Le mardi 19 février au Théâtre de Vienne.
Il fait froid dans les rues de Vienne et les rares piétons que je croise, en allant au théâtre, sont pressés de rentrer retrouver une température plus clémente.
Nous sommes bien loin des chaleurs estivales, et des foules joyeuses et oisives qui trainent dans les rues de la ville aux sons des orchestres de tout poil pendant le Festival d'été.
Bon nous sommes en février et c'est quand même Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan le directeur du festival nous le confirme, en préambule du concert du soir, la volonté du festival est de proposer désormais des rendez-vous jazz tout au long de l'année en collaboration notamment avec le théâtre de Vienne.
Vienne LA ville du jazz dans la région ça nous va très bien: Heureuse initiative Messieurs, surtout si vous nous proposez des plateaux comme ce soir.
En effet à l'affiche le pianiste français surdoué Baptiste Trotignon qui invite Jeanne Added chanteuse montante parmi la nouvelle génération du jazz vocal.
La promesse de ce concert était excitante, Baptiste Trotignon ayant sorti en fin d'année dernière un album flamboyant "Song, song, song" dont nous avons déjà parlé ici. Il a réunis pour ce projet en forme d'hommage à la chanson, française en particulier, des voix tel que celle de Christophe Miossec, de Mélody Gardot ou de Jeanne Added justement, présente sur 3 chansons de l'album.
Mais les artistes les vrais ont plus d'un tour dans leur sac et ils nous amènent là où il veulent, là où on ne les attend pas forcément.
Et ça commence en trio jazz pur sucre, avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Dré Pallemaerts à la batterie (un batteur qui suit ses partitions j'avais encore jamais vu) et deux nouvelles compositions très animées pleines de notes bleues, où déjà Baptiste Trotignon vocalise avec assurance. Tout va déjà très bien donc, c'est alors que Jeanne Added fait son entrée avec un morceau qui sent les champs de coton sous un soleil torride, ça suinte le blues rocailleux :"Dazed and Confuse" reprise de Led Zeppelin où l'interprétation fait plus penser à Janis Joplin qu'à Robert Plant. En voilà une gifle en guise d'entame de concert.
Jeanne Added est une artiste exigeante, elle est concentrée, ne sourit pas beaucoup mais prend tous les risques sur scène, elle attaque chaque chanson comme un défit qu'elle transforme haut la main.
Du dernier album, le groupe reprend les deux compositions interprétées à l'origine par Jeanne Added "Awake" et "End of the gig" avec de très belles digressions en forme d'improvisations qui font tout l'intérêt de venir en concert. Ils abordent, bien heureusement, le morceau phare du CD ( dixit le compositeur) " Gone", j'adore ce titre, elle (ou il) est peut être parti mais ça donne une musique enlevée, légère, aérienne, un hymne à la renaissance.
Mais l'artiste ne se contente pas d'interpréter des œuvres déjà publiées; comme si nous étions dans son atelier il nous sort de toutes nouvelles créations de derrières les fagots comme s'il nous disait " tient et puis j'ai ça aussi..." Nous voilà rassurés, l'inspiration ne manquera pas tout de suite.
Jeanne Added nous lance, elle, un cri d'amour déchirant avec sa composition " I carry your heart" accompagnée au piano, c'est juste beau. Au rappel, pour nous achever ce sera "Du bist di ruh", dernier titre de l'album "song,song,song", qui nous rappelle que Jeanne Added à commencer l’apprentissage de la musique par le chant lyrique.
En fait il a fait très beau le temps d'une soirée sous le ciel de ce théâtre à l'italienne à l'acoustique irréprochable, je ne vais pas attendre l'été pour revenir.
JaZZmarc
Sur Jazz-rhone-alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine.
lundi 25 février 2013
lundi 18 février 2013
The loving suite pour Birdy so: Roberto Negro et Elise Caron
Le mercredi 13 Février au périscope.
En mars 2011, Roberto Négro en résidence à l'amphi jazz avait présenté ce spectacle qu'il avait appelé alors "la théorie des cordes"; il nous avait laissé chaos debout de plaisir et ébahit en pensant que ce ne pourrait être qu'une création éphémère, un cadeau d'un seul soir.
Bonne nouvelle pour ceux qui n'y étaient pas, ce spectacle commence une nouvelle vie, et sa deuxième représentation mondiale à eu lieu mercredi au Périscope de Lyon.
Sur scène toujours que des cordes; celles du violon et du violoncelle des frères Céccaldi, de la guitare électrique de Federico Casagrande, de la contrebasse de Nicolas Bianco, du piano de Roberto Negro, et enfin celles d'Elise Caron, vocales celles ci,
Mais bas les masques puisqu'il s'agit d'un chant d'amour, le spectacle s'appelle désormais "The loving suite pour Birdy So", un beau cadeau pour toutes les Birdy So à la veille de la saint Valentin.
