Le Jeudi 14 Novembre au Hot Club de LYon
Nous étions une trentaine tant les conditions météo étaient mauvaises
ce soir-là. En effet il neigeait depuis la fin de l'après-midi et le
nombre des amateurs de jazz du jeudi soir avait fondu.
Mais Pierre de Bethmann était fidèle au poste, accompagné de Sylvain
Romano à la contrebasse et de Tony Rabeson à la batterie.
Deux sets, une
set liste éclectique allant de Thelonious Monk à John Scofield, de Sam
Rivers à Schumann (rime avec De Bethmann).
Une improvisation brillante,
un swing incontestable,une batterie qui claque, un clavier pris de
folie, une contrebasse profonde.
Bref ! de quoi oublier l'hiver et les éléments (pluie, neige et
vent).Et toujours cette simplicité qui fait honneur au maître, cette
image de musiciens qui se font plaisir et qui nous font plaisir, qui se
sentent honorés de jouer dans un lieu historique du jazz,le Hot Club de
Lyon.
Nous sommes partis avant la jam cession, sur un morceau lent et
mélodieux, sur un solo de piano qui ravissait nos oreilles pour garder
de cette soirée un souvenir inoubliable.
Mais avec cette question:
comment un petit club associatif et non parisien parvient-il à retomber
financièrement sur ses pattes quand une telle affiche ne mobilise pas
plus d'auditeurs ? Quel dommage !
François Jazzbôf
samedi 16 novembre 2019
lundi 11 novembre 2019
Kneebody au Crescent à Macon
Le 8 novembre au Crescent a Macon.
Ce qui me m'a mis en mouvement ce soir là en allant jusqu'à Macon et sa belle salle du Crescent c'est l'annonce du groupe Kneebody qui m'avait bien titiller tout l'été.
Découvert au hasard d'une déambulation sur Deezer le son du groupe m'avait fait tendre l'oreille : un Jazz Rock contemporain bien mâtiné d'électro dans la veine d'un Donny Mccaslin ou des anglais de Get the Blessing.
A y regarder de plus près ce groupe US né en 2001 est constitué de quelques personnalités bien connues, dont Ben Wendel au saxophone et Nate Wood à la batterie qui accompagnent notamment Tigran Hamasyan. Je garde un souvenir ému d'un bœuf avec Nate Wood et le groupe de Guillaume Perret au Jazz Mix à Vienne il y a quelques années: Somptueux.
Cet été j'écoutais "By Fire" un album récemment disponible de Kneebody où on trouve quelques belles reprises avec des chanteurs invités de très bon niveau et déjà en octobre un nouvel opus du groupe est sorti " Chapters". Un nouveau chapitre donc dégageant tout autant d'énergie avec quelques invités de prestige comme la diva Gretchen Parlato : excusez du peu !
Alors c'est chaud comme la braise que j'abordais cette soirée, et je n'ai pas été déçu du tout.
L'équipe du Crescend est toujours aussi accueillante et enthousiaste, partage et convivialité toujours en maitre-mots de leur engagement.
Les champions du soir sont de très grands professionnels, ils produisent une musique puissante pleine d'énergie mais toujours parfaitement maîtrisée. Les deux soufflants, Ben Wendel et Shane Endsley à la trompette font preuve d'une cohésion qui tient du surnaturel. Nate Wood est bluffant il est à la batterie mais aussi à la basse, "aussi" dans son cas ça veut dire en même temps. Il est gourmand mais à la batterie il est diabolique sous ses airs de ne rien y toucher.
Tous sont encadrés de pédales pour les effets en tous genre mais c'est Adam Benjamin aux claviers qui est le maestro de l'electro.
Ces 4 là nous ont ravis, et rien que pour quelques instants de nirvana quant Nate Wood déroule une séquence entêtante et que le chorus de Ben Wendel n'en fini pas de vagabonder; rien pour ça je ferais volontiers encore quelques kilomètres ( écoutez "the trip" pour vous donner une idée)
Ils n'avaient qu'une seule date en province pour cette tournée et c'était à Macon; bravo à la programmation du Crescent.
