Sans la musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)


dimanche 30 novembre 2014

Quand vient la nuit : un film pour les amateurs de quai du polar

Titre français: "quand vient la nuit" (titre original: "the drop" explication: le drop est ce bar de Brooklyn qui collecte pour la mafia les paris clandestins)

 Quatre raisons d'y aller:

- le réalisateur , un belge, qui avait tourné "Bullhead" ( formidable). Ci-joint le biopic de Wikipedia :
 "Michaël R. Roskam (de son vrai nom Michaël Reynders) est un réalisateur et scénariste belge né en 1972 à Saint-Trond. Sa carrière internationale a été lancée en 2012 avec une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère pour le film Bullhead"

- les acteurs, Tom Hardy (un taiseux déjà excellent dans "Les hommes sans loi") et James Gandolfini ( un énorme, mort depuis- le film lui est dédié );mais aussi Matthias Schoenaerts (qui jouait déjà dans Bullhead, si vous l'avez vu, vous ne pouvez pas l'avoir oublié)

-  le scénario original, de Dennis Lehanne (auteur de Shutter Island, entre autres)

-  la morale du film, ambiguë à souhait.

 Même si c'est un peu lent parfois, les climats mis en image sont prenants.

                                               F.S.P. Jazzbôf

mardi 18 novembre 2014

Les Brahmans tombent : Dans la salle à manger

Le samedi 15 novembre dans le séjour

Aux antipodes de la version 2.0,
voici la variante 100% lien social  et 200% conviviale de l'expression artistique: le concert en salle à manger avec "les Brahmans tombent"

C'est un duo, que dis je c'est un couple, c'est un tandem , un binôme fusionnel
En tout cas ils sont deux à n'en pas douter :
elle est au violoncelle, au sax et au chant
il est à la guitare et au chant principal

Une femme au violoncelle c'est doublement sensuel,
 l'instrument évoque des courbes féminines et la musicienne qui le prend entre ses jambes: c'est... beau

Un homme à la guitare c'est simplement le membre du groupe avec effet de manche.  

En voici des artistes tout terrain qui aiment se mettre en danger, ils apprécient de jouer dans la rue au risque de se faire refouler par la maréchaussée  alors jouer dans une salle à manger : trop facile !

Avec le  professionnalisme et l'assurance qu'ils ont construit au cours de leurs nombreuses expériences (En formation Jazz , en Trio, en accompagnant des conteurs)  les voilà qui déroulent leur compositions bourrées d'idées

Des chansons douces amères, rigolotes, engagées, 
façon clown débridé ou clown triste 
des chansons tendres ..." serre moi fort...serre moi vite"
des  chorégraphies
des effets sonores

Extrait désopilant d'une chanson acide mais légère : "Je râle donc je suis"

"Je râle 
Du lundi au samedi
Je râle 
Le dimanche je recharge les batteries
Je râle 
Le monde est une grande râlerie
Je râle
 Une certaine idée de la démocratie"

J'adore ! ; on n'est tellement envahis par tant de râlerie


Et ça fini par une une caricature sympathique du blueseux : "Ringard blues"... où tout le monde chante, oui tout le monde; même ceux qui râlent quand ya du blues ( Euh ça c'est moi :-))

Et si pour découvrir des talents vous alliez voir dans votre séjour s'ils y sont ?
Les Bras m'en tombent devant tant de talent sans prise de tête

JaZZmarChanteurdeblues


 Florence Voir
& Laurent Brun

jeudi 13 novembre 2014

The very big Experimental toubifri Orchestra: Waiting-in-the-toaster

"Waiting in the toaster" le voici donc l'album de l'orchestre  The very big Expérimental Toubifri Orchestra, et maintenant on en est sûr il sont restés bien trop longtemps dans le grille-pain; ils sont complètement cramés, totalement barrés.

Il est Ébouriffant, décapant, définitivement déjanté cet album ; il y a bien longtemps que je n'avais pas entendu quelques choses d'aussi euphorisant !

Ces 18 musiciens issus de l’ENM de Villeurbanne et du CNSM de Lyon nous ont pondu un album ambitieux et réjouissant un vrai feu d'artifice de gros son et de voix.