Nous sommes ici à la frontière du jazz et de la chanson, on peut penser à l'univers de Michel Legrand mais sous acide, car il faut dire que les deux compères Xavier Machault pour les textes et Roberto Negro pour les compositions sont un tantinet déjantés, ils laissent libre cours à leur fantaisie pour notre plus grand bien.
Les mélopées du compositeur sont enivrantes et les mots de l'auteur font mouche:
- Le choix des mots c'est pas rien,...toi c'est pas rien
- Tu es like un oiseau
- Dans la maison il y a toi, il y a moi, il y a oie
- Quand vous m'avez vu vous m'avez dit vous, vous m'avez vouvoyée
...ce n'est qu'après que nous nous tûmes
L'amour fêlé du fantasque Roberto Negro, il le décline avec de très bon musiciens de jazz qui prennent semble t' il beaucoup de plaisir à cette fantaisie,Théo et Valentin Ceccaldi se laissent même aller à quelques pas de danse : de l'humour, du charme et de la volupté à tous les étages
Et puis LA VOIX ( en français dans le texte, n'en déplaise aux apprentis chanteurs), la voix émouvante, souvent haut perchée, toujours juste et claire, la voix d'Elise Caron nous fait littéralement fondre de plaisir.
Elle possède, en plus, des talents de comédienne, alors elle nous promène tantôt en nous faisant rire, tantôt en nous attendrissant.
Elle excelle dans son interprétation de "Champagne"; depuis la première représentation elle a gagnée encore en puissance émotionnelle. C'est un des temps forts du spectacle. "J'ai bu toute ma tristesse" dit-elle.
C'était donc la deuxième fois que j'assistais à ce spectacle et j'avoue que quelques frissons de plaisir m'ont traversés à nouveau.
Ce spectacle se donnera bientôt à Paris, et il nous reviendra en juillet à Vienne ( mais chut c'est confidentiel)
Mais la meilleure bonne nouvelle c'est que le petit groupe entrait en studio tout de suite après ce concert, pour enregistrer un CD, alors soyez attentifs c'est pour bientôt,... et nous aurons nous l'occasion d'en reparler ici.
JaZZmarc
Un coucou à So!
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Photos: Pascal Derathé
2 morceaux à l'écoute ici
En mars 2011, Roberto Négro en résidence à l'amphi jazz avait présenté ce spectacle qu'il avait appelé alors "la théorie des cordes"; il nous avait laissé chaos debout de plaisir et ébahit en pensant que ce ne pourrait être qu'une création éphémère, un cadeau d'un seul soir.
Bonne nouvelle pour ceux qui n'y étaient pas, ce spectacle commence une nouvelle vie, et sa deuxième représentation mondiale à eu lieu mercredi au Périscope de Lyon.
Sur scène toujours que des cordes; celles du violon et du violoncelle des frères Céccaldi, de la guitare électrique de Federico Casagrande, de la contrebasse de Nicolas Bianco, du piano de Roberto Negro, et enfin celles d'Elise Caron, vocales celles ci,
Mais bas les masques puisqu'il s'agit d'un chant d'amour, le spectacle s'appelle désormais "The loving suite pour Birdy So", un beau cadeau pour toutes les Birdy So à la veille de la saint Valentin.
Nous sommes ici à la frontière du jazz et de la chanson, on peut penser à l'univers de Michel Legrand mais sous acide, car il faut dire que les deux compères Xavier Machault pour les textes et Roberto Negro pour les compositions sont un tantinet déjantés, ils laissent libre cours à leur fantaisie pour notre plus grand bien.
Les mélopées du compositeur sont enivrantes et les mots de l'auteur font mouche:
- Le choix des mots c'est pas rien,...toi c'est pas rien
- Tu es like un oiseau
- Dans la maison il y a toi, il y a moi, il y a oie
- Quand vous m'avez vu vous m'avez dit vous, vous m'avez vouvoyée
...ce n'est qu'après que nous nous tûmes
L'amour fêlé du fantasque Roberto Negro, il le décline avec de très bon musiciens de jazz qui prennent semble t' il beaucoup de plaisir à cette fantaisie,Théo et Valentin Ceccaldi se laissent même aller à quelques pas de danse : de l'humour, du charme et de la volupté à tous les étages
Et puis LA VOIX ( en français dans le texte, n'en déplaise aux apprentis chanteurs), la voix émouvante, souvent haut perchée, toujours juste et claire, la voix d'Elise Caron nous fait littéralement fondre de plaisir.
Elle possède, en plus, des talents de comédienne, alors elle nous promène tantôt en nous faisant rire, tantôt en nous attendrissant.
Elle excelle dans son interprétation de "Champagne"; depuis la première représentation elle a gagnée encore en puissance émotionnelle. C'est un des temps forts du spectacle. "J'ai bu toute ma tristesse" dit-elle.
