Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


samedi 6 juillet 2019

Chilly Gonzales PianoVision: Jazz à Vienne 2019

Le samedi 29 juin au Théâtre antique de Jazz à Vienne

Les températures caniculaires n'ont pas découragées les festivaliers qui sont venus en nombre sur les pierres bien chaudes du théâtre antique face à un soleil devenu un adversaire à ce stade : Où est l'ombre s'il vous plait ?

Ils sont venus surtout découvrir les 3 plateaux du soir "spécial piano" et en ouverture un maestro : Chilly Gonzales

Ce soir il présente un nouveau projet innovant, puisqu'un écran en arrière plan montre la vision d'en haut du clavier et donc du cheminement de ses doigts sur le clavier.
L'effet est très réussi pour ceux qui ne se trouvent pas trop loin de la scène je ne sais pas quel a été le résultat pour les spectateurs tout en haut du théâtre.

Chilly commence son concert seul au piano en pantoufles et robe de chambre et captive rapidement les spectateurs du soir en déployant toute sa virtuosité, sans esbroufe, toujours en privilégiant la mélodie.
Le maestro a à son actif plusieurs albums consacrés au piano solo, il a aussi participé à de nombreux projets où il s'est confronté à des univers très différents: Les Daft Punk, Feist..
Il entame d'ailleurs son concert avec un thème de l'album Room 29 " Clara" né d'une collaboration avec le chanteur Jarvis Cooker : Une vrai merveille qui fait référence.
C'est un showman, ce soir il est aussi "Chaud man" comme il le dit lui même. Avec beaucoup de fantaisie il nous fait une petite démonstration de l'histoire de la musique en se baladant entre Bach et Kurt Cobain et fini par une chanson rap très convaincante finalement.
Dans cet exercice il est dans le même ligne qu'un Stephano Bollani : virtuose, fantaisiste et pédagogue.
  
Il est rejoint au cour du concert par une violoncelliste telle une apparition onirique et d'un batteur qui n'auront qu'un rôle limité mais qui permettront au concert de ne pas basculer dans la monotonie.

Le showman mettra le public dans sa poche en les faisant participer au spectacle avec beaucoup d'humour: pour le rythme des claquements de mains; Suivez la pantoufle! 
        
L'artiste aura déployé beaucoup d’énergie pour le grand plaisir du public qui lui a fait un très bel accueil.
    
 JazzMarc

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Chilly Gonzales (piano et voix), Stella Le Page (violoncel), Joe Flory (batterie)

  

Mental Climber : Jazz à Vienne 2019

Le 29 juin 2019 17h00 Scène de Cibelle à Jazz à Vienne.

Le chauffage est toujours à fond dehors, l'espace  Cibelle est tout de même désormais bien plein pour écouter le groupe " Mental Climber" annoncé d'origine d'île de France qui compte cependant dans ses rangs deux locaux de l'étape Étienne Renard à la contrebasse et Paul Berne à la batterie pour constituer une rythmique solide au service des 2 leaders du groupe aux compositions et à la guitare pour Batiste Ferrandis et au saxophone pour Pierre-Marie Lapprand.

Ils nous servent un jazz musclé attiré par le free,  à la recherche constante de sons.
Pour ce faire une forêt de pédales à effets est au pied du guitare et un bosquet devant le saxophoniste: Vive le jazz moderne !

Le groupe dégage un grosse énergie qui flirt avec la pop et le rock.

J'ai retenu particulièrement le dernier morceau "mental" qui commence par un thème entêtant à la guitare électrique qui vire façon rock progressif vers un autre thème pour finir par un superbe solo à la guitare : Rafraichissant !    

JazzMarc

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Baptiste Ferrandis (Guitare), Pierre-Marie Lapprand (sax), Etienne Renard (Contre basse), Paul Berne (Batterie)

Raoul Jazz Clan: Jazz à Vienne 2019

Le 29 juin 2019 16h00 Scène de Cibelle à Jazz à Vienne.

36° annoncés à l'ombre; en ressenti ça donne : laissez moi sortir du four!