On retrouve parmi ses membres la fine fleur de la scène  jazz régionale, ils œuvrent  dans d'autres groupes qui ce sont déjà fait  une renommée,  le Big Band " Bigre" ou le groupe "Chromb" pour ne citer qu'eux.
Pour ce projet c'est  le pianiste Grégoire Gensse qui est à la manœuvre pour les compositions et la direction d'orchestre et il est gravement grave ce garçon. Avec le duo Ortie qu'il forme avec la clarinettiste Elodie Pasquier  il a déjà obtenu le prix du Tremplin Jazz (s) Rhône-Alpes 2012.

La sortie de l'album des Toubifri a été annoncé très en avance au travers d'une campagne de financement via "Kiss Kiss Bank Bank" en mettant bien en avant la face foutraque du groupe, et sur les scènes de la régions ils ont mis le paquet côté excentricités en jouant ce répertoire.
Cependant au delà du show extravagant  on comprend vite la grande créativité et la somme de travail nécessaire pour maitriser un tel projet.     
Invariablement les morceaux tels qu'ils sont traités rappellent le grand Franck Zappa qui avec beaucoup d'humour et de décontraction démontrait dans son œuvre une grande rigueur et sur scène il s'imposait tel un chef d'orchestre inflexible. 

Les Toubifri percutent comme un trio rock alors qu'ils sont 18, à ce stade la précision est une gageure 

Comment maintenant décrire le style Toubifri ? Un big band de Jazz survolté avec des choristes déchainés nourri aux influences rock et à l'humour dadaïste (ça fait long pour définir un style !)

Alors le mieux si tout ce que j'en ai dit ne vous a pas fait fuir tout de suite , c'est d’aller écouter le morceau " The jewish Cow boy"  sur Deezer c'est un concentré de folie musicale et d’énergie;
après quoi si vous n'avez pas adopté l'album tout entier c'est que The very Big est trop frit pour vous !

Bon il va falloir les sortir du grille-pain quand même !

JaZZMarc
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lundi 10 novembre 2014

Concert littéraire Les Harmoniques : Un enchantement émotionnel.

Le Jeudi 6 novembre à la MJC de Vienne

 Un concert littéraire en voilà une belle idée !
 et si c'est un mariage entre jazz et polar alors c'est mieux
mais si c'est de Marcus Malte dont il est question et de son roman "les Harmoniques" alors c'est qu'il s'agit de la réalisation d'un rêve que nous n'avions pas oser exprimer.  

Marcus Malte est un auteur français qui a déjà marqué le paysage de la littérature policière de quelques pierres blanches, de quelques perles comme " Garden of love"qui a obtenu, entre autre, le prix du festival Sang D'encre de Vienne en 2007. C'est dans le cadre du même festival qu'il revient cette année avec son spectacle autour de son roman sorti en 2011 " Les harmoniques " un Polar/Jazz dont nous avions parlé ici dès sa sortie. Le Jazz et le polar ont ensemble une histoire commune "Si le polar s'attache à raconter le monde, c'est bien le jazz qui constitue l'essentiel de la bande son" ( Patrick Raynal)

Le roman "les harmoniques" baigne dans une ambiance de club de jazz, où les protagonistes peuvent prendre le temps de la moitié d'un chapitre  pour choisir la bonne version à écouter de " Every time we say goodbye" de Cole Porter à cet instant de l'histoire. 
Mais c'est surtout la musicalité du style de Marcus Malte qui est remarquable,  pour lui la phrase doit sonner il faut qu'elle soit belle lorsqu'elle est dite à haute voix.
On comprend alors qu'il ait eu envie de monter sur scène pour offrir ses textes sous une autre forme,
avec un habillage qui les rendent plus puissants plus percutants encore.

Il s'est accompagné dans ce projet scénique de la chanteuse Virginie Teychene et son complice à la contre-basse Gérard Maurin.
Et le résultat  alors ? ....c'est un enchantement émotionnel.
L'ambiance cosy et intimiste de la MJC de Vienne est propice à une excellente qualité du silence entre les mots et notes.
Les voix de Marcus et de Virginie sont sensuelles; lui proche du slam et elle tout en nuances chaudes et en puissance.
J'avais déjà écouté avec plaisir son dernier album " Brigth and sweet" mais sur scène elle est bluffante de sincérité, de force contrôlée. Elle dégage un plaisir de chanter qui est réjouissant.   