C'était donc la deuxième fois que j'assistais à ce spectacle et j'avoue que quelques frissons de plaisir m'ont traversés à nouveau.
Ce spectacle se donnera bientôt à Paris, et il nous reviendra en juillet à Vienne ( mais chut c'est confidentiel)
Mais la meilleure bonne nouvelle c'est que le petit groupe entrait en studio tout de suite après ce concert, pour enregistrer un CD, alors soyez attentifs c'est pour bientôt,... et nous aurons nous l'occasion d'en reparler ici.
JaZZmarc
Un coucou à So!
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Photos: Pascal Derathé
2 morceaux à l'écoute ici
lundi 11 février 2013
Céline Bonacina un soir au club à l'amphi jazz
Samedi 9 février 20h30 à l'amphi jazz,
Troisième et dernier jour de résidence à l'amphi jazz de Lyon pour Céline Bonacina,
comme à l'accoutumé l'artiste en résidence invite des musiciens avec qui il a des affinités pour un projet d'un soir ou plus si la magie opère.
Et alors on pourra dire : j'y étais !
J'étais, moi, très enthousiaste a l'idée de voir à nouveau sur scène Céline Bonacina après avoir écouté son dernier album très bien produit "Open heart", très enthousiaste aussi de venir écouter un grand monsieur de la Contrebasse en France, Michel Bénita; mais mais mais la surprise est venue d'ailleurs, Gwilym Simcock jeune pianiste anglais venu compléter le dispositif nous a cueillis par la qualité de sa prestation.
La soirée n'a pas repris les climats africains qu'affectionnent la saxophoniste, ni les ambiances électros que Michel Bénita intègre à sa musique avec talent, nous étions plus dans l'atmosphère ouaté d'"un soir au club", en référence au très bon film de Jean Achache dont Michel Bénita a assuré la Bande originale.( voir ici)
Chacun des trois musiciens propose ses compositions pour ce projet, sélectionnées pour l'occasion.
Pour Céline nous avons entendu notamment " Free Visa" et " Bar emergence" tiré de son album "Vue d'en haut". "Bar" pour Barython, saxophone qu'elle pratique avec génie telle une dompteuse tant l'instrument paraît imposant et lourd à côté de ce petit bout de femme. Sans ostentation elle démontre pendant le concert ses capacités de femme orchestre avec quelques boucles électroniques: le sax percute pour la rythmique, puis met en place un thème et enfin chemine en improvisation.
Le son rond et clair de la contrebasse de Michel Bénita tapisse l'atmosphère comme une marque de fabrique, c'est un artiste facétieux qui semble aimer la prise de risque dans des projets ambitieux.
Et enfin Gwilym Simcock (Un nom décidément difficile pour nous, mais il va falloir si faire) fut la révélation de la soirée pour moi, un pianiste fluide au son limpide étonnant de dextérité et d'assurance. Ces compositions, qu'il présente avec un humour tout britannique se sont révélées plus qu’efficaces. Avec "Antics" la composition qu'il présente à la fin du premier set il a mis toute la salle dans sa poche, un morceau brillant dans lequel on aimerait se vautrer quelques heures si c'était possible,... ah ce n'est pas possible, alors tant pis!
Il m'a semblé qu'à partir de ce moment le centre de gravité du concert a basculé, tant cet artiste semble complet; à l'écoute télépathique des autres et volontiers à leurs services mais aussi très créatif, virtuose" l'air de rien". Son dernier album "lighthouse" fait référence à des influences tel que : Chick Corea, Bill Bruford, Yellowjackets et John Coltrane : ça pourrait être pire.
La magie a bien opérée ce soir là, quelques dates sont prévues pour ce trio et je l'espère un enregistrement.
Laissons nous nous faire surprendre par le jazz, and "let's get lost" comme nous le conseillait Chet Baker.
JaZZmarc
Céline Bonacina, saxophones / Gwilym Simcock, piano / Michel Benita, contrebasse
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Photos: Christophe Chapenel
Troisième et dernier jour de résidence à l'amphi jazz de Lyon pour Céline Bonacina,
comme à l'accoutumé l'artiste en résidence invite des musiciens avec qui il a des affinités pour un projet d'un soir ou plus si la magie opère.
Et alors on pourra dire : j'y étais !
J'étais, moi, très enthousiaste a l'idée de voir à nouveau sur scène Céline Bonacina après avoir écouté son dernier album très bien produit "Open heart", très enthousiaste aussi de venir écouter un grand monsieur de la Contrebasse en France, Michel Bénita; mais mais mais la surprise est venue d'ailleurs, Gwilym Simcock jeune pianiste anglais venu compléter le dispositif nous a cueillis par la qualité de sa prestation.