JazzMarc
Ben Wendel - sax ténor, effets / Shane Endsley - trompette, effets/Adam Benjamin - rhodes, synthétiseurs/Nate Wood - batterie, basse, voix
Ce qui me m'a mis en mouvement ce soir là en allant jusqu'à Macon et sa belle salle du Crescent c'est l'annonce du groupe Kneebody qui m'avait bien titiller tout l'été.
Découvert au hasard d'une déambulation sur Deezer le son du groupe m'avait fait tendre l'oreille : un Jazz Rock contemporain bien mâtiné d'électro dans la veine d'un Donny Mccaslin ou des anglais de Get the Blessing.
A y regarder de plus près ce groupe US né en 2001 est constitué de quelques personnalités bien connues, dont Ben Wendel au saxophone et Nate Wood à la batterie qui accompagnent notamment Tigran Hamasyan. Je garde un souvenir ému d'un bœuf avec Nate Wood et le groupe de Guillaume Perret au Jazz Mix à Vienne il y a quelques années: Somptueux.
Cet été j'écoutais "By Fire" un album récemment disponible de Kneebody où on trouve quelques belles reprises avec des chanteurs invités de très bon niveau et déjà en octobre un nouvel opus du groupe est sorti " Chapters". Un nouveau chapitre donc dégageant tout autant d'énergie avec quelques invités de prestige comme la diva Gretchen Parlato : excusez du peu !
Alors c'est chaud comme la braise que j'abordais cette soirée, et je n'ai pas été déçu du tout.
L'équipe du Crescend est toujours aussi accueillante et enthousiaste, partage et convivialité toujours en maitre-mots de leur engagement.
Les champions du soir sont de très grands professionnels, ils produisent une musique puissante pleine d'énergie mais toujours parfaitement maîtrisée. Les deux soufflants, Ben Wendel et Shane Endsley à la trompette font preuve d'une cohésion qui tient du surnaturel. Nate Wood est bluffant il est à la batterie mais aussi à la basse, "aussi" dans son cas ça veut dire en même temps. Il est gourmand mais à la batterie il est diabolique sous ses airs de ne rien y toucher.
Tous sont encadrés de pédales pour les effets en tous genre mais c'est Adam Benjamin aux claviers qui est le maestro de l'electro.
Ces 4 là nous ont ravis, et rien que pour quelques instants de nirvana quant Nate Wood déroule une séquence entêtante et que le chorus de Ben Wendel n'en fini pas de vagabonder; rien pour ça je ferais volontiers encore quelques kilomètres ( écoutez "the trip" pour vous donner une idée)
Ils n'avaient qu'une seule date en province pour cette tournée et c'était à Macon; bravo à la programmation du Crescent.
JazzMarc
Ben Wendel - sax ténor, effets / Shane Endsley - trompette, effets/Adam Benjamin - rhodes, synthétiseurs/Nate Wood - batterie, basse, voix
mercredi 23 octobre 2019
Luigi Grasso Quartet au Hot
Le mercredi 16 octobre au Hot Club.
Le flair ! Je n'ai pas regretté d'en avoir eu mercredi soir en assistant à la prestation d'un saxophoniste alto remarquable, l'Italien Luigi Grasso. Il était accompagné ce soir-là d'Olivier Truchot au piano, de Marc Michel à la batterie et de Christophe Lincontang à la contrebasse, qui lui donnaient excellemment la réplique.
Le répertoire est classique mais de haute tenue: Johnny Hodges (le sax alto de Duke Ellington à partir de 1928, Jackie Mac Lean (le prolifique) et son maître, Charlie Parker.La soirée est patronnée par la célèbre marque d'instruments à vent Buffet Crampon, ce qui fait que l'entrée est gratuite. Ce fait, conjugué avec la virtuosité de l'Italien, a attiré nombre de musiciens , jeunes ou un peu moins (Stéphane Vincenza est dans la salle), impatients de se mesurer avec lui.
Mais auparavant, Luigi, très classieux avec sa veste bleu marine,sa barbichette et ses cheveux bouclés, assure un set d'une heure et quart où il reprend sans aucune partition des standards endiablés.L'ambiance est comparable à celle des jam sessions de Kansas City, ce qui nous vaut un cutting contest piano/sax mémorable.Les musiciens prennent autant leur pied sur la scène que dans la salle.C'est chaud bouillant, la salle étant à son comble .
