Une chronique sur une série : c'est une première!
je crois que je ne l'aurais pas écrit si je n'avais lu et entendu autant de mauvaises critiques chargées d'agressivité. Pourquoi tant de haine?
Si tu n'aimes pas le jazz passe ton chemin les plateformes de streaming débordent de bonnes séries, et de moins bonnes aussi.
Ici le plaisir vient du fait d'être au cœur de ce groupe de jazz en action grâce à une caméra mobile intrusive!
En période de disette de concert, se retrouver grâce à Damien Chazelle (Whiplash, La La Land) cet amoureux du jazz, à côtoyer de près, de très prés, les musicos en répétition ou pendant un set que c'est bon !
OK tout le monde se fout de l'intrigue pseudo policière même le metteur en scène l'a complètement abandonnée en rase campagne et n’essaie même pas de la récupérer à la fin.
C'est tout le reste qui est intéressant les petites histoires dans l'histoire, les relations entre les personnages, l'ambiance... et le jazz partout pour accompagner les moments festifs ou pour supporter les drames.
On écoute les morceaux dans leur longueur, même les séquences improvisations sont captées au plus près de l'endroit ou elles naissent.
OK un tel club n'existe pas à Paris, même le groupe a été monté pour l'occasion ... mais les musicos sont authentiques et le cinéma est là pour les magnifier !
Oui le jazz est ici fantasmé mais pourquoi pas! nous le retrouverons bien vite je l'espère dans les vrais clubs mais en attendant vous pouvez allez au "The Eddy" sur Netflix
JazzMarc
Damian Nueva (Basse), Lada Obradovic ( Batterie), Ludovic Louis ( Trompette), Randy Kerber ( Piano ) Joanna Kulig ( Actrice et chanteuse) ,Glen Ballard et Randy Kerber ( Compositions)
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samedi 23 mai 2020
dimanche 3 février 2019
"Green Book" de Peter Farelli
Deux petites pépites qui m’ont réchauffé le corps et l’âme en plein cœur de l’hiver. 2/2
Un film « Green Book » de Peter Farelli, un Road Movie dans les États conservateurs du Sud des US, dans les années 60 à Memphis on y croise peut-être Li Gran Zombi jouant de la Gibson La Moderne au fond d’un bouge.
Je ne me souviens plus très bien. Mais Tony La Tchache alias Viggo Mortensen (Énorme ! et c’est le cas de le dire) parvient à nous faire croire qu’il est rital (c’est déjà une performance, j’ai pensé à De Niro...) un peu rustre, il est aussi chauffeur de Don Shirley (Mahershala Ali) un pianiste élégant, intello et raffiné, trop noir pour jouer du Chopin.
Don Shirley est un musicien qui a existé, tout est vrai dans ce film, enfin presque. Tony l’accompagne le temps d’une tournée.
Mais qui est le plus noir des deux ?
Green Book est un guide touristique écrit par Monsieur Green indiquant les lieux où les gens de couleurs sont admis. C’est intelligent, fin et drôle. Les routes du Sud, les visages du Sud, une bande son de Debussy à Little Richard...Un petit peu de chaleur au cœur de l’hiver. Enfin presque.
JC JazzBÔf
samedi 22 décembre 2018
Bohemian Rhapsody, biopic du groupe Queen par Bryan Singer
Rapidement, puisqu'à l'heure actuelle, vous avez sans doute tous vu ce film musical.Bryan Singer, réalisateur d'"Usual suspects" et de plusieurs X-men, s'y est collé.
Le contrat est rempli :la principale qualité de ce film est d'entendre les grands succès du groupe Queen et de réaliser la créativité des quatre musiciens qui le composaient.Citons entre autres les hymnes "We will rock you", "We are the champions" et "Another One Bites the Dust".
Seconde qualité: ne pas tomber dans le pathos à propos de la fin tragique de Freddy Mercury (le S.I.D.A. étant juste suggéré par quelques gouttes de sang crachées dans une serviette de bain et la confession que fit le chanteur aux autres membres du groupe avant le Live Aid, concert gigantesque organisé par Bob Geldof au bénéfice de l'Afrique affamée en 1985).
Troisième atout:le mimétisme des acteurs qui incarnent les quatre musiciens: Rami Malek (dans le rôle de Freddy Mercury),Gwilym Lee (Brian May),Ben Hardy(Roger Taylor) et Joseph Mazzello (John Deacon).Le générique de fin présentant des images d'archives nous confirme ces ressemblances ahurissantes.
De plus, quelques anecdotes savoureuses comme celle du producteur (Trident, label de la maison E.M.I.) qui se fâche avec le groupe à l'aube de son explosion parce qu'il refuse de sortir en 45 tours la chanson "Bohemian Rhapsody", trop longue (6 minutes) pour les radios américaines.
Astuce ultime: le film se termine sur la reconstitution du set de Queen au Live Aid de Wembley qui donne envie de se lever et d'applaudir (ce que ne manquèrent pas de faire certaines salles lors de la diffusion du film).
Bref ! Un bon moment dans les salles obscures...
François Rockbôf
mercredi 12 décembre 2018
Un film russe pour amateurs de rock : Leto
Si vous avez envie de redécouvrir le pouvoir subversif de la chanson "Psychokiller" des Talking Heads (un vrai film dans le film avec coloriages et gribouillages à la fois), mais aussi de découvrir la scène rock en U.R.S.S à la fin de l'ère Brejnev, courez voir l'excellent long métrage de Kirill Serebrennikov :"Leto".
Le choix du noir et blanc évoque bien ce qu'a du être cette époque pour la jeunesse soviétique. Ces clubs de rock surveillés par le pouvoir où les spectateurs assis en rang d'oignon doivent rester le plus calmes possible relèvent du supplice de Tantale.
Le réalisateur a d'ailleurs la bonne idée de représenter une sorte de conteur(un peu comme Kenneth Branagh dans "Henry V) qui introduit les scènes rétablissant ce qu'aurait dû être la réalité.
Découverte aussi de l'influence du glam rock ( T.Rex , Lou Reed, David Bowie ) sur les musicos soviétiques du début des années 80 et des moyens de fortune dont ils disposaient pour écouter la musique qu'ils aimaient.
Touchante histoire d'un ménage à trois ( le rocker reconnu, sa femme séduisante et le nouveau rocker ) où l'amour de l'art l'emporte chez le premier sur l'amour tout court mais où la femme se révèle plus subtile que l'Eve biblique devant l'arbre de la tentation.