La soirée n'a pas repris les climats africains qu'affectionnent la saxophoniste, ni les ambiances électros que Michel Bénita intègre à sa musique avec talent, nous étions plus dans l'atmosphère ouaté d'"un soir au club", en référence au très bon film de Jean Achache dont Michel Bénita a assuré la Bande originale.( voir ici)
Chacun des trois musiciens propose ses compositions pour ce projet, sélectionnées pour l'occasion.
Pour Céline nous avons entendu notamment " Free Visa" et " Bar emergence" tiré de son album "Vue d'en haut". "Bar" pour Barython, saxophone qu'elle pratique avec génie telle une dompteuse tant l'instrument paraît imposant et lourd à côté de ce petit bout de femme. Sans ostentation elle démontre pendant le concert ses capacités de femme orchestre avec quelques boucles électroniques: le sax percute pour la rythmique, puis met en place un thème et enfin chemine en improvisation.
Le son rond et clair de la contrebasse de Michel Bénita tapisse l'atmosphère comme une marque de fabrique, c'est un artiste facétieux qui semble aimer la prise de risque dans des projets ambitieux.
Et enfin Gwilym Simcock (Un nom décidément difficile pour nous, mais il va falloir si faire) fut la révélation de la soirée pour moi, un pianiste fluide au son limpide étonnant de dextérité et d'assurance. Ces compositions, qu'il présente avec un humour tout britannique se sont révélées plus qu’efficaces. Avec "Antics" la composition qu'il présente à la fin du premier set il a mis toute la salle dans sa poche, un morceau brillant dans lequel on aimerait se vautrer quelques heures si c'était possible,... ah ce n'est pas possible, alors tant pis!
Il m'a semblé qu'à partir de ce moment le centre de gravité du concert a basculé, tant cet artiste semble complet; à l'écoute télépathique des autres et volontiers à leurs services mais aussi très créatif, virtuose" l'air de rien". Son dernier album "lighthouse" fait référence à des influences tel que : Chick Corea, Bill Bruford, Yellowjackets et John Coltrane : ça pourrait être pire.
La magie a bien opérée ce soir là, quelques dates sont prévues pour ce trio et je l'espère un enregistrement.
Laissons nous nous faire surprendre par le jazz, and "let's get lost" comme nous le conseillait Chet Baker.
JaZZmarc
Céline Bonacina, saxophones / Gwilym Simcock, piano / Michel Benita, contrebasse
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Photos: Christophe Chapenel
dimanche 3 février 2013
Laurent de Wilde au Saint-Fons Jazz Festival
Le Saint-Fons Festival se déroule dans le petit théatre "Jean-Marais" qui se révèle être un bel écrin pour les musiciens. Il forme un amphithéâtre de 160 places très chaleureux où le public reste très proche des artistes.
Laurent de Wilde pour sa prestation ici, récupère le redoublant Jérôme Regard à la contre-basse déjà présent sur scène en première partie (avec le très beau projet "l'équilibre de Nash"), et ajoute au dispositif son batteur explosif Laurent Robin.
Pour ma part j'adore cet artiste, Laurent de Wilde est un chercheur enthousiaste et infatigable de sons et de rythmes qui brouille les pistes du jazz.
Ses vagabondages vers des projets très electro déjantés, lui donne une liberté fantastique même quand il revient avec une formation classique et acoustique Piano/Basse/Batterie. Le voilà donc créant des ambiances Electro syncopé sans synthétiseur, ou Rock sans guitare électrique.
Ce claviériste est un dandy du jazz, élégant, raffiné et anticonformiste, il est curieux de tout ce qui l'entoure, alors il aborde aussi bien le thème de la catastrophe de fukushima ou du régime politique du Niger.
Le répertoire du soir est essentiellement tiré de son dernier album "Over the cloud", ou les rythme africains, côtoient les latinos et d'autres très intimistes en solo au piano comme" le bon médicament", et si c'est bon pour lui, c'est très bon pour nous.
Des reprises il y en a aussi dans cet album, elles aussi très éclectiques jugez en plutôt : "Prélude to a kiss" de Duke Ellington et "fefe naa efe" de Fela Kuti
L'illustration la plus significative de sa démarche artistique lors du concert, c'est lorsqu'il ajoute de la patafix sur les cordes du piano pour recréer au final un son proche du balafon africain, le piano est trop cartésien par moment dit il.
Anticonformiste disions nous ?
Laurent de Wilde a été très présent dans la région cette semaine la chronique de Michel Perrier pour son autre concert au cavajazz est à lire sur Jazz-rhone-Alpes.com
JaZZmarc
samedi 26 janvier 2013
I fell in love with Golshifteh Farahani
" I fell in love with the
actress". Ces paroles de la chanson de Neil Young "A man
needs a maid" traduisent à merveille mon état d'esprit
aujourd'hui.
