Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


samedi 23 avril 2011

Fink: Sort of révolution


"La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer"
Antoine de Saint-Exupery dans "Terre des hommes"
JM

mardi 19 avril 2011

samedi 2 avril 2011

Tigran Hamasyan à Villefranche : Ebouriffant !

Le 1er Avril : Tigran Hamasyan Théâtre de Villefranche ( Encore une belle salle)

On m'avait dit Attention! oui Attention gars, Tigran en quintet c'est très différent de ses prestations en solo , c'est plus du "Rock Ethnique"!!!
Waaoouu! Et bien va pour le rock Ethnique
Ce soir là ce fut juste une grande baffe, un vrai choc musical, ce concert était comme une explosion de créations musicales.
Tigran Hamassyan en quintet nous prend par la main et nous emmène dans une multitude d'ambiances très différentes, il balaie différents univers artistiques comme s'il les avait déjà digérés et qu'il nous les renvoyait à la façon: Tigran
Moi j'y ai trouvé
- du Jazz fusion à la Pat Metheny dans certains de ses projets
- Du rock progressif comme au bon vieux temps du King Crimson
- de la musique traditionnelle, j'ai pensé certaines fois à Madredeus ( groupe portugais)avec la voix magnifique de sa chanteuse et ses mélopées très hauts perchées.
- du gothique avec la chanteuse en madone statique
- du jazz rock
- etc...
Ce groupe propose des morceaux très longs 10 à 15 minutes, et typiquement dans un même morceau on peut commencer par un thème de musique traditionnelle Arménienne, partir en long solo de piano Jazz/oriental, se retrouver dans une ambiance club de jazz en trio Piano/basse/batterie, repartir en Jazz rock et revenir au thème traditionnel.
Ce patchwork reste cependant tout à fait cohérent à aucun moment on ne ressent une quelconque juxtaposition.
Dans la constitution des morceaux à rallonge, style dédale musical, il y a comme un refus de la facilité, au final tout le monde arrive quand même à bon port et le public est conquis.
Au 2ème morceau, j'ai réellement décollé, nul besoin de substances interdites, j'aurais aimé que ça dure encore et encore, cette mélopée insistante, hypnotique ...ne plus penser à rien, oublier juste un instant,...
Les musicos, tous les 5 excellents, la chanteuse Areni Agbabian utilise sa voix comme comme d'un instrument elle crée d'ailleurs des effets à l'aide d'un clavier.
La rythmique est performante: "tout terrain", et Tigran, au piano,est hyper-tonique, tout à fait à son aise, il a l'air d'avoir beaucoup de plaisir à retrouver son quintet après plusieurs concerts en solo.
Le répertoire, essentiellement tiré du dernier album "Red Hail" de 2009, au deuxième rappel il revient pour nous jouer en solo : "Someday my prince will come" et il referme la boite à musique.
Le bonheur, dit on, est une suite de moments de joie et de plaisir: Il revient quand Tigran ?

JaZZmarc

mercredi 30 mars 2011

Jazz à Vienne 2011...demandez le programme



Combinaison gagnante pour l'instant : 2,7, 10 et 12
Pour avoir une chance de le lire il faut cliquer dessus
JaZZmarc

dimanche 27 mars 2011

Contrebasse contre Contrebasse: Moutin/Ron Carter

Le samedi 26 mars
Beau combat samedi soir à A Vaulx Jazz.
1er round : Les frères jumeaux Moutin en punchers ouvrent les festivités. Hommage à Monk, en duo face à face, Louis combat à mains nues et chauffe la salle, puis hommage à Pastorius (qui à lui-même 2 fils jumeaux que François Moutin à rencontré à New York où il vit, les frères Pastorius jouent eux aussi de la batterie et…de la contrebasse) Ils mouillent la chemise ces deux là comme à leur habitude, une vraie locomotive, heureux de se retrouver, ils nous parlent de leur enfance entre deux morceaux. François bouscule littéralement son instrument dans ses derniers retranchements. Malheureusement Pierre de Bethman n’est pas dans les wagons ( ?) mauvaise surprise, il manque cruellement à l’équilibre. Ritz Margitza tente de le faire oublier, il y parvient par instant lors de belles envolées. Pas de reprise après le gong, étrange, les lumières s’allument brutalement stoppant tout rappel. Si même là on ne prend plus le temps alors…

2eme round : Ron Carter et ses 2 acolytes Mulgrew Miller (piano) et Russel Mallone (guitare). Costard noir, chemise blanche et cravate rouge pour les trois, là on ne mouille pas la chemise, pas un geste de trop mais un Jazz classique réglé comme une horloge, c’est beau, élégant comme Ron Carter lui-même, sa compagne contrebasse appuyée sur sa longue jambe gauche. Quelle harmonie dans ce couple.

