Vendredi 16 mai à l'amphijazz,
Nous avons fait la connaissance d'un futur grand, voir d'un grand tout court.
Un pianiste inspiré, complètement dans son monde, habité par sa musique.
C'est un pianiste Israélien de 27 ans qui a appris le piano à ...16 ans.
On l'a vu souvent debout totalement fou au dessus de son piano.
La formation de base est un trio: piano, Basse, batterie comme on les aime, et celle ci est d'un bon niveau.
Le saxophoniste Rick Margitza les a rejoint rapidement mais il a mis un peu de temps avant d'être dans le coup.
Le garçon est peu bavard, on n'a pas eu le droit de savoir quels étaient les différents compositeurs, c'est en lisant ce qu'il écrit sur son dernier album que l'on a une partie de la réponse
" La musique n'a pas besoin de mots pour être présentée ou décrite"
" J'ai toujours préféré penser que la musique parlait d'elle-même. Elle
n'avait pas besoin de moi pour la justifier ou l'expliquer"
Voici une reprise de Bjork : Army of me
JazzMarc et François JazzBof
mardi 19 mai 2009
samedi 21 mars 2009
Nguyen le : Tribute to hendrix : A Vaulx Jazz
Bel hommage rendu a Jimy "notre père à tous" dixit NGUYEN LE ce jeudi soir 19 mars à Avaulxjazz.Intro avec 1983 puis Are you experienced. Arrangements originaux, beaucoup d'ambiance, une rythmique sortie de l'enfer avec un batteur (Francis Lassus) qui joue parfois debout rassemblant ses 2 baguettes dans la main pour frapper encore plus fort, un bassiste (Linley Marthe) omniprésent et cogneur lui aussi, 2 belles bêtes de scène. La chanteuse (Cathy Renoir) en revanche....danse bien.
If 6 was 9 "le monde marche un peu sur la tête en ce moment" .Nguyen aussi bien encadré se laisse aller avec virtuosité dans les pas d'Hendrix, nous avons quand même là un bien beau guitariste français (si, si).Superbe Purple Haze puis le brouillard s'est levé pour un retour aux sources " back in Africa" avec sans doute le meilleur morceau : Voodoo Child. Pas de rappel, on revient pas d'un tel voyage.
Les Jazzbofs étaient accompagnés des JazzBof-Fistons qui leur ont remis les pieds sur terre à la sortie, trouvant que le son de la guitare n'était pas assez crade, trop d'effets....
Bon allez, ils avaient un peu raison.Un peu.
JC JazzBof
C'est pas la même équipe mais c'était un peu ça :
Avishia Cohen : l'oriental à A Vaulx Jazz
Mercredi 18, sacrée soirée,La première partie a été, pour moi proche de la torture, les diaboliques, elles portent bien leur nom, 3 nanas piano, chant, basse une musique et des paroles sans queue ni tête, de la musique contemporaine ?...à oublier
...on dit qu'il faut souffrir pour apprécier son bonheur,alors c'est bon le plaisir était à la hauteur.
Avishia s'est produit dans une formation très jazz "oriental" très métissé, son pianiste habituel Shai Maestro, lui il est top, une chanteuse un mec au percussion et un joueur d'Oud une sorte de guitare sortie du folklore arabe.
Avishia chante lui aussi, en hébreux, en anglais, en espagnol
Pour le répertoire il nous a essentiellement présenté son futur nouvel album "Aurora", ou il puise son influence sur le folklore hébraïque et arabo-andalouse.
Une excellente soirée de découverte et de voyage...
et puis c'est la fin ...retour dans le monde réel ... merde c'est la crise.
Jazz Marc
Ah oui pour le rappel ils nous ont comblé avec " remembering" aller on s'en met une petite goutte.
Le dernier album Aurora est à l'écoute dans son intégralité ici
musicme
mardi 17 mars 2009
Trotignon: En résidence à l'Amphi Jazz
Le mercredi 11 mars en quintet vu par François JazzBof
Les amateurs étaient nombreux :
à 20h15, c'était déjà plein ! Les musicos arrivent à 45, en trio : Bramerie à
la basse,Agulhon à la batterie et Baptiste au piano. Déjà ça part très fort avec
les morceaux en trio du dernier CD, "Share" (excellent au demeurant).
Ensuite entre Mark Turner au sax ténor, et ils jouent en quartet. Très bon. Et
puis, le clou du spectacle : un type grand, voûté,la tête du capitaine Cook des
boites de foie de morue (cheveux et barbe argentés), tout tremblant. C'est le
trompettiste, Tom Harrel, qui ne jouera que du bugle (la trompette posée à ses
pieds est purement décorative).Il parait que depuis 1967 il est sous médocs
après plusieurs déprimes (il a été déclaré schizophrène).A côté, Chet Baker a
l'air frais. Eh bien , ça ne va pas l'empêcher d'assurer ! En particulier sur un
morceau intitulé Blue où ils ne sont que deux, piano et lui.Bref ! Un concert de
haute tenue et pas du tout roboratif . On en a redemandé, ils ont fait un rappel
(un standard).C'était pas chez Lorette, mais c'était chouette !
Le vendredi 13 en duo vu par JazzMarc
Trotignon au piano et Rick Margitza au saxo et clarinette, j'ai été très impressionné par la virtuosité des musicos sur des morceaux qui restent très mélodieux.Le répertoire: des thèmes de Trotignon superbes, une oeuvre de Gabriele Fauré reprise en jazz sympa, un "Cry me a river" pour les standards et des compositions de Margitza qui m'ont semblé moins convaincantes voir un peu chiantes.