Au début du spectacle les extraits du roman lus par Marcus Malte et les chansons du duo jazz se succèdent tout naturellement, il n'y a pas d'applaudissements entre les séquences ( et c'est dure  de se retenir), puis les éléments se superposent, se mélangent.
Comme dans le roman, le début est léger et puis la tension monte progressivement jusqu'à l'expression de l'horreur de la guerre et des errances de la nature humaine. La mise en musique amplifie les émotions: L'amour, la colère, la rage...l'humour
Oui l'humour, quand Marcus, juste après au beau standard de jazz commence sa phrase par ; " A force de se gratter les couilles depuis son plus jeune age..."  c'est drôle et c'est bienvenue car à d'autres moments certaines scènes sont plutôt poignantes.

Les harmoniques selon Malte ce sont "les notes derrière les notes. Les notes secrètes. Les ondes fantômes qui se multiplient et se propagent à l'infini, ou presque. Comme des ronds dans l'eau. Comme un écho qui ne meurt jamais" et il n'y pas que la musique qui les produisent


Le spectacle se termine par "Bye Bye Blackbird" pour faire fuir cette oiseau de malheur qui symbolise la mort dans le roman.

Marcus Malte nous confira que c'est un plaisir pour lui d'être sur scène, comme une nouvelle expression de son art, et que ce spectacle rencontrant un vrai succès ( il tourne depuis bientôt un an)  il se pourrait que ...ça lui donne d'autres idées.

JaZZmarc
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Concert littéraire: Marcus Malte:textes / Virginie Teychene: chants / Gérard Maurin: Contre-basse et guitare. 

mardi 4 novembre 2014

Soirée d'ouverture du Crescent à Macon

Le vendredi 31 Octobre au Crescent à Macon.

Le Crescent, clud de jazz de Macon, ouvrait ce week-end ses "nouvelles" portes dans un écrin fabuleux au centre de la ville.
Ce sont les caves de l’ancienne coopérative agricole en face de la très belle église Saint Pierre qui ont été réaménager pour accueillir le club.
L'essentiel est donc préservé, on descend toujours dans la boite de jazz, pour tomber dans  un grand espace vouté en pierres apparentes.
Mais c'est surtout le son qui à fait l'objet de beaucoup d'attention pour faire de cette salle une référence, pour les musiciens et les spectateurs.
1,5 Millions d'euro d'investissement ont été nécessaires pour répondre au cahier des charge, dont la majeur partie est porté par la municipalité qui visiblement à compris l'intérêt pour la ville de soutenir les initiatives artistiques menées par des passionnés. (quand d'autre comme celle de Francheville semble l'avoir oublié)
Le Crescend c'est désormais une salle qui peut accueillir entre 150 et 250 personnes selon la configuration choisie: format "Club" avec des petites tables, format classique uniquement avec des chaises ou debout.
Le projet du Crescend s'est aussi d'être un véritable laboratoire musical, une salle de répétition et d'enregistrement est d'ailleurs  disponible. Ainsi les groupes pourront lors d'une résidence voir se concrétiser leur projets les plus fous dans des conditions idéales.

Mais des projets Jean-Paul Depardon  le président du Crescend et son directeur Antoine Bartau en ont plein la tête: perpétuer et développer les stages pour les jeunes musiciens, proposer des spectacles pour le jeune public, ouvrir la programmation  à des styles musicaux élargis : rock, world, hip hop, électro...

Pour la soirée d'ouverture  après un plateau en direct de France Musique pour l'émission "Open Jazz" d'Alex Duthil;  ce sont surtout les artistes fondateurs de l'association Crescent d'il y a 20 ans qui ont concocté les ingrédients musicaux de cette fête, Eric Prost, François Gallix, Laurent Savien "and friends" ont pris possession de cette nouvelle
scène,
et ont déroulé un premier set joyeux avec une succession d'invités amis:  La chanteuse Catali Antonini ,
le duo  Sax/ Batterie  Boris Blanchet et Daniel Jeand’heur avec la danseuse Agnès Grelier qui nous ont ensorcelés et j'en passe forcément...
  