Quant à la bande-son, elle est excellente. Rentré chez moi, je consulte le Net et apprend sur le site de Telerama que c'est l'histoire de " Viktor Tsoï, Eurasien à la gueule d’ange ténébreux,[qui] n’est pas encore le chanteur du groupe new wave Kino, dont le tube "Changement !" a servi d’hymne à la perestroïka."
Décidément, on en apprend tous les jours .Serebrennikov est en résidence surveillée dans la Russie d'aujourd'hui tant la transparence n'est plus de mise chez Poutine.
François Rockbôf
vendredi 20 octobre 2017
Good Time: une B.O. envahissante ?
Le film "Good time" des frères Safdie se distingue par bien des références positives:un vrai scénario de film noir (entre Goodis et Chester Himes), New-York comme lieu de l'action (on pense à Scorcese), des éclairages violents de néons rouges,verts ou bleus ( un peu à la Winding Refn),des gros plans multiples (à la Leone) et une camera souvent portée à l'épaule qui donne du mouvement au film.
Un regret cependant: la musique électro de Oneohtrix Point Never, redondante et parfois même bruyante. On se prend à regretter le rock des Stones dans "Mean Streets", d'autant que le morceau final (excellent) est chanté par Iggy.
Heureusement ! C'est Pattinson qui joue à merveille le rôle principal: rien que pour lui, on peut craquer ...
François Jazzbôf
mardi 1 août 2017
La bande-son du film "Baby driver"
Au début j'ai eu peur de m'être trompé de type de film: bande annonce
diffusée en boucle dans le métro, public d'ado- et d'adu-lescents, début
de film ultra-classique (le chauffeur qui attend les braqueurs dans sa
voiture garée devant la banque ). Et puis ... Je me rends compte que
l'action se déroule sur un air de rythm'n blues,sans paroles.
Car le héros du film,"Baby"(Ansel Elgort, remarquable), est un garçon d'une vingtaine d'années affligé d'un acouphène permanent suite à un accident automobile dans lequel ses parents ont perdu la vie. Et pour le supporter, il écoute en permanence ses morceaux préférés.C'est là qu'est tout l'intérêt du film: Baby a besoin de la musique pour vivre. Il fait tout en rythme:conduire,mettre la table,préparer le breakfast, aller au fast food. Je vous laisse imaginer toute la musique qu'on peut entendre dans le film.D'autant que le tuteur de Baby est muet et parle avec lui la langue des signes.Or c'est un vieux noir qui possède une discothèque d'enfer que l'on entend partiellement dans le film.
La trame du film est simple: Baby est exploité par un sinistre chef de bande (l'excellent Kevin Spacey) mais trouve l'amour( Debora, alias Lily James) et veut décrocher. Ce qui s'avère impossible.Il se trouve alors confronté à la brutalité de ses acolytes et obligé de protéger sa petite amie.Rien de bien nouveau,si ce n'est la BANDE SON: Dave Brubeck ("Unsquare dance"), les Damned ("Neat,Neat,Neat"), T.Rex ("Debora", prénom de la jeune fille dont s'est emmouraché le héros), Alexis Korner ("Early in the morning"), Martha & the Vandellas etc.
Avec une mention spéciale pour le groupe Focus ("Hocus Pocus"), pour Queen et son "Brighton rock" et pour Simon et Garfunkel dont le titre"Baby driver" a inspiré celui du film.Bref ! On se régale au niveau musical. Notre héros enregistre aussi des conversations sur son dictaphone dont il tire des raps qui jouent un rôle important dans le film.Si l'on ajoute les belles bagnoles,les courses infernales, les caricatures de gangsters incarnées par Jamie Foxx et Jon Bernthal, on ne s'ennuie pas !
Une bonne surprise en fait,et qui a l'air de marcher: ayant acquis la B.O. du film à la FNAC, je me suis fait hêler par des jeunes à une terrasse de café qui pointaient le ciel de l'index en criant "Baby driver"!
François Jazzbôf
Car le héros du film,"Baby"(Ansel Elgort, remarquable), est un garçon d'une vingtaine d'années affligé d'un acouphène permanent suite à un accident automobile dans lequel ses parents ont perdu la vie. Et pour le supporter, il écoute en permanence ses morceaux préférés.C'est là qu'est tout l'intérêt du film: Baby a besoin de la musique pour vivre. Il fait tout en rythme:conduire,mettre la table,préparer le breakfast, aller au fast food. Je vous laisse imaginer toute la musique qu'on peut entendre dans le film.D'autant que le tuteur de Baby est muet et parle avec lui la langue des signes.Or c'est un vieux noir qui possède une discothèque d'enfer que l'on entend partiellement dans le film.
La trame du film est simple: Baby est exploité par un sinistre chef de bande (l'excellent Kevin Spacey) mais trouve l'amour( Debora, alias Lily James) et veut décrocher. Ce qui s'avère impossible.Il se trouve alors confronté à la brutalité de ses acolytes et obligé de protéger sa petite amie.Rien de bien nouveau,si ce n'est la BANDE SON: Dave Brubeck ("Unsquare dance"), les Damned ("Neat,Neat,Neat"), T.Rex ("Debora", prénom de la jeune fille dont s'est emmouraché le héros), Alexis Korner ("Early in the morning"), Martha & the Vandellas etc.
Avec une mention spéciale pour le groupe Focus ("Hocus Pocus"), pour Queen et son "Brighton rock" et pour Simon et Garfunkel dont le titre"Baby driver" a inspiré celui du film.Bref ! On se régale au niveau musical. Notre héros enregistre aussi des conversations sur son dictaphone dont il tire des raps qui jouent un rôle important dans le film.Si l'on ajoute les belles bagnoles,les courses infernales, les caricatures de gangsters incarnées par Jamie Foxx et Jon Bernthal, on ne s'ennuie pas !
Une bonne surprise en fait,et qui a l'air de marcher: ayant acquis la B.O. du film à la FNAC, je me suis fait hêler par des jeunes à une terrasse de café qui pointaient le ciel de l'index en criant "Baby driver"!
François Jazzbôf
dimanche 16 octobre 2016
Musique, Lumiere, Cinema et... mes potes
Pour faire suite à la chronique précédente de mon illustre JazzBof, une
fois n'est pas coutume, j'ai pour ma part assisté à la "Nuit des Potes à
la Halle" avec en ouverture " l'Aventure c'est l'aventure " quel
bonheur de retrouver effectivement le grand Jacques.