L'actrice? Elle est iranienne et
s'appelle Golshifteh Farahani. Je l'avais vue une première fois
dans l'excellent film "A propos d'Elly" d'Ashgar Farhadi
(elle joue le rôle de Sepideh).
Et puis... J'ai vu "Mensonges
d'Etat" de Ridley Scott, un blockbuster hollywoodien où
Golshifteh tenait son rang face à Leonardo Di Caprio.
Et dans ma voiture, un jour de janvier,
j'écoutais François Bunel interviewant une autre Iranienne,Nahal
Tajadod,sur son dernier livre "Elle joue". "Elle",
en fait, c'est Golshifteh qui a raconté sa vie à Nahal.
J'ai lu le livre et je suis resté
admiratif devant le courage et la ténacité de celle qui , sous la
plume de Nahal, s'appelle Sheyda. Alors j'ai consulté la
filmographie de Goldshifteh,cette jeune femme qui vit en exil à
Paris parce qu'elle a osé découvrir ses bras et son visage aux yeux
du monde entier lors dela première du film de Ridley Scott.
Et j'ai commandé "Si tu meurs, je
te tue" d'Hinner Saleem en DVD.
Depuis que j'ai vu ce film, ça y'est :
je suis platoniquement amoureux d'elle.
Car,comme le dit Neil Young :" she
was playing a part that I could understand."
François Cinébof
Mise à jour du 7 mars 2013
"Syngué sabour". Non ce n'est pas un titre de CD, mais celui d'un film tourné par un écrivain sur son proplre livre. Atiq Rahimi met en scène une jeune afghane obligée de veiller son mari plongé dans le coma en pleine guerre civile, à Kaboul. Le film a été tourné au Maroc et l'actrice pressentie pour le rôle principal est ... GOLSHIFTEH FARAHANI. Si vous êtes de ceux qui admirent cette jeune actrice iranienne exilée dans notre pays, n'hésitez-pas ! Pour son sourire, pour sa grâce, pour entrevoir son corps pudiquement nimbé de pénombre quand elle se purifie d'un acte sexuel auquel on l'a forcée ( mais que le
réalisateur ne fait que suggérer), pour cette larme fugitive qui perle au coin de sa paupière droite, pour la plénitude de son regard au plan final. Nul doute qu'une adaptation au théâtre serait une réussite elle-aussi et que Golshifteh pourrait en avoir la vedette.
François Filmbôf
mercredi 23 janvier 2013
Sophie Hunger à l'épicerie Moderne
Mardi 22 Janvier à l'Epicerie Moderne
Quel concert !!!
j'avais très envie de voir Sophie Hunger en concert et depuis longtemps; déjà après avoir écouté son album "1983" et sa fabuleuse reprise de Noir désir "le vent l'emportera" (voir ici) mais aussi celui d'Erik Truffaz où sa participation était brillante (voir ici) et oui quand le jazz est là le Rock ne s'en va pas forcément.
Mais la voir sur scène c'est quelque chose. C'est une artiste authentique, une écorchée vive qui semble jouer sa vie sur un concert. Elle donne tout avec une sincérité émouvante.
Sophie Hunger est une artiste suisse allemande ( chanteuse, auteur, compositeur, interprète, pianiste, guitariste..) qui présentait ce soir son 4eme album "The Danger of Light"
Elle s'est entourée de très bon musicos tous multi-instrumentistes avec de belles voix, ben voyons pourquoi se priver, alors en plus quand le talent est là ça donne : Que du bonheur !
Sophie a dérouler son dernier album, puis quelques morceaux de "1983" (date de sa naissance), en alternant des moments chargés d'énergie maitrisée ou d'autres plein de douceur désarmante, et tout ça en anglais, en français et en Allemand.
Beaucoup de moments forts pendant le concert, à la fin de "train people", par exemple,une chanson très lente et émouvante un long silence s'est prolongé dans la salle bondée. Il a durée au moins 45 secondes avant que quelqu'un ose le rompre; 45 secondes s'est long, et le silence après c'est aussi de l'art.
Avec une grande générosité, d'appétit et de plaisir Sophie Hunger est revenue plusieurs fois aux rappels pour des séries de 3 ou 4 chansons à chaque fois.
Merci et chapeau bas.
Alberto Malo: Batterie, percussion & voix, Simon Gerber : basse, guitare, voix & clarinette, Alexis Anérilles :trompette, piano, rhodes, voix..., Sara Oswald : Violoncelle, voix, piano,..
JaZZmarcRock
Quel concert !!!
j'avais très envie de voir Sophie Hunger en concert et depuis longtemps; déjà après avoir écouté son album "1983" et sa fabuleuse reprise de Noir désir "le vent l'emportera" (voir ici) mais aussi celui d'Erik Truffaz où sa participation était brillante (voir ici) et oui quand le jazz est là le Rock ne s'en va pas forcément.