Le deuxième set a accueillis le groupe  "La vie est un poulpe" mené par le bassiste Greg Theveniau, qui nous a délivré un jazz Funk enlevé, et qui à défaut de réveiller les morts en ce week-end de Toussain,  nous a bien secoués.
Le tout s'est terminé comme il se doit pour fêter le jazz et ses musiciens en  JAM

Macon, en fait ce n'est pas si loin quand c'est le jazz et le bon vin qui nous attirent: les distances diminuent.
Je pense que les amateurs de jazz auront vite fait de trouver le chemin.

JaZZmarc
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La vie est un poulpe : Eric Prost (sax)/ Greg Theveniau  (basse) /Bruno Ruder  (piano et rhodes)/ Hervé Humbert  (batterie) / Nacim Brahimi  (sax) 

samedi 25 octobre 2014

Pat Kalla au Radiant Bellevue

Le jeudi 23 octobre au radiant

Au Radiant il y a la grande salle, et juste en dessous le Club Bellevue et c’est là, dans l’obscurité, qu’ils font germer les talents. Ce jeudi soir nous avons eu la chance d’en voir éclore un : Pat Kalla  et son premier album « La légende d’Eboa ».

Il en est tout ému et nous aussi car ce gars là a de l’empathie. Ses voisins de palier et sa tata sont là au premier rang, mais pas que, la salle est pleine. D’entrée sa belle formation chaude et musclée  nous propulse dans son monde poétique rempli de sagesse, de terre rouge, de marabout et de montagnes. Une musique  métissée, comme on dit  aujourd’hui, en fait c’est très simple c’est de la Soul avec un peu de Jazz, de Rap et de Hip Hop, un doigt de Blues et de Funk Sénégalais… Une saga africaine ambiance de la Croix Rousse, car il est d’ici et il est content, ce soir il rentre chez lui à pieds. Et moi je suis content de retrouver avec surprise Claude Bakubama à la basse rouge et au sourire irRadiant (croisé au Hot Club avec Zaza lors d’une soirée samba). Mais il faut bien sûr écouter aussi les textes, Pat Kalla est un conteur avant tout et l’oralité est son dada. « Il titube mais sa guitare à toujours le bottleneck, un bluesman a toujours du groove sous la basket », c’est une spéciale dédicace pour le rédac chef qui adore le blues, comme chacun le sait…

Le show est bien calé, pro, chemises cravates, on pense à Ben l’Oncle Soul mais en plus authentique et drôle, on pense aussi à Touré Kunda bien sûr, et la voix qui vocalise en fin de phrases nous rappelle Aaron Neville, voilà, ils ont bien fait de venir… Tout le monde est reparti avec la banane jusqu’aux oreilles et ça c’est déjà une belle performance. Si l’arrivée du froid vous angoisse cherchez bien dans les clubs ils peuvent vous réchauffer l’âme. Un jour peut-être monteront-ils dans la grande salle ?

  Formation : Remi Mercier clavier, Jérôme Bartolomé sax, Félicien Bouchot trompette, Brice Bottin guitare, Claude Bakubama basse (pas lui sur l’album), aux Drums  mille excuses j’ai oublié le nom , dommage il est bon… et je suis pas certain que ce soit celui de l’album (Gregory Jouandon), si quelqu'un à la réponse..

En première partie nous avons écouté SoulAyres, c’est le nom de Séverine qui a une très jolie voix et qui compose, elle est accompagnée de Myriam Essayan aux percussions improbables (une valise à la place de la grosse caisse ou encore un tambour de machine à laver) elle est également douée d’un humour qui tombe à point, de Christophe Jacques à la guitare et aux chant (il s’occupe un peu du son aussi…), du violoncelliste Paul Marchand dont j’ai bien aimé l'omniprésence assurant souvent une ligne de base à défaut de basse, et de Charlie Glad comme son nom l’indique, aux claviers, violon et costume gris (il m’a bien fait rire et c’est un compliment). Un peu de mal a décoller puis je me suis  laissé prendre peu à peu par les ambiances folks ou orientales entêtantes,  les inspirations sont hétéroclites, on devine du Lou Reed ou une intro des Doors ( the End) sur L’heure de se coucher , une hallucination ?

Un grand bravo pour finir, car on en parle pas souvent, à ces  labels pas toujours très connus (en l’occurrence ici :"C’est Pas des Manières") qui produisent de jeunes artistes en ces temps compliqués.