Etonnant de voir ce Monsieur sans âge (il a jouait avec Monk, Cannonball Adderley, Miles Davis …) faire rayonner de sa classe ce jeune trio. Superbe.


Match nul dans l’affrontement de ces 2 Jazz aux antipodes. Nous on repart KO debout.

JC JazzBof

samedi 26 mars 2011

Eric Legnini & Krystle Warren : Ma pénitence

Le jeudi 24 Mars au théâtre des Pénitents à Montbrison.
Ma pénitence ce soir là : me régaler les oreilles, manifester mon contentement en tapant des mains,voir plus si affinité, et penser à l'écriture d'un billet de cette soirée pour Jazz-Rhône-Alpes, dure soirée en perspective.
Première surprise, le Théâtre des pénitents est une ancienne chapelle transformée en théâtre depuis une quinzaine d'année; il a gardé une très belle façade d'origine .Du Jazz dans une église c'est original.
L'ambiance ce soir est plutôt du genre cinéma de quartier, la taille de la salle en est l'illustration soit un peu plus de 200 places et ce soir bien sûr c'est plein, car Eric Legnini est venu présenter son dernier Album "The Vox". Deuxième surprise le concert commence seulement avec le trio fidèle : Franck Agulhon à la batterie et Thomas Bramerie à la basse... seulement car sur l'album Eric Legnini s'est entouré, en plus, d'une section cuivre et de guitares électriques et que dans une telle salle ça aurait pu "pulser" du tonnerre, mais bon. Çà commence plutôt plan-plan par un ancien morceau "Daahoud" le doute s'installe... et puis dès le deuxième morceau le trio déroule le nouveau répertoire et alors, alors oui tout va bien.
Eric Legnini semble toujours avoir un jeu facile,au piano ou au Fender Rhodes, ça roule, c'est du jazz virtuose et joyeux. Le trio fonctionne merveilleusement et cette entente est a son apothéose avec un morceau comme "London spot" ou Franck Agulhon nous montre toute l'étendu de ses variations à la batterie et ou chacun participe en osmose à cette pièce particulièrement syncopée. A l'écoute d'un morceau comme "Black président" on est cependant frustrés de l'absence de la section cuivre, ça manque du punch promis par la version studio.Pour la deuxième partie du spectacle Eric Legnini présente la chanteuse Krystle Warren qu'il a rencontré lors d'une émission de Manu Katché "One Shot Not". Krystle Warren est un petit bout de femme au look Garçonne avec sa casquette et ses grosses lunettes, elle a la puissance des plus grandes et pourtant son attitude est pleine d'humilité, elle ne se met jamais face au public et ne le regarde presque pas. Elle ne mesure peut être pas encore la force qu'elle dégage. Elle vient de Kansas city et plutôt de la musique folk américaine.

Elle a signé avec Eric Legnini quelques morceaux de "the vox" et son intrusion dans le jazz ressemble au cheminement de Joni Mitchell, à qui elle fait un clin d'œil appuyé avec la chanson "Canyon Lady". Ce titre dégage une forte émotion sur scène elle y joue de la guitare acoustique, c'est un peu le titre qui fait la synthèse entre les deux univers du jazz et du folk. Au final beaucoup de moment forts lors de ce concert, les artistes sont rappelés par deux fois notamment pour une reprise du standard "Where is the love" de Donny Hathaway. Alors on est pressé de les revoir avec l'armada au complet.