Mais la voir sur scène c'est quelque chose. C'est une artiste authentique, une écorchée vive qui semble jouer sa vie sur un concert. Elle donne tout avec une sincérité émouvante.
Sophie Hunger est une artiste suisse allemande ( chanteuse, auteur, compositeur, interprète, pianiste, guitariste..) qui présentait ce soir son 4eme album "The Danger of Light"
Elle s'est entourée de très bon musicos tous multi-instrumentistes avec de belles voix, ben voyons pourquoi se priver, alors en plus quand le talent est là ça donne : Que du bonheur !
Sophie a dérouler son dernier album, puis quelques morceaux de "1983" (date de sa naissance), en alternant des moments chargés d'énergie maitrisée ou d'autres plein de douceur désarmante, et tout ça en anglais, en français et en Allemand.
Beaucoup de moments forts pendant le concert, à la fin de "train people", par exemple,une chanson très lente et émouvante un long silence s'est prolongé dans la salle bondée. Il a durée au moins 45 secondes avant que quelqu'un ose le rompre; 45 secondes s'est long, et le silence après c'est aussi de l'art.
Avec une grande générosité, d'appétit et de plaisir Sophie Hunger est revenue plusieurs fois aux rappels pour des séries de 3 ou 4 chansons à chaque fois.
Merci et chapeau bas.
Alberto Malo: Batterie, percussion & voix, Simon Gerber : basse, guitare, voix & clarinette, Alexis Anérilles :trompette, piano, rhodes, voix..., Sara Oswald : Violoncelle, voix, piano,..
JaZZmarcRock
mardi 22 janvier 2013
Le concert de Marillion à Lyon 20 janvier 2013
Dimanche 20 Janvier au Tranbordeur
Ce fut la soirée des surprises.
Première surprise et de taille: il faut faire la queue sous la neige pour entrer. Le Transbo affiche complet un dimanche soir pour un concert de prog'rock. Il faut dire que c'est la seule date du groupe dans le Sud-est, alors, les afficionados sont venus.
Deuxième surprise : en 1ère partie Aziz,excellent guitariste venu du Royaume-Uni avec son humour et son pote ... (j'ai jamais pu retenir son nom) aux tablas.
Enfin troisième surprise : Steve Hogarth arrive désormais à convaincre les plus récalcitrants supporters de Fish ( et j'en connais). Il faut dire que c'est un showman exceptionnel doué d'une voix magnifique. Il donne le ton avec "Gaza" qu'il chante vêtu d'une tunique blanche ornée du symbole de la paix.
Puis , après avoir mis les points sur les i en déclarant que cette chanson n'était pas dirigée contre le peuple d'Israël ni la communauté juive, mais qu'elle concernait chacun d'entre nous, il enchaine avec "One way circles", un morceau sur l'addiction à l'alcool.
Ensuite, je n'ai pas retenu l'ordre exact , mais après "Power", Steve nous sert un "Neverland" poignant avec lequel il met le public dans sa poche.Suivront, entre autres,"King" et "Man of thousand faces" .
Derniers instants: Hogarth fredonne "Do you remember" et le public enchaine en parfait connaisseur de Misplaced Childhood.
Bonne soirée donc, mais un regret : que le reste du groupe soit visuellement transparent à l'exception de Steve Rothery, prêt à exploser dans son costume anthracite, mais toujours aussi bon en solo.
FrançoisRockBof
Ce fut la soirée des surprises.
Première surprise et de taille: il faut faire la queue sous la neige pour entrer. Le Transbo affiche complet un dimanche soir pour un concert de prog'rock. Il faut dire que c'est la seule date du groupe dans le Sud-est, alors, les afficionados sont venus.
Deuxième surprise : en 1ère partie Aziz,excellent guitariste venu du Royaume-Uni avec son humour et son pote ... (j'ai jamais pu retenir son nom) aux tablas.
Enfin troisième surprise : Steve Hogarth arrive désormais à convaincre les plus récalcitrants supporters de Fish ( et j'en connais). Il faut dire que c'est un showman exceptionnel doué d'une voix magnifique. Il donne le ton avec "Gaza" qu'il chante vêtu d'une tunique blanche ornée du symbole de la paix.
Puis , après avoir mis les points sur les i en déclarant que cette chanson n'était pas dirigée contre le peuple d'Israël ni la communauté juive, mais qu'elle concernait chacun d'entre nous, il enchaine avec "One way circles", un morceau sur l'addiction à l'alcool.
Ensuite, je n'ai pas retenu l'ordre exact , mais après "Power", Steve nous sert un "Neverland" poignant avec lequel il met le public dans sa poche.Suivront, entre autres,"King" et "Man of thousand faces" .
Derniers instants: Hogarth fredonne "Do you remember" et le public enchaine en parfait connaisseur de Misplaced Childhood.
Bonne soirée donc, mais un regret : que le reste du groupe soit visuellement transparent à l'exception de Steve Rothery, prêt à exploser dans son costume anthracite, mais toujours aussi bon en solo.