Il rencontra Lino Ventura sur ce film et ils restèrent amis jusqu'à la fin. Brel se rendra même chez lui boire ses dernières bières. Pour rappel, car tout le monde a vu ce film, Charles Denner y projette l'enlèvement de Johnny (la BO) pour un nouveau type de rançon (et de promo...)
De la musique en fil conducteur pourquoi pas ? J'ai croisé Marlène Dietrich et son chant grave dans " la Scandaleuse de Berlin" à l'Institut, un magnifique Billy Wilder en noir et blanc plein d'humour dans un Berlin en ruines, n'avait-elle pas si bien interprété "Ne me quitte pas"... Autre magnifique noir et blanc celui du " Mecano de la général" de B Keaton à Francheville, accompagné en direct par un pianiste (Eric Moulin) sur scène pendant une heure et demie, les yeux fixés à l'écran pour être parfaitement synchro et dans le temps et dans l'émotion. "Legendes d'Automne" (Edward Zwick) au Toboggan, avec Julia Hormond au piano un moment de grâce dans ce monde de sauvages, pour une mélodie de James Horner qui sait si bien décrire les grands espaces comme ceux du Montana (chers à Jim Harisson ). Et pour finir pourquoi pas cette BO tonitruante de " very bad trip " avec Myke Tyson chantant "in the air tonight" de Phil Collins ( un grand moment) et qui a su tenir éveillé les spectateurs aux fesses meurtries (en tout cas les miennes...)
Et pour finir cette semaine Bob Dylan prix Nobel de Litterature 2016 ! et alors me direz-vous ? Marlene boucle la boucle....
Vive Lumière.
JCJazzBof
Very bad trip
L'aventure c'est l'aventure
Légendes d'automne
Marlene Dietrich ...et Bob Dylan
Il rencontra Lino Ventura sur ce film et ils restèrent amis jusqu'à la fin. Brel se rendra même chez lui boire ses dernières bières. Pour rappel, car tout le monde a vu ce film, Charles Denner y projette l'enlèvement de Johnny (la BO) pour un nouveau type de rançon (et de promo...)
De la musique en fil conducteur pourquoi pas ? J'ai croisé Marlène Dietrich et son chant grave dans " la Scandaleuse de Berlin" à l'Institut, un magnifique Billy Wilder en noir et blanc plein d'humour dans un Berlin en ruines, n'avait-elle pas si bien interprété "Ne me quitte pas"... Autre magnifique noir et blanc celui du " Mecano de la général" de B Keaton à Francheville, accompagné en direct par un pianiste (Eric Moulin) sur scène pendant une heure et demie, les yeux fixés à l'écran pour être parfaitement synchro et dans le temps et dans l'émotion. "Legendes d'Automne" (Edward Zwick) au Toboggan, avec Julia Hormond au piano un moment de grâce dans ce monde de sauvages, pour une mélodie de James Horner qui sait si bien décrire les grands espaces comme ceux du Montana (chers à Jim Harisson ). Et pour finir pourquoi pas cette BO tonitruante de " very bad trip " avec Myke Tyson chantant "in the air tonight" de Phil Collins ( un grand moment) et qui a su tenir éveillé les spectateurs aux fesses meurtries (en tout cas les miennes...)
Et pour finir cette semaine Bob Dylan prix Nobel de Litterature 2016 ! et alors me direz-vous ? Marlene boucle la boucle....
Vive Lumière.
JCJazzBof
Very bad trip
L'aventure c'est l'aventure
Légendes d'automne
Marlene Dietrich ...et Bob Dylan
samedi 15 octobre 2016
Lumière, musique, cinéma... et Bowie
Le festival Lumière donne la possibilité aux mélomanes que nous sommes
de faire des expériences passionnantes.
Lundi soir,en allant voir "Les prédateurs"de Tony Scott, je savais que j'allais revoir Bowie dans toute sa splendeur et je n'ai pas été déçu.Il est tel qu'en 1983, l'époque de "China girl", avec son costume crème et sa classe folle. Mais ce que j'ignorais, c'est que ce film le fait vieillir prématurément. Comment ne pas être ému en le voyant se rider peu à peu dans une salle d'attente de consultation hospitalière ? Le jeune homme flamboyant devient vieillard sous l'effet d'une maladie incurable et rentre chez lui cacher son corps flétri.
David a-t-il revu cette scène dans les mois qui précédèrent son décès ? S'en est-il inspiré pour écrire "Lazarus"?
Autre émotion:réécouter au début du film le morceau de Bauhaus "Bela Lugosi's Dead". Et je ne parle pas du trouble que procure la scène torride entre Susan Sarandon et Catherine Deneuve ...
Dans un autre domaine,l'un des derniers films de Marcel Carné "Les assassins de l'ordre" (1971) nous rappelle que Jacques Brel, outre ses talents d'auteur-compositeur-interprète de chansons sublimes, était un excellent acteur. Bowie, Brel, y'a pas que dans le port d'Amsterdam que des marins (et d'autres ,mélomanes ou cinéphiles) pleurent.
Jzbx+
Les prédateurs de Tony Scott
Lundi soir,en allant voir "Les prédateurs"de Tony Scott, je savais que j'allais revoir Bowie dans toute sa splendeur et je n'ai pas été déçu.Il est tel qu'en 1983, l'époque de "China girl", avec son costume crème et sa classe folle. Mais ce que j'ignorais, c'est que ce film le fait vieillir prématurément. Comment ne pas être ému en le voyant se rider peu à peu dans une salle d'attente de consultation hospitalière ? Le jeune homme flamboyant devient vieillard sous l'effet d'une maladie incurable et rentre chez lui cacher son corps flétri.
David a-t-il revu cette scène dans les mois qui précédèrent son décès ? S'en est-il inspiré pour écrire "Lazarus"?
Autre émotion:réécouter au début du film le morceau de Bauhaus "Bela Lugosi's Dead". Et je ne parle pas du trouble que procure la scène torride entre Susan Sarandon et Catherine Deneuve ...
Dans un autre domaine,l'un des derniers films de Marcel Carné "Les assassins de l'ordre" (1971) nous rappelle que Jacques Brel, outre ses talents d'auteur-compositeur-interprète de chansons sublimes, était un excellent acteur. Bowie, Brel, y'a pas que dans le port d'Amsterdam que des marins (et d'autres ,mélomanes ou cinéphiles) pleurent.
