvisations.
J'ai adoré la période du DLG Didier Lockwood Group dans les années 90 très jazz Rock et puis il a abordé avec son violon voyageur des tas de paysages sonores que nous suivions avec bonheur.
Partis ? surement pas ! il m'accompagnera encore... avec un brin de jazz nostalgie désormais
JazzMarc

  

samedi 23 décembre 2017

Paris sera toujours Paris: Gibert Joseph et Samy Thiebault

 Encore une occasion de vérifier le pouvoir d'attraction de la planète jazz parisienne. Je lisais il y a un mois Jazz Magazine numéro 700 et à la page 108, la célèbre revue recommandait le passage au rayon import de Gibert Joseph du quartier latin. Qu'à cela ne tienne ! J'étais à Paris ce mardi 12 décembre.

Direction le 34 du boulevard St Michel, au sous-sol. Et là ,c'est la caverne d'Ali Baba. Chaque artiste a droit à un ensemble de CD proprement hallucinant. En particulier des imports japonais. Impossible de ne pas craquer (j'ai trouvé sous le label Hi Hat trois perles - deux Tony Williams, conseillés d'ailleurs par Jazzmag, et un Oscar Peterson live ).Et si je n'avais pas été accompagné, j'y aurais passé l'après-midi.


  Ensuite, soirée rue des Lombards avec apéro sur la terrasse chauffée du Sunset/Sunside, puis concert du saxophoniste Samy Thiebault au Duc des Lombards (qui nous interprète en quintet et même sextet son dernier opus,  Carribbean Stories). Si les deux concerts ne s'étaient pas chevauchés, j'aurais pu écouter Christophe Wallemme au Sunset en sortant.

Vous me direz qu'à Lyon, on n'a pas à se plaindre, entre l'Amphi et les petits clubs. C'est ce qu'on a dit à un type de La Rochelle qui déplorait les carences jazzistiques des Charentes.
On a aussi un Gibert Joseph, même s'il est moins fourni en imports que celui de Paris (ah, le plaisir de chiner).
Mais enfin, y'a pas à dire: Paris sera toujours Paris.

                                             François Jazzbôf

samedi 25 novembre 2017

Emission "Jazz Chorus" sur Crock Radio 89.5


Tous les mercredis entre 20 heures à 21heures Philippe Simonci anime une émission consacrée au Jazz sur Crock Radio 89,5 station située à Vienne.


Sur la bande FM la reception n'est pas toujours facile depuis Lyon mais vous pouvez vous rattraper sur le Web. http://crockradio.com/?


Crock Radio affiche une vocation: " la musique pas comme les autres"... avec tendance rock affirmée.

Philippe Simonci, lui, avec une grande décontraction défend toutes les semaines la musique qu'il chérit, sa une grande culture Jazzistique et son enthousiasme indéfectible participe à faire de "Jazz Chorus" un moment privilégiée pour ceux qui aime le jazz et son rayonnement dans la région. 

Votre serviteur y a été invité le 22 novembre pour parler de l'expérience de chroniqueur de jazz évoquer ce blog et mes goûts musicaux du moment.
Vous pouvez la réécouter ici : Jazz Chorus - Emission 10 du 22 11 2017
J'ai réussi à placer : Neil Young, Marcus Malte, Esbjorn Svensson, Jean Kapsa ..et pas mal d'autres de mes compagnons de musiques.

A nouveau invité le 28 février 2018, j'ai proposé de se poser la question de "est ce bien du jazz ?" une question éminemment inutile, mais qui nous a donné l'occasion d'écouter de la bonne Zique à la marge du jazz : Tendances rock, folk, contemporain, Classique, electro, variété ...
Ci ça vous tente c'est ici: Jazz Chorus - Émission 22 du 28 02 18     

 JaZZmarc

vendredi 20 octobre 2017

Tom Petty: Il ne fera plus chavirer les coeurs


3 octobre 2017: il pleut sur la ville. Hier, Tom Petty s'est éteint à l'âge de 66 ans. Crise cardiaque. L'hecatombe continue dans le monde de nos musicos favoris.