Quand le set s'achève à 22 heures,le bar se remplit. On entend parler toutes les langues autour de la tireuse de bière. Les instruments sortent de leur sac.Ce soir, la jam session promet d'être animée. Luigi nous dédicace son CD "The Greenwich Session - Invitation au voyage", fait de compositions personnelles et enregistré à Paris en mars 2017 (à l'écoute, on songe à Charlie Mingus).Puis il retourne en salle assouvir son besoin de partager cette musique qui nous fait vibrer, LE JAZZ !
François Jazzbôf
Le flair ! Je n'ai pas regretté d'en avoir eu mercredi soir en assistant à la prestation d'un saxophoniste alto remarquable, l'Italien Luigi Grasso. Il était accompagné ce soir-là d'Olivier Truchot au piano, de Marc Michel à la batterie et de Christophe Lincontang à la contrebasse, qui lui donnaient excellemment la réplique.
Le répertoire est classique mais de haute tenue: Johnny Hodges (le sax alto de Duke Ellington à partir de 1928, Jackie Mac Lean (le prolifique) et son maître, Charlie Parker.La soirée est patronnée par la célèbre marque d'instruments à vent Buffet Crampon, ce qui fait que l'entrée est gratuite. Ce fait, conjugué avec la virtuosité de l'Italien, a attiré nombre de musiciens , jeunes ou un peu moins (Stéphane Vincenza est dans la salle), impatients de se mesurer avec lui.
Mais auparavant, Luigi, très classieux avec sa veste bleu marine,sa barbichette et ses cheveux bouclés, assure un set d'une heure et quart où il reprend sans aucune partition des standards endiablés.L'ambiance est comparable à celle des jam sessions de Kansas City, ce qui nous vaut un cutting contest piano/sax mémorable.Les musiciens prennent autant leur pied sur la scène que dans la salle.C'est chaud bouillant, la salle étant à son comble .
Quand le set s'achève à 22 heures,le bar se remplit. On entend parler toutes les langues autour de la tireuse de bière. Les instruments sortent de leur sac.Ce soir, la jam session promet d'être animée. Luigi nous dédicace son CD "The Greenwich Session - Invitation au voyage", fait de compositions personnelles et enregistré à Paris en mars 2017 (à l'écoute, on songe à Charlie Mingus).Puis il retourne en salle assouvir son besoin de partager cette musique qui nous fait vibrer, LE JAZZ !
François Jazzbôf
samedi 7 septembre 2019
Jazz dans les vignes 2019
10 aout 2019: il fait bon dans la cour Domaine Rabasse Charavin à
Cairanne dominé par son arbre centenaire.
Le soleil se couche sur les dentelles de Montmirail et la plaine viticole prend ses teintes chaudes et apaisantes.
C'est un des lieux magiques du festival "jazz dans les vignes" où ce soir va se produire un jeune prodige , mi pianiste,mi crooner, Pablo Campos.
Il est accompagné du Viking Viktor Nyberg à la Contrebasse,du pétulant Philip Maniez à la Batterie et du ciseleur Hugo LIPPI à la guitare.
Il y aura même un invité surprise, un saxophoniste dont malheureusement j'ai oublié le nom.
Le répertoire est très classique (ex: Billie Holiday, Nat King Cole), mais Pablo y excelle. Il nous gratifiera entre autres de trois extraits de West Side Story qu'il est en train de revisiter avec l'Amazing Keystone Big Band ("bon sang ne saurait mentir").
Le jeune homme est jovial et modeste (il n'hésite pas à s'effacer pour mettre en valeur les performances de ses musiciens ).
Le son est excellent et le moment délicieux.
Tradition du festival, après le rappel, chaque spectateur se voit offrir un verre de la production du domaine, avec un petit toast préparé par les bénévoles.
Bref ! Une belle découverte.
François Jazzbôf
Le soleil se couche sur les dentelles de Montmirail et la plaine viticole prend ses teintes chaudes et apaisantes.
C'est un des lieux magiques du festival "jazz dans les vignes" où ce soir va se produire un jeune prodige , mi pianiste,mi crooner, Pablo Campos.