Jzbx+
Les prédateurs de Tony Scott
dimanche 24 juillet 2016
Youth: de Paolo Sorrentino : Un Hymne à la beauté et à la gloire du cinema et de la musique
"Youth" le dernier film de Paolo Sorrentino est un hymne à la beauté et à la gloire de la musique et du cinéma !
Ce n'est pas ce que j'en avais entendu à sa sortie dans les salles, aussi c'est avec une agréable surprise et avec un certain retard que j'ai récemment vu ce film que j'ai trouvé tout simplement magnifique.
La recherche de la beauté est une signature,
chaque plan est léché et la bande son est un enchantement.
Deux amis octogénaires ayant eu beaucoup de succès dans leur vie professionnelle l'un a été chef d'orchestre l'autre metteur en scène se retrouvent dans un centre de vacances Suisse haut de gamme où les célébrités s'y retrouvent: Maradona, Miss Univers ( rien que ça !)
L'histoire avance autour de l'apathie supposée d'un des 2, mais l'histoire est secondaire dans cette oeuvre, l'essentiel se trouve dans les scènes "inutiles" au déroulement de l'histoire : les rèves, les fantasmes, les souvenirs réels ou reconstruits.
La bande originale a été concoctée par un amoureux de la musique,
- première surprise une reprise d' un morceau du groupe Yes "Onward" sur l'album Tormato ( composée par le regretté Chris Squire) interprété ici par le chanteur américain Mark Kozelek. L'intro à la guitare sèche est très largement allongée dans la film jusqu'à l'enivrement.
- David Byrne et Elliot Murphy figurent aussi dans la BO.
- et puis le compositeur fétiche de Paolo Sorrentino, David Lang signe ici quelques perles jusqu'au concert final qui nous laisse pantois.
Nul présence officielle de jazz ici, ou peut être est il partout, dans la liberté que prend le metteur en scène avec son projet artistique : Pas de cheminement linéaire, des surprises à tous moments, et des compostions originales plus qu'aventureuses.
JaZZmarc
David Lang: "Just"
David Lang: "Simple song"
Mark Kozelek: "Onward"
Ce n'est pas ce que j'en avais entendu à sa sortie dans les salles, aussi c'est avec une agréable surprise et avec un certain retard que j'ai récemment vu ce film que j'ai trouvé tout simplement magnifique.
La recherche de la beauté est une signature,
chaque plan est léché et la bande son est un enchantement.
Deux amis octogénaires ayant eu beaucoup de succès dans leur vie professionnelle l'un a été chef d'orchestre l'autre metteur en scène se retrouvent dans un centre de vacances Suisse haut de gamme où les célébrités s'y retrouvent: Maradona, Miss Univers ( rien que ça !)
L'histoire avance autour de l'apathie supposée d'un des 2, mais l'histoire est secondaire dans cette oeuvre, l'essentiel se trouve dans les scènes "inutiles" au déroulement de l'histoire : les rèves, les fantasmes, les souvenirs réels ou reconstruits.
La bande originale a été concoctée par un amoureux de la musique,
- première surprise une reprise d' un morceau du groupe Yes "Onward" sur l'album Tormato ( composée par le regretté Chris Squire) interprété ici par le chanteur américain Mark Kozelek. L'intro à la guitare sèche est très largement allongée dans la film jusqu'à l'enivrement.
- David Byrne et Elliot Murphy figurent aussi dans la BO.
- et puis le compositeur fétiche de Paolo Sorrentino, David Lang signe ici quelques perles jusqu'au concert final qui nous laisse pantois.
Nul présence officielle de jazz ici, ou peut être est il partout, dans la liberté que prend le metteur en scène avec son projet artistique : Pas de cheminement linéaire, des surprises à tous moments, et des compostions originales plus qu'aventureuses.
JaZZmarc
David Lang: "Just"
David Lang: "Simple song"
Mark Kozelek: "Onward"
dimanche 10 janvier 2016
Paco di Lucia, légende du Flamenco
Le film documentaire de Corro Sanchez (fils de Paco) n’a jamais
pu être terminé.
Le coeur de Paco de Lucia a lâché face à la mer avant la fin du reportage.
Longtemps une fin fût cherchée.... Très beau reportage que le Toboggan nous offrit en cette fin d’année, un dimanche en fin d’après midi, quelle belle idée.
Fils de guitariste flamenco, Paco le fils de Lucia (sa mère) nous raconte sa jeunesse pauvre à Algésiras. Très tôt il doit gagner sa vie avec son frère, simplement pour manger, jouant dans les bars.
Il n’a pas 15 ans quand il rejoint son frère guitariste alors en tournée aux USA en tant accompagnateur du danseur José Greco. Sa carrière végète jusqu’au jour où il comprend qu’il doit jouer sa musique et donc composer.
Il devient alors un génial guitariste de Flamenco travaillant sans relâche. Mais la célébrité ne viendra que lorsqu’il comprendra une deuxième chose, sa musique doit s’ouvrir, quitte à trahir les puristes du flamenco, vers d’autres musiques et le Jazz notamment.
Cette transition est particulièrement émouvante et douloureuse pour Paco coincé entre deux cultures, le flamenco populaire et le jazz élitiste. Il ne sait pas improviser et John MacLauglin le rassure " tu n’as pas besoin de savoir joues ! " Aldi Meola lui explique et alors sa carrière devint exceptionnelle, enchaînant les concerts et festivals à travers le monde entier.
Nous avions rencontré "l’âme de l’Espagne" aux Nuits de Fourvière en 2006 et ce fut évidemment un moment inoubliable. On le retrouve dans sa maison face à la mer en fin de reportage, seul, il avoue avoir passer 80% de sa vie seul, est-il heureux ? On se pose la question, il lâche au détour d’une phrase « la pauvreté aide à rendre heureux » car elle force au partage, à l’échange… Je recommande vivement ce reportage sorti en octobre 2015 en pensant particulièrement à notre rédac chef JazzMarc,
il sait pourquoi.
Longtemps une fin fût cherchée...puis l’évidence s’imposa, Paco est immortel.
JC JazzBof
Le coeur de Paco de Lucia a lâché face à la mer avant la fin du reportage.
Longtemps une fin fût cherchée.... Très beau reportage que le Toboggan nous offrit en cette fin d’année, un dimanche en fin d’après midi, quelle belle idée.
Fils de guitariste flamenco, Paco le fils de Lucia (sa mère) nous raconte sa jeunesse pauvre à Algésiras. Très tôt il doit gagner sa vie avec son frère, simplement pour manger, jouant dans les bars.