Les amateurs étaient nombreux :à 20h15, c'était déjà plein ! Les musicos arrivent à 45, en trio : Bramerie à
la basse,Agulhon à la batterie et Baptiste au piano. Déjà ça part très fort avec
les morceaux en trio du dernier CD, "Share" (excellent au demeurant).
Ensuite entre Mark Turner au sax ténor, et ils jouent en quartet. Très bon. Et
puis, le clou du spectacle : un type grand, voûté,la tête du capitaine Cook des
boites de foie de morue (cheveux et barbe argentés), tout tremblant. C'est le
trompettiste, Tom Harrel, qui ne jouera que du bugle (la trompette posée à ses
pieds est purement décorative).Il parait que depuis 1967 il est sous médocs
après plusieurs déprimes (il a été déclaré schizophrène).A côté, Chet Baker a
l'air frais. Eh bien , ça ne va pas l'empêcher d'assurer ! En particulier sur un
morceau intitulé Blue où ils ne sont que deux, piano et lui.Bref ! Un concert de
haute tenue et pas du tout roboratif . On en a redemandé, ils ont fait un rappel
(un standard).C'était pas chez Lorette, mais c'était chouette !
Le vendredi 13 en duo vu par JazzMarc
Trotignon au piano et Rick Margitza au saxo et clarinette, j'ai été très impressionné par la virtuosité des musicos sur des morceaux qui restent très mélodieux.Le répertoire: des thèmes de Trotignon superbes, une oeuvre de Gabriele Fauré reprise en jazz sympa, un "Cry me a river" pour les standards et des compositions de Margitza qui m'ont semblé moins convaincantes voir un peu chiantes.
dimanche 15 mars 2009
Bashung : Roulette Russe
Voici l'album que je préfère de Baschung, c'est d'ailleurs son premier, et je l'avais vu sur scène alors qu'il présentait cet album au Printemps de Bourges en 1980.( 50 ans je vous dis)... un très bon souvenir
Il faut passer Gaby,Gaby qu'on a trop entendu, et après que du bon une ambiance extra sur "station service", "bijou, bijou" ou "toujours sur la ligne blanche"...d'aucun dirait une ambiance blues.
La vie aussi est une roulette russe

Jean-Marock
Il faut passer Gaby,Gaby qu'on a trop entendu, et après que du bon une ambiance extra sur "station service", "bijou, bijou" ou "toujours sur la ligne blanche"...d'aucun dirait une ambiance blues.
La vie aussi est une roulette russe
Jean-Marock
dimanche 1 mars 2009
Erik Truffaz & Sly Johnson: Au Ninkasi

Vendredi 27 Février,
ça faisait pas mal de temps que nous n'avions pas vu Truffaz, la dernière fois c'était au fort de Francheville pour la présentation du superbe album "The walk of the giant turtle" c'était plutôt Jazz-Rock,
Cette fois avec Sly Johnson, c'est un autre univers même si on reconnait toujours la patte du maître, on était bien dans l'électrojazz.
Sly Johson est multi-instrumentiste...avec sa voix, il fait tout: les percussions, la basse et même le son du DJ qui scratch, étonnant.
Le résultat des super moments de jazz, des solos de trompette fantastiques, avec l'appui du batteur Lyonnais Philippe Garcia ça frappait fort et sa donnait la pêche.
Voici un petit aperçu proposé par JC Jazzbof de la reprise qu'ils font sur scène.
JazzMarc
lundi 16 février 2009
Tom Baxter: Skybound
Il en est à son deuxième album, je l'ai découvert depuis peu sur un autre blog , et ça rentre bien, et l'album complet à l'air assez bon il est à l'écoute dans son intégralité sur JWA et Deezer. Aller il me fait penser un peu à Jeff Buckley...
Caramba Encorrre raté pour le les coup de coeur 2008.
Jean-Marock
Caramba Encorrre raté pour le les coup de coeur 2008.
Jean-Marock
mercredi 4 février 2009
One Shot Not: Manu Katché la Télé au top
Voici le lien pour pour voir et surtout écouter la dernière émission du 31 janvier celle du mois dernier était déjà superbe celle ci est assez exceptionnelle avec Keziah Jones, Katie Melua,Pascale Picard et surtout Marcus Miller époustouflant
http://www.arte.tv/fr/2276450.html
Proposé par JCJazzbof
http://www.arte.tv/fr/2276450.html
Proposé par JCJazzbof
dimanche 1 février 2009
Rachael Yamagata
Découverte au hasard d'une navigation sur le net, sur mer calme
chanteuse et pianiste américaine. Elle est à son 2 eme album.
L'extrait est un duo avec Ray Lamontagne.
Et celui là c'est juste bon...toi écouter!
Jean-Marc
chanteuse et pianiste américaine. Elle est à son 2 eme album.
L'extrait est un duo avec Ray Lamontagne.
Et celui là c'est juste bon...toi écouter!
Jean-Marc
"Nous y sommes" Fred Vargas
Une petite musique qui fait son chemin, alors quand c'est bien écrit, c'est la musique des mots :
"Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure,
nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air,
nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines,
nous avons mangé des fraises du bout monde,
nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits,
nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche,
nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones,
franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissé jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."
FRED VARGAS
Archéologue et écrivaine
"Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure,
nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air,
nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines,
nous avons mangé des fraises du bout monde,
nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits,
nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche,
nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones,
franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissé jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."
FRED VARGAS
Archéologue et écrivaine
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