Les spectateurs  sont clairsemés au début du set de 16 heures et on les comprends; quelques irréductibles sont là stoïque dont moi.

Et c'est justement au moment ou j'allais virer aquoiboniste, que la bonne surprise se pointe.
Venu du Val de Loire le Raoul Jazz Clan est un trio piano/basse/baterie avec slameur/chanteur.

Un trio précis et percutant qui accompagne des mots scandés et chantés associant poésie et puissance 

C'est le coup de fraicheur qui nous fallait pour commencer la journée au festival : BONNE PIOCHE 
Le jazz est un terrain de jeu ouvert à toutes les créativités, et ce jeune groupe ne se gène pas pour réinventer une musique qui nous est familière et pourtant en constante mutation. 

Les mots tantôt tendres tantôt rageurs percutent nos oreilles et notre cœur :
" Tableaux après tableaux ...je t'aime"
" Momo : ne les laissent pas te prendre pour un chien, tu finirais par tous les mordre"  

Les ambiances varient entre ballades et énergie déjantée; 
un gros coup de cœur en sommes pour ce nouveau clan qu'il faut absolument découvrir, ils ont été finaliste finaliste RéZZo Focal 2019 ce n'est pas un hasard.
 
JaZZmarc

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Romain Noël : piano, clavier Samuel Baudin : basse électrique Ozz Méta : voix, auteur Vincent Negrao : composition, batterie



   

vendredi 28 juin 2019

Un bouquin sur le rock: "Apathy for the devil" de Nick Kent

 Contraint de garder la chambre en raison d'une pneumopathie, je me suis plongé dans le livre "Apathy for the devil" de Nick Kent, ex-critique du New Musical Express et ex-junkie, qui n'a pas son pareil pour croquer le portrait d'artistes célèbres ou rappeler des anecdotes surprenantes.Parmi les perles que j'ai relevées, celles-ci:

-Lou Reed  "Lorsque je l'interviewe pour la première fois à l'automne dans un restaurant de Kensington,je dois me coltiner son regard de poisson mort à la Peter Lorre et ses manières rébarbatives.L'incessant concert de louanges que lui adresse à l'unisson le petit monde du glam londonien ne l'a en rien rendu plus agréable.Il passe l'essentiel de notre entretien à décortiques amèrement les arnaques dont lui, le créateur et le compositeur du Velvet Underground,se dit avoir été victime pendant des années.Parmi les coupables désignés figurent à l'en croire les Beatles, les Stones et Dylan.Son discours n'est que lamentation égotiste, grincheuse et acariâtre."

- Ron Wood "Ron Wood n'est pas la fusée éclairante la plus brillante du feu d'artifice qu'est la vie"

- Bowie (dans une interview à Play Boy en 1977) " Eh oui, je crois très fortement au fascisme.[...] Les rock stars sont des fascistes, elles aussi. Adolf Hitler a été l'une des premières rock stars."

- Led Zep (là encore en 1977) "[Robert Plant] envisage même d'abandonner la musique pour l'enseignement. Il est sûrement aussi très blessé par l'absence ,aux funérailles de son fils, de Page , de Jones et de Grant [ le manager] qui ne viennent même pas lui rendre un dernier hommage."

- Sid Vicious (de son vrai nom Beverley) "Lorsque Beverley crève l'oeil d'une jeune fille lors d'un concert au 100 club cet été-là [1976], peu de médias choisissent d'attirer l'attention sur l'incident.Mac Laren les a littéralement hypnotisés."

 Qu'il est loin le temps des hippies et du "make love,not war" !

                                                          François Jazzbôf




mardi 2 avril 2019

Encore à l'Amphi jazz grâce au polar : Musique de film


Dimanche 31 mars, 14 heures au Quai du polar

Nous n'avons pas fait la queue pour rien. Six musiciens de l'O.N.F, vont nous interpréter des musiques de films policiers.
Du Bernard Herrmann bien sûr (le musicien fétiche d'Alfred Hitchcock ), mais aussi du Michel Legrand, du Moricone, du Rota, du Schifrin.
Avec ceux-ci, on connait tous la mélodie. Le premier violon nous fait pleurer sur "Les moulins de mon coeur" et le sextet ravive nos souvenirs d'enfance quand il reprend l'indicatif de "Mannix" (difficile de faire du jazz avec une majorité d'instruments à cordes, mais quand on a du talent,ce n'est pas une mission impossible ).