Il n’a pas 15 ans quand il rejoint son frère guitariste alors en tournée aux USA en tant accompagnateur du danseur José Greco. Sa carrière végète jusqu’au jour où il comprend qu’il doit jouer sa musique et donc composer.
Il devient alors un génial guitariste de Flamenco travaillant sans relâche. Mais la célébrité ne viendra que lorsqu’il comprendra une deuxième chose, sa musique doit s’ouvrir, quitte à trahir les puristes du flamenco, vers d’autres musiques et le Jazz notamment.
Cette transition est particulièrement émouvante et douloureuse pour Paco coincé entre deux cultures, le flamenco populaire et le jazz élitiste. Il ne sait pas improviser et John MacLauglin le rassure " tu n’as pas besoin de savoir joues ! " Aldi Meola lui explique et alors sa carrière devint exceptionnelle, enchaînant les concerts et festivals à travers le monde entier.
Nous avions rencontré "l’âme de l’Espagne" aux Nuits de Fourvière en 2006 et ce fut évidemment un moment inoubliable. On le retrouve dans sa maison face à la mer en fin de reportage, seul, il avoue avoir passer 80% de sa vie seul, est-il heureux ? On se pose la question, il lâche au détour d’une phrase « la pauvreté aide à rendre heureux » car elle force au partage, à l’échange… Je recommande vivement ce reportage sorti en octobre 2015 en pensant particulièrement à notre rédac chef JazzMarc,
il sait pourquoi.
Longtemps une fin fût cherchée...puis l’évidence s’imposa, Paco est immortel.
JC JazzBof
dimanche 1 février 2015
Nick Cave et la musique des grands espaces: Loin des hommes
Nick Cave aime les westerns, déjà pour "l’assassinat de Jesse James par
le lâche Robert Ford" il signait la BO et jouait même pour l’occas un
musicien de saloon. Il remet ça avec son compère Warren Ellis pour ce
magnifique film de David Oelhoffen : Loin des hommes.
Les grands espaces l'inspirent sans doute,et les Hauts Plateaux de l’Atlas Algérien valent bien les Hautes Plaines d’Amérique du Nord, et le visage lumineux de Viggo Mortenssen celui de Brad Pitt.
1954 en pleine guerre d’Algérie, un instituteur (Viggo Mortenssen) qui s’est retiré loin des hommes et de leur violence, apprend à lire le français à de jeunes arabes, jusqu’au jour où il doit escorter un prisonnier Algérien (Reta Kateb) accusé du meurtre d’un cousin.
Il y a effectivement dans ce film beaucoup de références aux classiques du Western, Viggo Mortessen fait le cow-boy beau et bon et Reta Kateb l' indien torturé entre traditions ancestrales et monde moderne. Je trouve que c’est surtout un magnifique Road Movie, nous marchons littéralement avec eux dans ce bel Atlas en traversant des paysages somptueux mais aussi en traversant la vie de ces deux êtres si différents de par leur histoire et leur culture. Ils marchent pourtant sans doute avec le même espoir et le même destin alors que l’Algérie et le monde s’écroulent autour d’eux comme les pierres du sentier. Un beau message de paix en ces temps si violents.
Et le piano de Nick Cave et les violons de Warren Ellis, nous transportent mélancoliquement, lentement, tout en finesse jusqu’au bout du chemin. J’espère qu’un CD est prévu…
JC JazzBof
Les grands espaces l'inspirent sans doute,et les Hauts Plateaux de l’Atlas Algérien valent bien les Hautes Plaines d’Amérique du Nord, et le visage lumineux de Viggo Mortenssen celui de Brad Pitt.
1954 en pleine guerre d’Algérie, un instituteur (Viggo Mortenssen) qui s’est retiré loin des hommes et de leur violence, apprend à lire le français à de jeunes arabes, jusqu’au jour où il doit escorter un prisonnier Algérien (Reta Kateb) accusé du meurtre d’un cousin.
Il y a effectivement dans ce film beaucoup de références aux classiques du Western, Viggo Mortessen fait le cow-boy beau et bon et Reta Kateb l' indien torturé entre traditions ancestrales et monde moderne. Je trouve que c’est surtout un magnifique Road Movie, nous marchons littéralement avec eux dans ce bel Atlas en traversant des paysages somptueux mais aussi en traversant la vie de ces deux êtres si différents de par leur histoire et leur culture. Ils marchent pourtant sans doute avec le même espoir et le même destin alors que l’Algérie et le monde s’écroulent autour d’eux comme les pierres du sentier. Un beau message de paix en ces temps si violents.
Et le piano de Nick Cave et les violons de Warren Ellis, nous transportent mélancoliquement, lentement, tout en finesse jusqu’au bout du chemin. J’espère qu’un CD est prévu…
JC JazzBof
dimanche 18 janvier 2015
Fatih Akin "the cut" : Un réalisateur qui a des couilles
Une bande originale très guitare électrique de Alexander Hacke accompagne le premier film sur le génocide arménien réalisé par un Turc, Fatih Akin, que les critiques se plaisent à éreinter.
C'est vrai que Fatih Akin est un Turc d'Allemagne,ou plutôt un Allemand d'origine turque ; vrai aussi que son film "the cut" prend paradoxalement moins aux tripes que "Head on" ou " De l'autre côté", les deux autres volets de sa trilogie. Mais quand même !
C'est le premier film où je vois une reconstitution du génocide arménien de 1915.
Avec de multiples conseillers historiques ( ce qui fait qu'on retrouve ce qu'on a pu lire dans les livres d'histoire sur le sujet).Avec Le talent de Mardik Martin, le scénariste de "Mean Streets" de Scorcese ( à qui Akin rend d'ailleurs hommage à la fin du film). Avec plusieurs langues originales (arménien, turc, espagnol, anglais). Même si Tahar Rahim est quant à lui muet.
Et il parait qu'en septembre le film a réussi à passer dans 24 salles en Turquie malgré les menaces des ultranationalistes.Alors, je trouve les critiques un peu durs de faire la fine bouche, surtout dans le contexte actuel.
D'accord, c'est très classique comme mise en scène. Mais au moins, le film existe !
François Filmbôf
dimanche 28 décembre 2014
Whiplash : Un thriller musical ?
Charlie Parker est devenu le saxophoniste que l’on connaît parce que Jo
Jones le batteur lui a balancé une cymbale à la tête pendant un
concert. Il ne faisait pas le « Good Job ». Humilié Bird revint sur
scène plus tard, après avoir bossé, la rage au cœur.