C'était mon ami Christian, le guitariste,qui me l'avait fait découvrir en 1979.Pourtant,curieusement,j'ai attendu 1985 pour acheter mon premier vinyle de Tom Petty "Pack up the plantation", un live qui rassemblait ses meilleurs titres.

Tom Petty et ses heartbreakers venaient de Floride. Ils faisaient partie de ces groupes du sud qui vous pondent un morceau de bravoure chaque année. Le genre de zique qui vous redonne la pêche quand vous avez le blues.

Moi, j'avais un faible pour "Runnin' down a dream" et "Into the great wide open".


Mais je conclurai cet épitaphe par un vers d'un de ses plus grands succès ,"Free falling" ,qui résume bien le bonhomme:


I'm a bad boy for breakin' her heart







Aujourd'hui c'est à nous que tu brises le coeur ...
                                                     François Jazzbôf

jeudi 22 juin 2017

Fête de la musique ? Non ! Fête du bruit

21 juin 2017 à Lyon

Fête de la musique. Exceptionnellement, je fais une sortie sur mon quartier, la Croix-Rousse. Déception. Les musiques proposées ne sont pas toutes de qualité: pour certains bars, un type devant sa sono qui reprend en play-back quelques tubes, c'est de la musique !

Autour de la place de la Croix-Rousse, trois batucadas (pas moins) font trembler les murs dans un périmètre de 200 mètres de côté. Je redescends le boulevard: voilà deux orchestres de rock qui empiètent l'un sur l'autre, séparés par un DJ qui fait tourner ses platines !

Un peu plus bas, au bar des 7 marches, une fille seule avec une guitare met tout son coeur à chanter. Mais elle est bien seule.
Encore plus loin, un autre groupe reprend des succès du répertoire français: "Amsterdam"de Brel," Emmenez-moi" d'Aznavour, etc. Au moins, le public participe.
J'avance encore. Rue Chazière, dans le parc, un chanteur de reggae sur une sono fait danser des badauds. Les basses font vibrer les arbres.

C'est ça, la fête de la musique ? Fête de la cacophonie plutôt. Quand est-ce qu'un vrai mélomane prendra la direction de l'opération, exigera que seuls des musiciens soient autorisés à participer, fixera des distances raisonnables entre les groupes pour qu'on puisse les entendre vraiment ? A qui profite cette anarchie ? Le but est-il de faire entendre de la bonne musique ou de vendre des litres de bière et de coca ?

 J'en ai marre. Je rentre chez moi et je me mets un disque, un vinyle, un bon : Chet Baker "Alone together". Voilà de la musique !

                                        JazzBOF ( je le revendique) from X Rousse

dimanche 24 juillet 2016

JAZZ à Vienne 2016 et après ?

Du 28 juin au 15 juillet à Jazz à Vienne

Les couchées de soleil sur les pierres chaudes du théâtre antiques, c'est fini pour cette année;
alors est ce que c'était un bon cru ?

On peut grimacer sur certains choix de programmation pas très jazz, nous avons eu tout de même de belles soirées au Théatre antique: Maalouf, Soirée Chet, Scotfield/Melhdau/Guiliana/ Mac Laughlin et j'en passe

Sur les scènes gratuites nous avons eu de jolis plateaux: Iro Rantala, Roberto Negro/ Théo Cecaldi ... et à priori l'équilibre économique est atteint cette année : Bonne nouvelle donc pour l'avenir du festival et pour nous les amoureux du jazz.

"L'année prochaine je prends des congés pour en profiter plus" ça c'est ce que je me dis tous les ans,
..un jour j'y arriverais!

Jazz à Vienne c'est fini et après ?
... et si on allait à Marciac maintenant pour ne pas perdre la main.
YES !

JaZZmarc




jeudi 7 juillet 2016

Qui va gagner l'Euro ?: La France ou le portugal


Petite fantaisie de Philippe Katerine avec quelques années d'avances !

lundi 2 mai 2016

Dead again: Hubert Mounier

"La nuit / Elle ne reviendra pas /Des larmes sur un air de rumba Car jamais elle ne mentira /La nuit /Il est trop tard c'est la nuit"

De qui sont ces paroles ? D'un groupe qui fit danser nos soirées dans les années quatre-vingt, un de ces groupes lyonnais qui agitait la scène française dans les années Mitterrand, avec un leader qui crayonnait aussi des bandes dessinées comme celui de Starshooter.