FrançoisRockBof
mardi 15 janvier 2013
Le trio Benjamin Faugloire Project au Periscope
Le jeudi 10 janvier au Périscope
C'est jeudi est pourtant, quelle bonne surprise, la salle est pleine, ça fait plaisir de constater que les foules sentimentales se déplacent aux clubs quand la programmation est audacieuse et de qualité.
Le Périscope "instrument d'observation" lyonnais des musiques actuelles tient sa mission de nous faire découvrir des talents confirmés ou en devenir.
Ce soir le Benjamin Faugloire Project est sur scène, un trio de marseillais qui se sont rencontrés au Centre des Musiques Didier Lockwood et qui jouent ensemble depuis 7 ans.
Benjamin Faugloire est au piano et aux compositions, mais c'est bien un trio très équilibré qui nous est donné d'entendre, car à la Contrebasse Denis Frangulian et à la batterie Jérôme Mouriez font plus qu'assurer la rythmique. C'est trois la déroulent un Jazz moderne très créatif, aux influences Pop/Rock. Leur musique est toujours très mélodieuses, les thèmes semblent évidents et sont très efficaces, les espaces d'improvisations interviennent, eux, avec à-propos et volupté.
Le Jazz qu'ils proposent, s'est détaché des académismes, leur projet c'est la créativité et la recherche de l'émotion.
Aussi au répertoire pas de standard, seulement des compositions originales tirées de leur très bon deuxième album sorti en 2012 : The Diving.
Nous, c'est sûr nous plongeons têtes baissées avec délectation dans leur univers, qui se construit souvent de séquences très lentes bien maitrisées qui montent en puissance. Pour Benjamin Faugloire " ... le souhait est de retranscrire mes émotions qui souvent partent d'un léger frisson et finissent pas me submerger"
Le son de la contrebasse est clair, Denis Frangulian, en dompteur d'instrument, n'a aucun mal à tenir la mélodie, ou à maintenir une ligne de basse énergique autour de laquelle va s'articuler les déambulations du pianiste.
Le batteur tout terrain, Jerôme Mouriez, en cohérence avec ses complices est lui aussi très créatif, est apporte une multitudes de couleurs aux morceaux. Bon quelques fois il tape un peu fort, à mon gout pour cette salle, emporté par l'enthousiasme surement.
Le trio s'est autorisé vers la fin du concert une reprise; la mélodie longtemps se refuse,... mais je connais ça pourtant, et puis elle s'abandonne pour notre plus grand plaisir: "We are the champions " de Queen.
Yes "you were the champions", et nous allons vous revoir c'est sûr.
JaZZmarc
Sur Jazz-rhone-alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine.
Photos: David Strickler
C'est jeudi est pourtant, quelle bonne surprise, la salle est pleine, ça fait plaisir de constater que les foules sentimentales se déplacent aux clubs quand la programmation est audacieuse et de qualité.
Le Périscope "instrument d'observation" lyonnais des musiques actuelles tient sa mission de nous faire découvrir des talents confirmés ou en devenir.
Ce soir le Benjamin Faugloire Project est sur scène, un trio de marseillais qui se sont rencontrés au Centre des Musiques Didier Lockwood et qui jouent ensemble depuis 7 ans.
Benjamin Faugloire est au piano et aux compositions, mais c'est bien un trio très équilibré qui nous est donné d'entendre, car à la Contrebasse Denis Frangulian et à la batterie Jérôme Mouriez font plus qu'assurer la rythmique. C'est trois la déroulent un Jazz moderne très créatif, aux influences Pop/Rock. Leur musique est toujours très mélodieuses, les thèmes semblent évidents et sont très efficaces, les espaces d'improvisations interviennent, eux, avec à-propos et volupté.
Le Jazz qu'ils proposent, s'est détaché des académismes, leur projet c'est la créativité et la recherche de l'émotion.
Aussi au répertoire pas de standard, seulement des compositions originales tirées de leur très bon deuxième album sorti en 2012 : The Diving.
Nous, c'est sûr nous plongeons têtes baissées avec délectation dans leur univers, qui se construit souvent de séquences très lentes bien maitrisées qui montent en puissance. Pour Benjamin Faugloire " ... le souhait est de retranscrire mes émotions qui souvent partent d'un léger frisson et finissent pas me submerger"
Le son de la contrebasse est clair, Denis Frangulian, en dompteur d'instrument, n'a aucun mal à tenir la mélodie, ou à maintenir une ligne de basse énergique autour de laquelle va s'articuler les déambulations du pianiste.
Le batteur tout terrain, Jerôme Mouriez, en cohérence avec ses complices est lui aussi très créatif, est apporte une multitudes de couleurs aux morceaux. Bon quelques fois il tape un peu fort, à mon gout pour cette salle, emporté par l'enthousiasme surement.