C’est le thème du film. Peut-on devenir un Charlie Parker sans souffrir, sans être poussé hors de soi et de ses limites. Il existe plein d’exemples bien sûr dans d’autres domaines que la musique pour le démontrer. En tout cas Fletcher (J.F. Simmons) y croit, il dirige un Jazz Band et fait germer (en tout cas le croit-il) dans la sueur et le sang des futurs grands du Jazz. De son côté le jeune Andrew (Miles Teller) rêve de devenir batteur. Le duel ou plutôt combat qui s’installe entre ces deux là est assez vertigineux et tourne vite au thriller. Les séances de répétitions dans un décor sombre improbable sont assez extraordinaires, JF Simmons, magnifique en T-shirt noir, mène d’un bras musclé les jeunes musiciens, les humiliant tour à tour. Son jeu d’acteur est indéchiffrable, à la fois pervers et paternel. Le jeune Andrews lui se pose des questions, doit-il suivre les conseils de ses proches où la notion de réussite est différente ? Finalement il préfère se poser des sparadraps sur les doigts comme un boxeur des bandes sur les mains, et de monter sur le ring.
Mais qui sortira vraiment vainqueur de ce combat ? Le lieutenant Fletcher ou le soldat Andrew ? si au cours de la dernière scène, mémorable, au son du fameux «Caravan » cela semble évident, cela le devient moins pendant que le morceau se termine, qui prend vraiment la main ? Puis on se retrouve dans la rue et là on a l’impression que Fletcher ricane en coulisse dans notre dos.
Damien Chazelle le réalisateur voulait être batteur et s’est inspiré de son expérience, Miles Teller a bossé la gestuelle du batteur pendant des mois et son travail est remarquable, même si c’est un pro sur la bande son on y croit vraiment à l'image (ce qui n’est pas toujours le cas) et tous les autres musiciens sont des « vrais », étudiants pour la plupart. Le montage est bien sûr très rythmé et les gros plans sur les instruments et musiciens très évocateurs.
Bref un régal, et pour les oreilles aussi.
JC JazzBof
Morale du film : "Si tu ne travailles pas tu finiras dans un groupe de rock !"
Caravan avec Jo jones
C’est le thème du film. Peut-on devenir un Charlie Parker sans souffrir, sans être poussé hors de soi et de ses limites. Il existe plein d’exemples bien sûr dans d’autres domaines que la musique pour le démontrer. En tout cas Fletcher (J.F. Simmons) y croit, il dirige un Jazz Band et fait germer (en tout cas le croit-il) dans la sueur et le sang des futurs grands du Jazz. De son côté le jeune Andrew (Miles Teller) rêve de devenir batteur. Le duel ou plutôt combat qui s’installe entre ces deux là est assez vertigineux et tourne vite au thriller. Les séances de répétitions dans un décor sombre improbable sont assez extraordinaires, JF Simmons, magnifique en T-shirt noir, mène d’un bras musclé les jeunes musiciens, les humiliant tour à tour. Son jeu d’acteur est indéchiffrable, à la fois pervers et paternel. Le jeune Andrews lui se pose des questions, doit-il suivre les conseils de ses proches où la notion de réussite est différente ? Finalement il préfère se poser des sparadraps sur les doigts comme un boxeur des bandes sur les mains, et de monter sur le ring.
Mais qui sortira vraiment vainqueur de ce combat ? Le lieutenant Fletcher ou le soldat Andrew ? si au cours de la dernière scène, mémorable, au son du fameux «Caravan » cela semble évident, cela le devient moins pendant que le morceau se termine, qui prend vraiment la main ? Puis on se retrouve dans la rue et là on a l’impression que Fletcher ricane en coulisse dans notre dos.
Damien Chazelle le réalisateur voulait être batteur et s’est inspiré de son expérience, Miles Teller a bossé la gestuelle du batteur pendant des mois et son travail est remarquable, même si c’est un pro sur la bande son on y croit vraiment à l'image (ce qui n’est pas toujours le cas) et tous les autres musiciens sont des « vrais », étudiants pour la plupart. Le montage est bien sûr très rythmé et les gros plans sur les instruments et musiciens très évocateurs.
Bref un régal, et pour les oreilles aussi.
JC JazzBof
Morale du film : "Si tu ne travailles pas tu finiras dans un groupe de rock !"
Caravan avec Jo jones
dimanche 30 novembre 2014
Quand vient la nuit : un film pour les amateurs de quai du polar
Titre français: "quand vient la nuit" (titre original: "the drop"
explication: le drop est ce bar de Brooklyn qui collecte pour la mafia
les paris clandestins)
Quatre raisons d'y aller:
- le réalisateur , un belge, qui avait tourné "Bullhead" ( formidable). Ci-joint le biopic de Wikipedia :
"Michaël R. Roskam (de son vrai nom Michaël Reynders) est un réalisateur et scénariste belge né en 1972 à Saint-Trond. Sa carrière internationale a été lancée en 2012 avec une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère pour le film Bullhead"
- les acteurs, Tom Hardy (un taiseux déjà excellent dans "Les hommes sans loi") et James Gandolfini ( un énorme, mort depuis- le film lui est dédié );mais aussi Matthias Schoenaerts (qui jouait déjà dans Bullhead, si vous l'avez vu, vous ne pouvez pas l'avoir oublié)
- le scénario original, de Dennis Lehanne (auteur de Shutter Island, entre autres)
- la morale du film, ambiguë à souhait.
Même si c'est un peu lent parfois, les climats mis en image sont prenants.
F.S.P. Jazzbôf
Quatre raisons d'y aller:
- le réalisateur , un belge, qui avait tourné "Bullhead" ( formidable). Ci-joint le biopic de Wikipedia :
"Michaël R. Roskam (de son vrai nom Michaël Reynders) est un réalisateur et scénariste belge né en 1972 à Saint-Trond. Sa carrière internationale a été lancée en 2012 avec une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère pour le film Bullhead"
- les acteurs, Tom Hardy (un taiseux déjà excellent dans "Les hommes sans loi") et James Gandolfini ( un énorme, mort depuis- le film lui est dédié );mais aussi Matthias Schoenaerts (qui jouait déjà dans Bullhead, si vous l'avez vu, vous ne pouvez pas l'avoir oublié)
- le scénario original, de Dennis Lehanne (auteur de Shutter Island, entre autres)
- la morale du film, ambiguë à souhait.