  Mais le groupe, dirigé de main de maître par Didier Benetti (qui a arrangé tous les morceaux) reprend des airs plus rarement joués (comme la musique de "Basic Instinct", ou celles de Jason Bourne, étonnante sous cette forme, de Maigret ou de Sherlock Holmes). La clarinettiste dispose de deux instruments, une clarinette courante et une basse, dont elle use toujours à bon escient. Et cette heure de concert s'avère un grand moment de plaisir, salué par des salves d'applaudissements et même un court rappel ( car le temps est limité par un débat sur le "Rural noir" au même endroit à 15h30 ).

  Résultat final:a l'heure qu'il est (19h00) , nous avons toujours dans les oreilles ces musiques de film. Expérience plus que concluante . Diable !
Ce retour à l'Amphi fut vraiment un bonheur ...

                                                             François Jazzbôf
Bertrand Cervera : violon 1
Stephan Henoch : violon 2 
 Ingrid Lormand : alto
Raphael Perraud : violoncelle  
Christelle Pochet : clarinette
Didier Benetti : piano et arrangements

Melanie di Biasio à A Vaulx Jazz : à minima

Le Samedi 30 mars à A Vaulx Jazz.

Soirée de clôture pour le festival A Vaulx Jazz: il va falloir attendre deux ans maintenant pour en parler à nouveau snif snif!
Pour clôturer ce millésime le festival à inviter les extra terrestres suisses de Nik Bartsch Ronin qui nous ont retourné la tête, puis le frisson belge: Mélanie Di Biaso.

J'avais beaucoup aimé son premier album "No deal" et le concert qu'elle en avait donné à l'époque sur la scène des Nuits de Fourvière, J'ai eu plus de mal avec son dernier album  "Lilies" et j'étais curieux de retrouver la diva sombre sur scène.
Elle pose rapidement son ambiance, lumière minimum, musique minimaliste, de mélopées lentes et lugubres, des chuchotements.
Pas de bonjour, pas de sourire ?
Il semble qu'elle ait encore épuré son art, mais avec l'épure de l'épure il ne reste plus grand chose.

Peut être que dans une salle plus petite son univers intimiste et fragile passerait mieux ?  

Je vais faire pour ma part avec cette chronique le service minimum moi aussi, quelques mots, je vais laisser un peu d'espace vide ici et là                          pour faire intelligent.



et basta.
JaZZmarc.

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Michael Connely : Jazz et polar

Samedi 30 mars au Quai du polar

 Grand jour que ce samedi 30 mars 2019 qui nous permet de retrouver deux auteurs majeurs de romans policiers, Michael Connelly et James Sallis, autour d'un jeune groupe de jazz issu du Conservatoire de Lyon (le HH Quartet), composé de Xavière Breillet (chant),Dorian Janin (contrebasse),Milan Ollier (guitare) et l'excellent Elie Goulème (batterie).

Le modérateur, belge (Michel Dufranne ?),  nous prévient que pour des raisons de "pré-guerre civile" dans l'hexagone (comprenez "gilets jaunes"), Connelly devra partir plus tôt pour rejoindre son prochain lieu d'intervention mais que nous pourrons finir dans lui, Sallis étant réputé pour ses écrits sur le jazz.

  Sinon, cette rencontre est conçue comme l'alternance d'un débat littéraire et de morceaux de musique. Première remarque sur l'inextricable proximité et complémentarité d'un genre littéraire ,le polar, et d'un style musical, le jazz. Pourquoi ? Les auteurs expliquent l'analogie de construction d'un polar et d'un air de jazz, avec un thème (musical ou intrigue) dont on s'éloigne pour mieux y revenir par des chemin de traverse et avancer dans l'oeuvre. La précision du texte n'est d'ailleurs nullement l'ennemie de l'improvisation de l'auteur au cours de la rédaction du roman.