Il est accompagné du Viking Viktor Nyberg à la Contrebasse,du pétulant Philip Maniez à la Batterie et du ciseleur Hugo LIPPI à la guitare.
Il y aura même un invité surprise, un saxophoniste dont malheureusement j'ai oublié le nom.
Le répertoire est très classique (ex: Billie Holiday, Nat King Cole), mais Pablo y excelle. Il nous gratifiera entre autres de trois extraits de West Side Story qu'il est en train de revisiter avec l'Amazing Keystone Big Band ("bon sang ne saurait mentir").
Le jeune homme est jovial et modeste (il n'hésite pas à s'effacer pour mettre en valeur les performances de ses musiciens ).
Le son est excellent et le moment délicieux.
Tradition du festival, après le rappel, chaque spectateur se voit offrir un verre de la production du domaine, avec un petit toast préparé par les bénévoles.
Bref ! Une belle découverte.
François Jazzbôf
mercredi 7 août 2019
Brèves 5 de jAzzLBERTVILLE : Antiloops
Le Vendredi 26 juillet Albertville Jazz Festival
18h30 Alors là, deuxième gros gros coup de cœur 💓 Ludivine Issambourg et son groupe Antiloops ! Nicolas Folmer en personne vient nous la présenter, il y tenait nous dit-il tant cette flûtiste déborde d’énergie. Elle prépare un album pour la rentrée réalisé par Éric Legnini, pour l’heure elle vient nous interpréter des titres de ses deux albums précédents. Aristote disait que la main était le prolongement de la raison, Ludivine n’est pas venue elle pour faire de la philo, la flûte traversière est le prolongement de sa main, de son corps, de son âme.
Handicapée par un pied blessé, la voici vissée sur un tabouret ce
qui ne l’empêche pas de s’envoler. On l’imagine sur ses deux pieds
valides....
Nicolas Durand : claviers, Thimotée Robert : Basse, Julien Sérié : batterie, sont là pour le tenir au sol et y réussissent à merveille. Nous sommes quant à nous partis bien haut avec ce Jazz electro aux limites de la transe. Une grande flûtiste extraterrestre est parmi nous, on en reparlera. Nous avons discuté un moment avec elle après le concert, elle confirme le nouvel album à la rentrée avec Éric Legnini et Stéphane Huchard... no comment.
Demain nous irons écouter Thomas Dutronc au Dôme Théâtre mais je ne suis pas sûr que cela m’inspire un billet, j’ai besoin d’oxygène. Merci Albertville, Agathe et Ludivine vont m’accompagner en vacances, sur les sommets du Beaufortin.
JC JazzBôf from Albertville
18h30 Alors là, deuxième gros gros coup de cœur 💓 Ludivine Issambourg et son groupe Antiloops ! Nicolas Folmer en personne vient nous la présenter, il y tenait nous dit-il tant cette flûtiste déborde d’énergie. Elle prépare un album pour la rentrée réalisé par Éric Legnini, pour l’heure elle vient nous interpréter des titres de ses deux albums précédents. Aristote disait que la main était le prolongement de la raison, Ludivine n’est pas venue elle pour faire de la philo, la flûte traversière est le prolongement de sa main, de son corps, de son âme.
Handicapée par un pied blessé, la voici vissée sur un tabouret ce
qui ne l’empêche pas de s’envoler. On l’imagine sur ses deux pieds
valides....Nicolas Durand : claviers, Thimotée Robert : Basse, Julien Sérié : batterie, sont là pour le tenir au sol et y réussissent à merveille. Nous sommes quant à nous partis bien haut avec ce Jazz electro aux limites de la transe. Une grande flûtiste extraterrestre est parmi nous, on en reparlera. Nous avons discuté un moment avec elle après le concert, elle confirme le nouvel album à la rentrée avec Éric Legnini et Stéphane Huchard... no comment.
Demain nous irons écouter Thomas Dutronc au Dôme Théâtre mais je ne suis pas sûr que cela m’inspire un billet, j’ai besoin d’oxygène. Merci Albertville, Agathe et Ludivine vont m’accompagner en vacances, sur les sommets du Beaufortin.