Même si c'est un peu lent parfois, les climats mis en image sont prenants.
F.S.P. Jazzbôf
mardi 14 octobre 2014
"Gone girl" de David Fincher
Atticus Ross et Trent Reznor (ce-dernier leader du groupe Nine Inch
Nails où joua le premier) sont encore une fois aux manettes de la B.O.
d'un film de David Fincher.
Ils avaient été récompensés d'un oscar en 2010 pour celle du film "The social network" et avaient réitéré leur collaboration avec le cinéaste pour "Millenium".
Cette fois encore,les morceaux tels The Sugar Storm, Background Noise, The Way He Looks at Me et Just Like You,contribuent à renforcer l'ambiance inquiétante du long métrage,les stridences électroniques couvant sous une "musique d'ascenseur"(comme la désignait Kevin Spacey dans "American beauty").
L'intrigue est noire à souhait et je ne peux m'empécher quand je vois Ben Affleck dans le rôle principal de penser à Bruce Springsteen (même virilité typiquement ricaine).
Et puis il y a Rosamund Pike ,la mante religieuse. Et derrière cette histoire sordide une critique de la société américaine, de ses conventions ineptes, de ses médias et de la versatilité de l'opinion publique.
Autant de raisons d'aller voir le dernier opus du docteur Fincher.
François S.P. Jazzbôf
Ils avaient été récompensés d'un oscar en 2010 pour celle du film "The social network" et avaient réitéré leur collaboration avec le cinéaste pour "Millenium".
Cette fois encore,les morceaux tels The Sugar Storm, Background Noise, The Way He Looks at Me et Just Like You,contribuent à renforcer l'ambiance inquiétante du long métrage,les stridences électroniques couvant sous une "musique d'ascenseur"(comme la désignait Kevin Spacey dans "American beauty").
L'intrigue est noire à souhait et je ne peux m'empécher quand je vois Ben Affleck dans le rôle principal de penser à Bruce Springsteen (même virilité typiquement ricaine).
Et puis il y a Rosamund Pike ,la mante religieuse. Et derrière cette histoire sordide une critique de la société américaine, de ses conventions ineptes, de ses médias et de la versatilité de l'opinion publique.
Autant de raisons d'aller voir le dernier opus du docteur Fincher.
François S.P. Jazzbôf
dimanche 28 septembre 2014
Get on up : James Brown Le film
Pour le plaisir de réécouter des chefs d'oeuvres du funk,
pour la performance de l'acteur Chadwick Boseman,
pour le plaisir de revoir à l'écran l'un des blues brothers ( Dan Aykroyd),
pour celui de voir l'évolution de la mode des sixties aux nineties,
vous pouvez aller voir Get on up.
Certes le réalisateur épargne James Brown,
dont l'égocentrisme et les turpitudes sont juste suggérés, voire excusés ( ah cette mère négligente !);
Il n'empêche: on passe quand même un bon moment.
Moi, j'ai repensé à mon père qui m'avait fait découvrir le roi de la soul et du funk il y a plus de quarante ans.
F.S.P. Jazzbôf
pour la performance de l'acteur Chadwick Boseman,
pour le plaisir de revoir à l'écran l'un des blues brothers ( Dan Aykroyd),
pour celui de voir l'évolution de la mode des sixties aux nineties,
vous pouvez aller voir Get on up.
Certes le réalisateur épargne James Brown,
dont l'égocentrisme et les turpitudes sont juste suggérés, voire excusés ( ah cette mère négligente !);
Il n'empêche: on passe quand même un bon moment.
Moi, j'ai repensé à mon père qui m'avait fait découvrir le roi de la soul et du funk il y a plus de quarante ans.
F.S.P. Jazzbôf
mercredi 25 juin 2014
" Jersey Boys" de Clint Eastwood: Un film musical décrié
"Jersey Boys", le dernier opus de Clint Eastwood , biopic d'un groupe
célèbre des sixties, les Four Seasons, ne mérite peut-être pas tous les
honneurs, mais pas non plus l'excès d'indignité dont l'affuble la
critique.
Ne serait-ce que par la distribution impeccable :John Lloyd Young joue le rôle de Frankie Valli, Erich Bergen celui de Bob Gaudio,l'excellent Vincent Piazza incarne Tommy DeVito ; Michael Lomenda est Nick Massi et l'inoxydable Christopher Walken , Angelo « Gyp » DeCarlo, le parrain de service.
La musique elle-aussi fait revivre toute une époque où les Four Seasons alignaient les hits ( Sherry, Big Girls Don't Cry, Walk Like a Man etc.),où les filles avaient les cheveux laqués et les mecs des vestes en lamé, où la frontière entre les musicos italo-américains et la mafia était floue (qu'on repense à Sinatra).Clint s'autorise aussi un petit cameo quand un plan sur la télévision de l'époque dévoile des images en noir et blanc de Rawhide, le feuilleton qui le rendit célèbre.
Certes, la première moitié du film a un rythme plus soutenu que la seconde, les déboires du groupe sont stéréotypés(on s'aime,on se déchire, on se sépare)et certains procédés sont peut-être abusivement répétés (comme l'aparté du personnage avec le spectateur).
Mais les retrouvailles des quatre compères en 1990 au Rock'n roll Hall of fame n'en prennent que plus de relief et chacun ressort en fredonnant un air de Valli et Gaudio (par ailleurs producteurs du film).
François S.P. Jazzbôf
Ne serait-ce que par la distribution impeccable :John Lloyd Young joue le rôle de Frankie Valli, Erich Bergen celui de Bob Gaudio,l'excellent Vincent Piazza incarne Tommy DeVito ; Michael Lomenda est Nick Massi et l'inoxydable Christopher Walken , Angelo « Gyp » DeCarlo, le parrain de service.
La musique elle-aussi fait revivre toute une époque où les Four Seasons alignaient les hits ( Sherry, Big Girls Don't Cry, Walk Like a Man etc.),où les filles avaient les cheveux laqués et les mecs des vestes en lamé, où la frontière entre les musicos italo-américains et la mafia était floue (qu'on repense à Sinatra).Clint s'autorise aussi un petit cameo quand un plan sur la télévision de l'époque dévoile des images en noir et blanc de Rawhide, le feuilleton qui le rendit célèbre.
Certes, la première moitié du film a un rythme plus soutenu que la seconde, les déboires du groupe sont stéréotypés(on s'aime,on se déchire, on se sépare)et certains procédés sont peut-être abusivement répétés (comme l'aparté du personnage avec le spectateur).