JC JazzBof


mardi 21 octobre 2014

Laurent De Wilde : Over The Clouds Trio à Un Doua de Jazz

Le jeudi 16 octobre à l'espace Tonkin.

Bien sûr Laurent de Wilde est déjà venu dans la région, présenter son dernier projet en date " Over the cloud" mais on s'en reprend volontiers juste un Doua.

Avec son trio de compétition, l'incontournable Jérôme Regard à la Contre-basse et Donald Kontomanou à la batterie (le local de l'étape puisqu'il est né à Villeurbanne) il prend possession de  son piano, ou peut être est-ce l'inverse et nous voilà parti pour un voyage au dessus des nuages qui passera par l'Afrique avec une escale à Fukushima.

Un voyage dans l'histoire du jazz aussi car Laurent de Wilde en érudit du jazz aime partager son savoir il nous parle ce soir de Duke Ellingthon, que tout le monde aime, nous dit il,  et pour illustrer son propos il nous offre une reprise du maître "Prélude for a Kiss", et une composition de l'album en hommage à Duke "Edward K" ( Edward Kennedy: étant le vrai nom du Duke)

 Laurent de Wilde a même écrit un livre qui fait référence sur Thelonious Monk en 1997 ( "Monk" chez Galimard)
     
Les titres de l'album sont déroulés avec toujours autant de gourmandise par son créateur
 " le bon médicament" , "fefe naa efe"  de Fela Kuti...
Artiste et citoyen Laurent de Wilde aime aborder au travers de sa musique des thèmes qui le touche dans sa vie de terrien. Il semble particulièrement interpellé par les dangers de l’énergie nucléaire, avec le jeu de mot du titre "New Nuclear Killer" il désigne le nucléaire comme le prochain tueur en série potentiel.
 La patafix sur les cordes du piano lui permettra de recréer un son proche du balafon africain pour le morceau titre : "Over de cloud"

Son concert est parsemé de nombreuses plages d'improvisation et c'est là où on se demande si vraiment ce n'est pas son piano qui la envouté, lui il est hilare et le public est sous le charme et ne veut pas descendre sur terre.  

Alors  il reviendra plusieurs fois au rappel pour finir par le très bon "move on" de l'album "The Present" et terminer le voyage.

Laurent de Wilde nous a citer une phrase de Freud : " Les artistes sont des névrosés qui se soignent eux mêmes", moi je savais que c'était un grand malade et j'espère que ça va durer.  
    
JaZZmarc
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Laurent De Wilde (piano), Jérome Regard (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie)

OG Loc Cinq Têtes : Au festival UN DOUA DE JAZZ

Le jeudi 16 octobre à l'espace Tonkin.
C'est au cœur du quartier du Tonkin au milieu d'un dédale de rue suspendues écrasées par des bâtiments mastodontes que se trouve cet espace de liberté: l'espace Tonkin.  Une salle intimiste qui accueille cette année la soirée d'ouverture du festival "Un Doua de jazz".

C'est toujours aussi agréable de retrouver ce festival animé avec beaucoup d’enthousiasme par les étudiants du campus.

Les 6 soirées proposent des têtes d'affiches; mais mettent aussi en lumière à l'occasion de premières parties des artistes locaux : C'est tout ce qu'on aime : se mettre en mouvement pour un artiste renommé et prendre un grand plaisir en découvrant de nouveaux talents.
Ce soir en première partie De Laurent de Dewilde, c'est le groupe local : OG Loc Cinq Têtes qui ouvre le bal.
 OG Loc Cinq Têtes, c'est évidement un Quintet et la première tête c'est celle d' Oscar Georges  le
batteur et leader de la bande.

Il entre en scène seul en début de concert, et avec beaucoup d'aplomb, d'assurance voir d'inconscience il scande  le poème de Rudyard Kipling " If" en s’accompagnant de sa batterie et d'un boitier électronique pour transformer sa voix. : ...You will be a man my son.
Belle entame!

Le groupe alors le rejoint pour un set très réussi, très pro et plein de créativité servi par une sonorisation irréprochable.
C'est un jazz élégant qu'ils nous offrent, aux influences américaines fortes et assumées.