JC JazzBôf from Albertville
Brèves 4 de jAzzLBERTVILLE : Leila Olivesi
Le Vendredi 26 juillet Albertville Jazz Festival
Terrasse de la Tour Sarrazine, on domine Albertville, la lumière est belle, on y mange des glaces bio, on y boit des bières fraîches.
17 heures Leila Olivesi (piano), elle nous présente son album Utopia qui rend hommage à Cyrano de Bergerac (Leila est aussi prof de philo), le Monde de Cyrano en intro puis un standard du Duke « Poupée de satin » puis nous aurons droit à une première de son prochain album prévue en septembre, la Suite Andamane.
Un faux dernier morceau-thriller: « Black Widow » puis un vrai dernier que « nous garderons serré au creux de notre main droite et ne nous alanguirons pas »
Au chant la très jolie voix de Chloé Cailleton , Alex Terrier au sax, Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontamanou à la batterie bien sûr , je suis allé lui serrer la main à l’issue du concert pour lui dire que je l’avais vu tout petit à Marciac au club l’Atelier, un grand souvenir pour moi (pour moi seulement apparemment...) tant pis. Je vais manger une glace.
JC JazzBof
Terrasse de la Tour Sarrazine, on domine Albertville, la lumière est belle, on y mange des glaces bio, on y boit des bières fraîches.
17 heures Leila Olivesi (piano), elle nous présente son album Utopia qui rend hommage à Cyrano de Bergerac (Leila est aussi prof de philo), le Monde de Cyrano en intro puis un standard du Duke « Poupée de satin » puis nous aurons droit à une première de son prochain album prévue en septembre, la Suite Andamane.
Un faux dernier morceau-thriller: « Black Widow » puis un vrai dernier que « nous garderons serré au creux de notre main droite et ne nous alanguirons pas »
Au chant la très jolie voix de Chloé Cailleton , Alex Terrier au sax, Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontamanou à la batterie bien sûr , je suis allé lui serrer la main à l’issue du concert pour lui dire que je l’avais vu tout petit à Marciac au club l’Atelier, un grand souvenir pour moi (pour moi seulement apparemment...) tant pis. Je vais manger une glace.
JC JazzBof
Brèves 3 de jAzzLBERTVILLE : Molly Johnson
Le jeudi 25 juillet Albertville Jazz Festival
22h30 On change de registre avec Molly Johnson, le public lui est acquis d’avance et c’est normal après tout.
La diva de Toronto vient nous présenter son nouvel album « Meaning to tell ya » fait de compos et reprises soûls (John Coltrane, Marvin Gaye...)
Elle est accompagnée pour l’occasion d’un trio gagnant qui à lui seul valait le déplacement. Antoine Hervé au piano ( c’est tellement facile le piano avec lui) et ... les frères Moutin ! On les avait perdu en route à Marciac il y a 4 ans lors d’un concert de triste mémoire, mais alléluia , ils sont de retour, comme avant, mouillant la chemise.
Molly, « you are like a Melody that follows me » votre voix est belle et vos facéties malicieuses, vous êtes une femme engagée et vous nous avez dédicacé une chanson Protest Song, il paraît qu’on est bon dans ce domaine, nous Français.
Mais... je me suis un peu ennuyé, je pense encore à Agathe...
Rappel : Summertime, et oui c’est l’été, la nuit dehors est toujours aussi brûlante.
JC JazzBof
22h30 On change de registre avec Molly Johnson, le public lui est acquis d’avance et c’est normal après tout.
La diva de Toronto vient nous présenter son nouvel album « Meaning to tell ya » fait de compos et reprises soûls (John Coltrane, Marvin Gaye...)
Elle est accompagnée pour l’occasion d’un trio gagnant qui à lui seul valait le déplacement. Antoine Hervé au piano ( c’est tellement facile le piano avec lui) et ... les frères Moutin ! On les avait perdu en route à Marciac il y a 4 ans lors d’un concert de triste mémoire, mais alléluia , ils sont de retour, comme avant, mouillant la chemise.
Molly, « you are like a Melody that follows me » votre voix est belle et vos facéties malicieuses, vous êtes une femme engagée et vous nous avez dédicacé une chanson Protest Song, il paraît qu’on est bon dans ce domaine, nous Français.