 Ce combo magique,c'était l'Affaire Louis'Trio. Et le disparu d'aujourd'hui s'appelait Hubert Mounier, alias Cleet Boris.

Il connut le succès avec une victoire de la musique et un Olympia, la rupture aussi avec le deuxième membre du groupe,son propre frère, et même la mort il y a huit ans du troisième de l'Affaire,François Lebleu, alias Bronco Junior. A l'énoncé de cette triste nouvelle m'est revenu le refrain de l'un de ses succès : "non, non, tout mais pas ça!"




                  François le Roc Français



Amis terriens! Amies terriennes ANH ANH  
J'adorais ce mec mais "succès de larmes" c'est la perle que je préfère
oui c'est triste



Et celle ci " Loin"
j'aime bien les chanson triste en fait.



 "Au fil des nuits où j'ai refait le monde
En m'éloignant du tien
J'ai oublié qu'on était bien"


Marcus


dimanche 31 janvier 2016

Le Silence

Avant le verbe était Le silence !

Si comme le dit Miles Davis “La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer ce silence.”
pourquoi ne ferions nous pas ici l'éloge du silence;

- Le silence comme une mise en  lumière de la musique,
- le silence plutôt que le bruit et l'agitation inutile
- le silence qui s'impose devant la peine et le recueillement

Et si nous faisions une minute de lui en son hommage ...à lui ???

Je peux quand même écrire, car  même si je hurle ici ... le silence est respecté, l'écriture est silence et même sur ce blog consacré à la musique 

On juge la qualité d'écoute d'un public à sa propension à faire silence;
il s'agira alors d'un silence relatif ?... le silence absolu étant pour nous inatteignable nos propres vibrations venant le perturber ?
et si nous nous en tenions dans tous les cas à distance ... par peur du vide?

promis silence je ferais quand je n'aurais plus rien à dire
... avant le silence éternel


en attendant ...pour le rompre appuyez sur l'image et vous aurez "La minute de silence" arrangée par Marcus Miller; quand même !



Marcus

mercredi 20 janvier 2016

Nos héros des seventies

ECLECTIQUES ! Nous l'étions à la fin des seventies.


Et c'est pour ça que ce début d'année 2016 nous fait tant souffrir. Quoi ? Lemmy, David et aujourd'hui Glenn ?

Parmi tant d'anonymes aussi chers à notre coeur...
Lemmy Kilmister, c'était du brutal. Mais de l'humain, y'en avait."Overkill" !

David Bowie,c'était "l'homme venu d'ailleurs",avec un talent sidérant : il suffit d'écouter Rick Wakeman vous expliquer l'originalité de la partition de "Life on Mars" pour comprendre.

Et Glenn Frey c'était "Take it easy " ( on essaye, mon gars) maissurtout ce standard des standards, "Hotel California", qu'on a passé aux quarante balais du beauf (entre autres).

Alors, quoi ? Tout fout le camp ? Non messieurs. Nos héros ( David savait en parler) entrent dans l'éternité.



Ils laissent leur empreinte sur le monde des vivants et vont jammer avec Janis, Jimmy, Miles et tous les autres.

Et moi, je pose sur ma platine de vieux vinyles et j'écoute ces voix magiques qui nous font encore vibrer ...

                                           Eclectic'bôf


 "Take it easy" my friend !

samedi 16 janvier 2016

Bowie dans son monde parallèle

Alors ce n'est pas un cauchemar ni une mauvaise blague David Bowie est mort .. vraiment!