Le duo Grégoire Colson au vibraphone et Jordy Martin à la contrebasse assure une structure très aérienne au son clair, et le dialogue des 2 saxophonistes ténor et soprano respectivement Vincent Périer et Sandro Compagnon se révèle très inspiré.

Le répertoire est constitué de reprises notamment de Kurt Rosenwinkel ou Ambrose Akinmusire : les fondamentaux mais aussi une de Radiohead : méconnaissable mais agréable. Le groupe nous propose aussi des compositions d'Oscar Georges himself dont pour certaines il cherche encore un nom.

Moi leur son m'a fait penser à un groupe de jazz fusion californien "Yellow Jacket",  l'élégance, la créativité... et le voyage spatiotemporel ( pour ceux qui les écoutent)

Nous avons beaucoup de chance d'avoir autant de talents en région ne boudons pas notre plaisir.
 JaZZmarc

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Sandro Compagnon (saxophone soprano), Vincent Périer (saxophone ténor), Grégoire Colson (vibraphone), Jordy Martin (contrebasse), Oscar Georges (batterie)

mardi 14 octobre 2014

Jérôme Regard, Philippe Pipon-Garcia et Eric Truffaz à l'Amphi Jazz

Le jeudi 9 Octobre à L'Amphi jazz 

Eric Truffaz : et pourtant,il bouge !

Ceux qui ont de Truffaz une image de trompettiste hiératique perché sur son tabouret en auraient été pour leurs frais hier à l'Amphijazz. Car le musicien,cheveux blancs mi-longs et trompette éclatante,s'est bel et bien dandiné d'un pied sur l'autre pour accompagner le rythme de la formidable machine formée par Jérôme Regard et Philippe Pipon-Garcia, le premier à la contrebasse ou à la basse électrique (c'était selon), le second aux fûts,cymbales et effets sonores divers.

 Et la cerise sur le gâteau n'était peut-être pas le trompettiste du pays de Gex mais plutôt le chanteur sénégalais Sir Jean,dont la gamme de possibilités s'étendait de Cab Calloway à Chuck D. en passant par Bob Marley et Youssou Oundour.Sans oublier l'extraordinaire travail des videastes Pierre Jacob et Cyril Raymond sur l'écran d'images tantôt rétro (des danseuses des années vingt en noir et blanc), tantôt psychédéliques (des entrelacs de lignes géométriques).
  
 Redac'chef, toi qui aimes les innovations, tu aurais été comblé, nos deux acolytes compositeurs mariant les influences les plus diverses, de la mélodie classique à la musique contemporaine. Il y eut même une ligne de basse qui me rappela la panthère rose de Mancini. Le public ne s'y trompa pas: l'Amphijazz était plein comme un œuf et les applaudissements montèrent crescendo, leur longueur surprenant les musiciens eux-mêmes. Nous eûmes notre dose de rythmes africains,d'envolées à la Miles Davis et de chants de griots.
Une grande soirée à ne pas manquer.Une seule question demeure: que donnera la même musique avec le guitariste scandinave Elvind Aarset demain ?
                                                F.S.P.Jazzbôf

"Gone girl" de David Fincher

Atticus Ross et Trent Reznor (ce-dernier leader du groupe Nine Inch Nails où joua le premier) sont encore une fois aux manettes de la B.O. d'un film de David Fincher.

 Ils avaient été récompensés d'un oscar en 2010 pour celle du film "The social network" et avaient réitéré leur collaboration avec le cinéaste pour "Millenium".

Cette fois encore,les morceaux tels The Sugar Storm, Background Noise, The Way He Looks at Me et Just Like You,contribuent à renforcer l'ambiance inquiétante du long métrage,les stridences électroniques couvant sous une "musique d'ascenseur"(comme la désignait Kevin Spacey dans "American beauty").


L'intrigue est noire à souhait et je ne peux m'empécher quand je vois Ben Affleck dans le rôle principal de penser à Bruce Springsteen (même virilité typiquement ricaine).


Et puis il y a Rosamund Pike ,la mante religieuse. Et derrière cette histoire sordide une critique de la société américaine, de ses conventions ineptes, de ses médias et de la versatilité de l'opinion  publique.

Autant de raisons d'aller voir le dernier opus du docteur Fincher.

                                    François S.P. Jazzbôf