Mais les retrouvailles des quatre compères en 1990 au Rock'n roll Hall of fame n'en prennent que plus de relief et chacun ressort en fredonnant un air de Valli et Gaudio (par ailleurs producteurs du film).
François S.P. Jazzbôf
mardi 29 avril 2014
Le western n'est pas mort ! " My Sweet Pepperland"
Quel est le film où l'on peut à la fois écouter du hang, instrument
suisse de la famille des idiophones ( Instrument fétiche du Portico Quartet ), et une chanson d'Elvis Presley,
sans oublier diverses musiques orientales et même un blues de la plus
belle facture?
Et bien, c'est un OVNI, un film "Canada Dry" (ça ressemble à... mais c'en est pas), un "eastern" (néologisme pour désigner un western qui se déroulerait à l'Est).
Vous aimez les histoires qui commencent dans une bourgade poussiéreuse au milieu des montagnes, les hommes armés portant des chapeaux à larges bords, les faciès mal rasés et les moustaches tombantes, les bars improbables peuplés uniquement d'hommes où la beauté d'une belle jeune femme semble incongrue,les réglements de compte à coups de flingue,ceux qui en ont et celles qui leur en remontrent.
Alors,ruez vous sur " My Sweet Pepperland", le film d'Hiner Saleem : ça se passe en pays Kurde, côté irakien mais tout près de la frontière turque, de nos jours. Korkmaz Arslan joue le rôle du "shérif" ( un nouveau commandant de police chargé de faire régner l'ordre dans ce trou perdu) et la belle Golshifteh Farahani y est l'institutrice venue lutter contre l'obscurantisme dans une société patriarcale qui la rejette.
C'est excellemment bien joué et, en plus, exprimant un message malheureusement toujours actuel : trop de sociétés traditionnelles placent l'honneur dans la virginité et la soumission des jeunes femmes, tout en tolérant sans sourciller tous les trafics imaginables, la collaboration avec des régimes corrompus et la violence gratuite.
A cet égard, le film d'Hiner Saalem traduit bien le malaise de la jeunesse proche-orientale qui étouffe dans un carcan moral dont elle voudrait sortir ( ce qu'a fait, dans la vraie vie, la courageuse Golshifteh ).
François Jazzéfilmbôf
Et bien, c'est un OVNI, un film "Canada Dry" (ça ressemble à... mais c'en est pas), un "eastern" (néologisme pour désigner un western qui se déroulerait à l'Est).
Vous aimez les histoires qui commencent dans une bourgade poussiéreuse au milieu des montagnes, les hommes armés portant des chapeaux à larges bords, les faciès mal rasés et les moustaches tombantes, les bars improbables peuplés uniquement d'hommes où la beauté d'une belle jeune femme semble incongrue,les réglements de compte à coups de flingue,ceux qui en ont et celles qui leur en remontrent.
Alors,ruez vous sur " My Sweet Pepperland", le film d'Hiner Saleem : ça se passe en pays Kurde, côté irakien mais tout près de la frontière turque, de nos jours. Korkmaz Arslan joue le rôle du "shérif" ( un nouveau commandant de police chargé de faire régner l'ordre dans ce trou perdu) et la belle Golshifteh Farahani y est l'institutrice venue lutter contre l'obscurantisme dans une société patriarcale qui la rejette.
C'est excellemment bien joué et, en plus, exprimant un message malheureusement toujours actuel : trop de sociétés traditionnelles placent l'honneur dans la virginité et la soumission des jeunes femmes, tout en tolérant sans sourciller tous les trafics imaginables, la collaboration avec des régimes corrompus et la violence gratuite.
A cet égard, le film d'Hiner Saalem traduit bien le malaise de la jeunesse proche-orientale qui étouffe dans un carcan moral dont elle voudrait sortir ( ce qu'a fait, dans la vraie vie, la courageuse Golshifteh ).
François Jazzéfilmbôf
mercredi 26 mars 2014
HER : Le dernier opus cinématographique de Spike Jonze
"Her", le dernier film de Spike Jonze , mérite une place sur ce site pour plusieurs raisons. La voix de Scarlett Johansson tout d'abord, qui donne toute sa substance au titre et au personnage principal ,un système informatique dont Theodore, le héros (ou plutôt l'anti-héros tant il est banal ) tombe littéralement amoureux. Joaquin Phoenix incarne avec justesse ce personnage d'écrivain public qui rédige des lettres de félicitations ou d'anniversaire pour des clients incapables de s'exprimer par la plume.
Fonction qui n'est pas sans rappeler celle de Winston dans "1984", sinon qu'au cauchemar de société totalitariste raconté par Orwell s'est substitué celui d'une société individualiste tout autant repoussante qui n'est que le prolongement de celle ( la nôtre) décrite par Michael Hardt et Antonio Negri dans leur livre "Empire".Là où Winston réécrit la vérité journalistique, Théodore fait croire qu'il existe encore des sentiments dans un monde déshumanisé.
Pas étonnant que la voix sensuelle de Scarlett lui tourne si vite la tête. Le réalisateur, qui s'était fait remarquer par l'excellent "Dans la peau de John Malkovitch",déroule le fil de son histoire avec délicatesse de peur de le casser.La B.O., composée par Arcade Fire, contribue à l'évocation de ce monde très proche : elle vous reste dans l'oreille bien après la sortie.
F.S.P.Jazzbôf
mercredi 29 janvier 2014
Un documentaire musical : "Twenty feet from stardom"
La réponse à ces questions est évidente : sûrement pas les morceaux d'anthologie qu'ils sont devenus."Twenty feet from stardom" commence d'ailleurs sur un troisième exemple : les "doo, doo doo" sur "walk on the wild side" de Lou Reed.
Période merveilleuse où les rockeurs anglais ou ricains faisaient appel à des choristes noires fabuleuses auxquelles Bruce "the boss" himself rend hommage.
Le plus dur pour elles était de sortir de l'anonymat et de passer solistes.
Darlene Love l'explique avec une pointe d'émotion, elle qui a failli terminer sa carrière en faisant des ménages pour de riches Californiennes après sa rupture avec Phil Spector qui , en producteur peu scrupuleux, usait et abusait de sa voix d'or pour doubler les Crystals.
Bourré d'anecdotes, ce petit documentaire remet à leur place les seconds rôles sans lesquels " la musique qu'on aime" ne serait pas tout à fait la même.
François S.P. Jazzbôf
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