Mais... je me suis un peu ennuyé, je pense encore à Agathe...
Rappel : Summertime, et oui c’est l’été, la nuit dehors est toujours aussi brûlante.
JC JazzBof
Brèves 2 de jAzzLBERTVILLE : Agathe da Rama
Dôme Théâtre, la salle est très belle, construite en 92 pour les JO, l’acoustique est excellente et la chaleur étouffante...les éventails de fortune papillonnent de partout.
20h30 Premier gros coup de cœur : 💓Agathe da Rama, la Toulousaine, entre en scène, short rouge et harpe celtique. A ses côtés Joris Ragel, slide guitariste aux pieds nus, se contorsionne entre pédales à effets et bottleneck. La rythmique est assurée par Dimitri à la batterie ( une seule répétition avec le groupe) et Guillaume Gendre à la contrebasse. Leur inspiration ils sont allés la chercher aux US dans un road trip qui n’en fût pas un puisqu’ils restèrent scotchés à la New Orleans .... ils en rapportèrent un blues /rock original qui ce soir nous a donné un vrai coup de frais et il fallait le faire en ces temps de canicule. La voix d’Agathe est chaude et semble avoir beaucoup de choses à dire sur son adolescence envolée (thème de leur album 7 Times), des choses graves comme le mensonge « You Know ») ou la menstruation, un vrai sujet pour elle (applaudissements) et des choses plus décalées comme « Flying blue pig » si j’ai bien compris, ça me rappelle les Pink Floyd. Le concert se termine avec « The Visitors » et « Animals have right »
Bravo à la programmation pour avoir osé ! J’attends avec impatience le nouvel album qui sera à coup sûr celui de la maturité.
Entre-acte : On ventile, on s’hydrate, la buvette va faire le vide.... pour 2 personnes : plateau fromage (énorme) de Savoie et verre de vin pour 8 €, qui fait mieux ?
JC JazzBof
Brèves 1 de jAzzLBERTVILLE : Skokiaan Brass Band
Albertville Jazz Festival du 23 au 27 Juillet
Pour sa 5ème édition l’Albertville Jazz Festival s’était retranché au Dôme théâtre en raison du passage du Tour de France. Le festival off (particulièrement remarquable) avait quant à lui investi la Cité Médiévale et sa belle terrasse de la Tour Sarrasine. Mais également le fort de Tamié et la Station des Saisies. Quelles belles idées ! Ce festival (réseau Spedidam) crée en 2014 par Nicolas Folmer (l’enfant du pays) prend vraiment de plus en plus d’altitude.

23 Juillet Les Saisies : Le Skokiaan Brass Band en acoustique sur la place de la station, au soleil déclinant, nous lance sur orbite (comme mon François JazzBof) Après une petite randonnée au dessus du lac de Roselend, rien de tel pour se délasser les mollets que la musique de Nola.
François Rigaldies (sax et porte-voix) nous raconte le séjour du groupe à la Nouvelle Orléans. Ils y ont travaillé plus le mental que la technique, afin de libérer en eux l’énergie et la générosité qu’impose cette musique.
Nous avons swingué et dansé (trop peu à leur goût) au rythme du sousaphone (Christophe Garaboux), au son clair des trompettes (dont celle de Christophe Metra) et malicieux du trombone (Pierre Baldier-Mouliner), grosse caisse et caisse claire et sax baryton (Fred Gardette),
bref nous avons respiré la joie communicative de toute cette belle bande.
Bigre! Que c’était bon.
JC JazzBof
Pour sa 5ème édition l’Albertville Jazz Festival s’était retranché au Dôme théâtre en raison du passage du Tour de France. Le festival off (particulièrement remarquable) avait quant à lui investi la Cité Médiévale et sa belle terrasse de la Tour Sarrasine. Mais également le fort de Tamié et la Station des Saisies. Quelles belles idées ! Ce festival (réseau Spedidam) crée en 2014 par Nicolas Folmer (l’enfant du pays) prend vraiment de plus en plus d’altitude.