  Seconde remarque sur les citations de titres de jazz qu'écoutent les protagonistes du roman. Dans quel but ? Le mot émotion est prononcé, aussi bien celle de l'auteur qui écrit (et se met en condition) que celle du lecteur ainsi sollicité .Alors, demande le modérateur, peut-on utiliser une musique qu'on n'aime pas pour faire jaillir un personnage antipathique ou créer une situation insupportable? Pas vraiment, répond Michael,car si on l'écoute, on en vient à reconnaitre les qualités ,par exemple, d'un morceau de rap, et à en intégrer le texte dans le roman, jusqu'à ce qu'on vous réclame des droits d'auteur exorbitants!
   A quatre reprises, le quartet invité ponctue le débat d'un morceau de jazz. Le premier sera de Kenny Garrett, le second une composition personnelle du jeune combo, le troisième  une œuvre de Christian Mac Bride. Les écrivains prouvent leur respect des musiciens en refusant de rester le dos tourné à l'orchestre. Et Connelly , qui part le premier, ira serrer la main de chacun des musicos dans les coulisses. Sallis, quant à lui, a fait un aparté sur la qualité de la rythmique. Dommage que le modérateur avoue ne pas être jazzophile !Le quatrième morceau achève ce moment musico-littéraire par une reprise de la contrebassiste et chanteuse Esperanza Spalding dans laquelle Xavière, qui a fait beaucoup de scat, chante davantage et Milan produit un solo de guitare plus fourni. Felicitations au HH Quartet qui salue son public sous les applaudissements ( James Sallis n'est pas en reste pour la claque).

                                François Jazzbôf

King Crimson Projekt à A vaulx Jazz

Le jeudi 28 mars à A Vaulx Jazz.

Point de jazz ce soir au festival A Vaulx ...Jazz,
mais un gros kiff nostalgique rock progressif, musique emblématique des années 70/80.

Le King Crimson Projekt porté par 4 conservatoires de musique celui Saint-Priest, Villeurbanne, le Puy en Velay et Vaulx en Velin s'attaque à un répertoire plutôt complexe d'un groupe qui a secoué en son temps le monde rock en l’empêchant de roller en rond.

En effet des pionniers du "Prog" comme Robert Fripp fondateur du groupe King Crimson introduisaient des harmonies complexes et laisser de larges espaces instrumentaux.

Voir cette jeunesse s'emparer ce soir avec aplomb d'une partie de la notre de jeunesse au travers de cette musique si caractéristique est un vrai plaisir vertigineux.
Les équipes enseignantes méritent un grand coup de chapeau pour avoir entrainer et encadrer avec enthousiasme les élèves dans ce projet très ambitieux et peu fou, loin des chemins habituels bien balisés.
4 plateaux se sont succéder avec une organisation enseignants/élèves différentes,
Pour Vaulx en Velin le groupe principal est composé de musiciens expérimentés, des élèves même très jeunes sont invités à intervenir aux violons ou aux percussions.
Au final nous avons eu droit à de très belles versions de "Starless"  et de  "21 St Century Schizoid Man"   
 Pour les autres structures musicales, les groupes sont composés de jeunes musiciens et chanteurs d'une vingtaines d'années reprenant à leur compte avec beaucoup d'originalité le répertoire: des guitares électriques, beaucoup d'énergie et de belles voix sans complexe.
L'ensemble de Villeurbanne clôture le concert avec une grande décontraction et un déploiement d'énergie très démonstratif tout en démontrant une belle maitrise dans la cohésion entre les guitares électriques lourdes et un ensemble de cordes classiques, et une belle créativité

Nous avons entendus des morceaux d'album moins connus comme "discipline" et de bons vieux standards du groupe comme "In the court of the Crimson king" ou "red" 

Ce soir ce n'était pas le cas mais de nombreux projets de reprises du répertoire du King en jazz existent avec de belle réussites pour certains comme celui du Crimson Jazz Trio et son "King Crimson Sound Book" dans les années 2000 à découvrir pour les amateurs.