Alors s'il fallait choisir parmi ses projets ce sont ceux qui l'a mené en collaboration avec Brian Eno j'ai adoré "Low" et je vénère "1.Outside"












1.Outside
La folie furieuse ici avec Nine Inch Nails 

Même David Lynch y a pioché une parti de la BO de son film "Lost Highway"


Low pour le rejoindre dans son monde parallèle


JeanMarock

jeudi 17 décembre 2015

With my dad by my side



Can you recall
How you took me to school
It's been so many years
And now these tears
Guess I'm still your child

With my dad by my side
Got my dad by my side
With me

Marcus

vendredi 20 novembre 2015

Jeff Buckley au Bataclan: Hallelujah

J+7


Pas mieux;
et vive la France!

mercredi 9 septembre 2015

Je suis l'autre

L'enthousiasme de "je suis Charlie" est bien retombé,
cet élan qui nous a réunis autour d'un esprit à nouveau collectif, moins individualiste,
cette utopie d'une prise de conscience pour un mieux vivre ensemble
... tout ça semble bien loin.

Les réflexes ego-centrés sont revenus au galop dans la classe politique,
et selon un récent sondage 56% des français seraient contre le fait que la France prenne sa part dans l'accueil des réfugiés politiques.   
 
"Je suis Charlie" Bleu Blanc Rouge me semble dans tous les cas étriqué,
je fais partie d'un quartier, d'une collectivité locale, d'un pays, d'une communauté de pays, de la planète et à chaque étage il me semble important que nous réfléchissions et agissions ensemble pour notre bien commun.

Sans tomber dans l'angélisme ou la pensée philosophique bisounours, ne pourrait on pas retrouver ce qui fait juste la spécificité de l'homme face à la bête ? : son humanité. 

Je suis le père de cet enfant échoué sur une plage Grecque,
Je suis le frère de ces collégiennes transformées en esclave au Nigéria
Je suis l'autre ... ou je pourrais l'être
 
Alors je reprends le slogan qu'a utilisé Olivier Py le directeur du festival d'Avignon lors de la dernière édition, et il précisait  : "Je suis l'autre, c'est la base de l'éducation".
Désormais l'illustration de ce blog en haut à gauche change.

JE SUIS L'AUTRE

JMlautre
Ce blog est destiné à promouvoir la musique qui est le langage commun de l'humanité et pourtant je ne trouve pas d'illustration musicale à associer ici ...tant pis ( NRV)

je suis l'autre aussi, alors "come together" ? (une belle reprises de Marcus avec Kezhia Jones )
JC JazzBof


samedi 5 septembre 2015

Isn’t it a pity now Isn’t it a shame ?

Isn't it a pity Now, isn't it a shame How we break each other's hearts
And cause each other pain

How we take each other's love
Without thinking anymore
Forgetting to give back
Isn't it a pity

Some things take so long
But how do I explain
When not too many people
Can see we're all the same

And because of all their tears
Their eyes can't hope to see
The beauty that surrounds them
Isn't it a pity

Isn't it a pity
Isn't is a shame
How we break each other's hearts
And cause each other pain

How we take each other's love
Without thinking anymore
Forgetting to give back
Isn't it a pity

Forgetting to give back
Isn't it a pity
Forgetting to give back
Now, isn't it a pity


JC Harrisonien JazzBof



Article de Télérama: Il faut montrer la photo de l'enfant syrien noyé.

jeudi 6 août 2015

Sur la route de Marciac : Le joueur d'echecs qui perd la vue

Les rencontres sont les évènements les plus marquants de notre vie,
certaines peuvent nous laisser indifférents, il y en a en revanche qui sont des pierres blanches, elles nous donnent à réfléchir et qu'on le veuille ou non participent à faire ce que nous sommes.


Sur la route de Marciac, en vacances, un brin plus détendus, on se trouve plus ouvert plus disponible à l'autre et à la rencontre ?

le Joueur d’échecs:
Son histoire pourrait être la toile de fond d'un polar américain ou d'un roman de John Irving.
Dans un restaurant aux abords de Marciac, nous nous trouvons à la même table qu'un couple d'environ soixante dix ans.
 
Il est né en Roumanie, accordeur de Piano de métier,
Elle est d'origine Française, et était infirmière
Ils ont vécu 25 ans aux États-Unis, à New York et sont revenus qen France vivre leur retraite.