23 Juillet Les Saisies : Le Skokiaan Brass Band en acoustique sur la place de la station, au soleil déclinant, nous lance sur orbite (comme mon François JazzBof) Après une petite randonnée au dessus du lac de Roselend, rien de tel pour se délasser les mollets que la musique de Nola.
François Rigaldies (sax et porte-voix) nous raconte le séjour du groupe à la Nouvelle Orléans. Ils y ont travaillé plus le mental que la technique, afin de libérer en eux l’énergie et la générosité qu’impose cette musique.
Nous avons swingué et dansé (trop peu à leur goût) au rythme du sousaphone (Christophe Garaboux), au son clair des trompettes (dont celle de Christophe Metra) et malicieux du trombone (Pierre Baldier-Mouliner), grosse caisse et caisse claire et sax baryton (Fred Gardette),
bref nous avons respiré la joie communicative de toute cette belle bande.
Bigre! Que c’était bon.
JC JazzBof
jeudi 11 juillet 2019
Snarky Puppy à Jazz à Vienne
Le jeudi 4 juillet au théâtre antique de Vienne.
Ils étaient venus pour leur première fois à Vienne en 2013,
pour ma part ça faisait très longtemps que j'avais envie de les écouter sur scène.
Cette année le collectif Snarky Puppy made in US emmené par le bassiste Michael League tel un Géo Groovetout vient nous présenter leur 14ème album "Immigrance".
14 ème quand même, aussi la notion de "new génération" label de la soirée ?.... est toute relative.
C'est une vrai machine de guerre! une puissance de feu phénoménale !
jugez en plutôt: sur scène 2 percussionnistes, 3 claviers ( par moment), 1 basse, 1 guitare électrique et 3 soufflants.
Une équipe de 9 experts répondant à une discipline d'enfer alors même que leur ADN c'est la musique improvisée.
C'est une musique métissée très jazz fusion à la puissance Rock qui reste cependant difficile à classer tant les influences différentes sont prégnantes.
Le groupe est à géométrie variable; les musiciens sont d'origine très différentes les uns des autres d'où cette musique toujours en mouvement en "immigration permanente", l’Afrique et les tropiques étant toujours très présents.
Les titres du dernier album sont à l'honneur, "Chonks" qui ouvre l'album se révèle un grand moment du concert. ( Un gros gros kiff) L'album est de bout en bout d'un excellent cru. Qu'on se le dise!
Ce sera, je pense, un des sommets de cette 39 ème édition de Jazz à Vienne.
Le collectif est en tournée pendant 7 mois ils seront notamment à Juan les Pins le 17 juillet: Avis!
JazzMarc
Sur jazzRhoneAlpes.com cette chronique et les autres news de la semaine
et on se le remet celui là
Ils étaient venus pour leur première fois à Vienne en 2013,
pour ma part ça faisait très longtemps que j'avais envie de les écouter sur scène.
Cette année le collectif Snarky Puppy made in US emmené par le bassiste Michael League tel un Géo Groovetout vient nous présenter leur 14ème album "Immigrance".
14 ème quand même, aussi la notion de "new génération" label de la soirée ?.... est toute relative.
C'est une vrai machine de guerre! une puissance de feu phénoménale !
jugez en plutôt: sur scène 2 percussionnistes, 3 claviers ( par moment), 1 basse, 1 guitare électrique et 3 soufflants.
Une équipe de 9 experts répondant à une discipline d'enfer alors même que leur ADN c'est la musique improvisée.
C'est une musique métissée très jazz fusion à la puissance Rock qui reste cependant difficile à classer tant les influences différentes sont prégnantes.
Le groupe est à géométrie variable; les musiciens sont d'origine très différentes les uns des autres d'où cette musique toujours en mouvement en "immigration permanente", l’Afrique et les tropiques étant toujours très présents.
Les titres du dernier album sont à l'honneur, "Chonks" qui ouvre l'album se révèle un grand moment du concert. ( Un gros gros kiff) L'album est de bout en bout d'un excellent cru. Qu'on se le dise!
Ce sera, je pense, un des sommets de cette 39 ème édition de Jazz à Vienne.
Le collectif est en tournée pendant 7 mois ils seront notamment à Juan les Pins le 17 juillet: Avis!
JazzMarc
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