JaZZmarc

dimanche 27 février 2011

Tigran Hamasyan: Un nouveau Grand


La rumeur est arrivée jusqu'à moi, alors je veux bien participer à sa propagation. J'avais entendu son nom à plusieurs reprises comme une invitation "virale" : tu devrais écouter JM. OK et bien m'en a pris.
Tigran semble être un nouveau petit génie du piano Jazz,d'origine arménienne il a peine 23 ans et déjà il est bluffant
Quand on lui pose la question de ces influences voilà sa réponse :
"...J'ai grandi en écoutant du jazz mais aussi les groupes classiques du rock, de Black Sabbath à Led Zeppelin, et surtout les groupes de mon époque comme Tool ou Meshuggah. Et aussi la musique arménienne traditionnelle. Actuellement? J'écoute beaucoup de musique classique pour piano - Satie, Chostakovitch, etc."
C'est bien ce mélange effectivement de Jazz, rock, classique et Folklore orientale que l'on entend.
Il joue du piano de façon très rythmique, on dirait qu'il frappe les touches quelques fois. Son style alors fait penser à Aziza Mustapha Zadeh, elle qui vient d'Azerbaïdjan, une voisine quoi!.
Il se présente en quintet ou en solo.
Son nouvel Album "A fable" est un album solo et certains morceaux comme "Samsara" sont à couper le souffle. Écoutez ça ici
Samsara
Côté concert il est à Montbrison ( décidément)le 17 mars ou le 1er avril au théâtre de Villefranche sur Saône en quintet. La bonne blague J'irais bien à Villefranche avis aux amateurs.
JaZZmarc

samedi 26 février 2011

Gainsbourg et le Jazz

Dès 1954 Gainsbourg fait déjà "pianiste de jazz" dans des cabarets parisiens il y rencontre notamment Boris Vian, il dira plus tard " c'est en l'entendant chanté que je me suis dis : je peux faire quelques chose de cet art mineur".
En 1963 sort l'album "Gainsbourg Confidentiel" son cinquième, il se vendra à 1500 exemplaires, Confidentiel sera son adieu au Jazz. Après ce flop commercial il aurait déclaré : "Je vais me lancer dans l'alimentaire et m'acheter une Rolls" pourtant il y avait un morceau comme "Chez les yéyé" qui fait encore un tabac aujourd'hui

Une reprise sympa ici
En 1964 en effet l'album "Gainsbourg percussion" n'est plus très jazz on y trouve "couleur café" et quand même "ces petits riens" repris par beaucoup d'artistes, de jazz y compris, j'adore cette version de Stancey Kent

Une autre version sublime ici
La rolls il l'a achetée plus tard, d'ailleurs il était à son volant quand il a rencontré Mélody, Melody comment? Melody Nelson. Pour moi son meilleur opus qui fait toujours date quand on parle de Concept Album. Matthieu -M- Chedid et Général Elektriks ont en fait une joyeuse reprise ici

Gainsbourg déjà 20 ans !
JaZZmarc

dimanche 13 février 2011

Festen au Périscope: Une soirée inceptionnelle

Le 12 février,
J'avais hâte d'écouter ce que donnerait leur dernier album sur scène.
Comme souvent pour le Jazz, la scène amplifie le plaisir, plus de punch, plus de vie. Le piano de Jean Kapsa est plus présent, plus libre, il s'aventure dans des lieux qu'un enregistrement studio ne permet pas. Le tout sonne plus rock, la batterie de Maxime Fléau y est pour beaucoup.
Le sax de Damien Fleau se lâche, on les sent tous les 4 contents de jouer heureux de partager et la joie est communicative.
Je voyais d'où j'étais une partie du public et je nous voyais réagir en osmose à certaines envolées musicales. Une fille blonde tanguait, comme disait Léo, et c'était extra. Le public partageait en communion ce moment d'émotion Jazzistique.

Le répertoire: essentiellement tiré du dernier album,(voir ici) et 2 ou 3 très bons nouveaux morceaux qui apparaitront dans le prochain.


A très vite à nouveau sur Lyon
JaZZmarc

mardi 8 février 2011

Toute la musique que j'aime: Eric legnini & Krystle Warren,


Encore une rencontre et un projet qui promet.
Eric Legnini ( pianiste jazz belge) déjà cité ici en découverte et Krystle Warren ( chanteuse Afro-Américaine) même chose ici se rencontrent autour du projet Afrojazzbeat et "putain ça Groove mortel" si j'ose m'exprimer ainsi, ici.
L'album enfanté de ce projet s'appelle "The vox" et sort le 3 mars
Whaou, cette vidéo va nous faire patienter d'ici là.
Question concert une autre bonne nouvelle le 29 juin à Jazz à Vienne ( alors que le programme n'est pas encore disponible)
et si on ne peut pas attendre le 24 mars à Montbrison au Theatre des Penitents
et que vive le JazzZZZZ
JaZZmarc