Il est féru d’échecs, a gagné pas mal de concours, et ils se retrouvent dans la région pour une rencontre entre spécialistes des Échecs.
Il a entrainé sa femme dans cette passion, pour partager, mais aussi pour qu'elle l'assiste. Car depuis plusieurs années ils perd progressivement la vue. Il a consulté des spécialistes de tous poils mais aucun n'a de diagnostic à poser sur son mal insidieux.
Et puis il parle de l’Amérique, de  New York, comme un bon patriote d'un pays que la France ne comprend pas tout à fait. Et nous, quand même, on a envie de savoir s'ils y étaient ce maudit 11 septembre.

Elle était ce jour là dans son hôpital dans le Queens, et d'où elle était elle voyait à la fenêtre les tours jumelles qui s’effondraient en même temps que la télévision montrait les images: Le monde, ce jardin.

Il entrait juste dans Manathan en voiture pour un rendez-vous, quand l'alerte fut donnée. Ce que j'ai appris c'est que à un moment donné dans la matinée les autorités ont donné un quart d'heure aux véhicules pour sortir avant de boucler l'île. Ce qu'il a fait.
Il a des trémolos dans la voix quand il raconte, son émotion est palpable, il avoue tout de même que ça lui fait du bien d'en parler.
Pour lui cette poussière, nauséabonde et macabre partout dans la ville, et ceci pendant quelques jours, doit être pour quelque chose dans le mal qui le ronge aujourd'hui.
Et si cette journée avait eu sur lui des effets psychosomatiques ? A l'évocation de cette thèse il admet que c'est une hypothèse plausible.

Un amoureux de la vie qui ne voudrait plus voir la cruauté du monde et la bêtise des hommes;
 un accordeur de piano qui deviendrait aveugle pour rejoindre la situation de beaucoup de ses confrères et s'approcher d'encore plus près la musique comme d'un échappatoire.

Nous devions nous retrouver plus tard sur un stand à Marciac pendant le festival et nous nous sommes manqués alors que nous n'avions pas beaucoup parlé musique ensemble: Pour un nouveau contact n'hésitez pas à laisser un commentaire ici (c'était en 2012 mais on peut rêver)

Une rencontre comme une pierre blanche.
JaZZmarc

Et si on écoutez Esbjorn Svensson?

lundi 3 août 2015

Le jazz d' Edimbourg: Sunjuice au JAZZ BAR et la musique en Ecosse

 Le Vendredi 10 Juillet
A la découverte du Jazz ailleurs, la mission de l'été me porte à Edinbourgh !
Edinbourgh : une ville musée et en même temps une métropole complètement imprégnée de culture mondialisée.

Côté jazz ça donne 4 ou 5 lieux possibles pour en écouter lors d'une soirée estivale et parmi eux le Jazzbar qui propose ce soir " Sun Juice".

C'est un groupe qui déroule un jazz tantôt Funk, tantôt emprunt de folklore local.( Notion floue peut être liée aux caractères touristiques des oreilles qui l'accueillent)
Le tout est servi avec beaucoup d'énergie. Le leader plutôt convainquant est au Sax; Doug Diplady.

Mais la musique en Écosse on la découvre dans bien autres lieux;  oublions tous les lieux touristiques où on nous impose un joueur de cornemuse pour la carte postale, c'est bien dans les pubs que l'on écoute la musique qui nous étonne le plus, nous pauvres étrangers que nous sommes ignorants des traditions locales.
Nous avons été bluffé par la qualité et la puissance de l'encrage de la musique traditionnelle dans ce pays.

Un pub plein à craqué, un vacarme de  tout les diable et pourtant un groupe dans le coin de l'établissement qui avec conviction et passion anime la soirée avec une musique et des chants que tout le monde connait ( euh tout le monde sauf nous). Les instruments sont indigènes les voix aussi elles sont parfaitement maitrisées malgré le tumulte, nourries certainement au whisky Single Malt : Un soir au pub à Plockton avec The Inn Crowd

JaZZmackenzie

Paysage des Highlands avec les vrais Highlander