Sinon King Crimson le vrai passe le 2 juillet aux Nuits de fournières avec une moyenne d'age revue légèrement à la hausse,
pour la version jeunes pousses "Projekt" vous avez encore 2 chances le 8 juin au Puy en Velay ou le 15 à Saint-Priest.

En voilà une musique qui définitivement n'est pas éphémère! NA ! 

JazzProgMarc

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Coordination:
Romain Gayral à la coordination générale et pour le conservatoire de Vaulx en Velin
Alwin Eburdery pour le conservatoire de Saint Priest
Guillaume Fenoy pour l'ENM de Villeurbanne
et Guillaume Fontaine pour Les Ateliers des Arts / CRD du Puy-en-Velay 



   
    

jeudi 14 mars 2019

Nicolas Folmer: So Miles


Un nouvel hommage à Miles Davis, et pas des moindres

C'est un trompettiste qu'on aime à jazz&rock.com: Nicolas Folmer. Sur ce CD il se produit avec à peu près le même groupe que celui qui l'accompagnait à Marciac en 2016, à l'exception du batteur (Damien Shmitt cédant la place à Yoann Serra) et de la variété des saxophonistes (Antoine Favennec ne jouant que sur un titre, Stéphane Guillaume et Rick Margitza officiant sur les autres).
Il y a même du cor (sur quatre titres).


  Notre "trumpet hero" réinterprête à sa manière de la musique jouée par son mentor: un collage de "Blue in green" (Bill Evans) et de "Nefertiti", un "Pinocchio" de Wayne Shorter, un hommage aux arrangements de Gil Evans, une reprise de "Human nature" de Michael Jackson.

Je me rends compte que Nicolas aime les mêmes disques que moi quand il compose un "Miles from the sky" visiblement inspiré du Miles in the sky de ma discothèque. Nicolas imagine aussi ce que Miles aurait fait d'un succès de Daft Punk ("Get Lucky") s'il avait vécu assez longtemps pour les rencontrer. C'est culotté et ça fait du bien entre les deux oreilles.

 Comme toujours, Julien Herné assure à la basse et Laurent Coulondre est de plus en plus créatif aux claviers, tout comme Olivier Louvel aux guitares.
Folmer nous gratifie même d'une reprise du solo de trompette de "So what" dans Kind of blue. Sa musique est résolument branchée sur le temps présent et l'on reconnait entre mille le son de trompette qu'il a mis au point dans ses opus précédents (plus funky).

  J'avais aimé l'hommage à Chet Baker rendu par Eric Le Lann. Je m'incline devant celui rendu à Miles par Nicolas Folmer. Et pour clore cette revue de styles, je me repasse Lee Morgan interprétant "the sidewinder" et Clifford Brown jouant "Daahoud ".

                                                   François Jazzbôf

mardi 12 mars 2019

Kenny Garrett à l'Espace Novarina, Thonon-les-bains, 9 mars 2019


Le  9 mars 2019 à Thonon-les-bains,

Oserai-je l'écrire ? Je suis déçu par ce concert.

Pourtant Kenny Garrett est un champion du saxophone alto dont il a joué aux côtés de Miles Davis de 1987 à 1991.

Il met en place un groove d'enfer en quintet
(avec Vernell Brown : piano, Corcoran Holt : contrebasse, Samuel Laviso : batterie ,Rudy Bird : percussions), case un solo explosif et termine un morceau en fading avec une précision redoutable.

Il a plein d'idées, manipule les airs latinos ou africains avec brio, mélange les influences et les rythmes, chante au besoin.


 Alors , d'où vient cette insatisfaction ? Peut-être de l'absence de contact avec le public (à part un "good evening" et l'énonciation du nom de ses musiciens).

Kenny joue souvent de profil ou de dos, ne donne aucun titre de chanson, aucune référence discographique, aucun commentaire sur les sources de son inspiration.
 Les applaudissements du public sont polis,convenus. On s'ennuie un peu.

 Et puis ... Dans les trois derniers titres, il invite les gens à se lever, à danser sur des mélodies mémorisables (enfin), apostrophe l'assemblée gagnée par une transe soudaine.
Pourquoi si tard ?

                                              François Jazzbôf