Le trio s'est autorisé vers la fin du concert une reprise; la mélodie longtemps se refuse,... mais je connais ça pourtant, et puis elle s'abandonne pour notre plus grand plaisir: "We are the champions " de Queen.
Yes "you were the champions", et nous allons vous revoir c'est sûr.
JaZZmarc
Sur Jazz-rhone-alpes.com ce billet et les autres chroniques de la semaine.
Photos: David Strickler
vendredi 7 décembre 2012
Jazz à Vienne 2013_ l'affiche
C'est un début, une promesse...
C'est encore une création de Bruno Thery fidèle des affiches de Jazz à Vienne et d'AvauxJazz.
Cette année le bestiaire est abandonné, il reste simplement une trace de fauve dans le chapeau de la dame...
Alors qu'est ce que nous dit cette affiche:
Les couleurs chaudes nous indiquent que se sera un bel été. On sait aussi qu'on va bien se marrer en partageant des bons moments de jazz pour toutes les générations.
Mais à part la présence de Dianne Reeves et de Trombonne Shorty, qu'on reconnait bien sur l'affiche:
Rien sur la programmation !! :-)
Hoouuuu ! Honte sur JaZZmarc
C'est encore une création de Bruno Thery fidèle des affiches de Jazz à Vienne et d'AvauxJazz.
Cette année le bestiaire est abandonné, il reste simplement une trace de fauve dans le chapeau de la dame...
Alors qu'est ce que nous dit cette affiche:
Les couleurs chaudes nous indiquent que se sera un bel été. On sait aussi qu'on va bien se marrer en partageant des bons moments de jazz pour toutes les générations.
Mais à part la présence de Dianne Reeves et de Trombonne Shorty, qu'on reconnait bien sur l'affiche:
Rien sur la programmation !! :-)
Hoouuuu ! Honte sur JaZZmarc
mardi 27 novembre 2012
Après Mai – Olivier Assayas
J’ai beaucoup aimé ce film dont la
bande son des années 70 valide son entrée sur le blog (Syd Barett,
Tangerine Dream, Captain Beefheart… ben oui ça plane un peu)
L’action se passe en 1971, Olivier
Assayas nous fait revivre ce moment de notre jeunesse où nous
étions trop jeunes pour avoir pu lancer les pavés, mais
suffisamment vieux pour s’accrocher à cet état d’esprit
révolutionnaire et artistique qui flânait encore. Quel sens allions
donner à notre existence ?
Les souvenirs ressurgissent, les vestes
de treillis US, les sacs marocains, les mobs bleues, les manifs, les
discussions politiques, les vinyls, les filles, les copains qui
partaient en Inde….
Mais voilà ce film est aussi
esthétiquement beau, les mouvements de caméra sont souples et cela
fait du bien, pas de ralentis, de caméra à l’épaule, de gros
plans, pour faire passer des émotions, non, juste de bons
travelling. Il y a une séquence magnifique où Laure déambule,
shootée à l’héroïne, dans une immense demeure bourgeoise, la
caméra la précède, la suit dans l’escalier, l’attend dans sa
chambre, hallucinée, tous les ressentis sont transférés par ce
seul jeu de la caméra.
Bon oui c’est bobo par instant (mais
c’est une autobiographie, Olivier Assayas, Gilles dans le film, est
un fils de) mais cela ne doit pas être réducteur. Bon oui la coupe
de cheveux de Gilles le personnage central m’a un peu énervé,
mais réflexion faite c’est peut-être ce détail qui rattache ce
film au présent, cette coupe est actuelle et n’importe quel jeune
d’aujourd’hui peut s’identifier, et c’est tant mieux, cela ne
réduit pas le film à un film pour vieux cons. Rien n'a changé et
pourtant tout est différent, Rien n'est pareil et pourtant tout est
comme avant disait Moustaki…
Assayas fait dire à son personnage
(approximatif) « je vivais mes rêves, lorsque le réel frappait à
ma porte je n’ouvrais pas »
Nous avons pourtant tous fini par
ouvrir la porte…hélas ?
JC CinocheBof
Syd Barrett -Terrapin
Extrait d'un interview d'olivier Assayas
Le film est littéralement habité par la littérature, la peinture ou la musique qui fonctionnent comme des fétiches…
Je raconte une époque qui n’était pas touchée par la sur-communication. Tout était précieux, parce que la culture était difficilement accessible. La contre-culture était pour les jeunes une sorte de monde parallèle permettant de s'évader du réel. Elle tissait un lien entre des gens définis par leur jeunesse et leurs aspirations à autre chose que ce que la société leur proposait. Aujourd'hui on fétichise les objets (les films, les livres ou la musique) de cette contre-culture par effet de consommation, alors que c’était les vecteurs d'un lien social quasi communautaire. Je tenais beaucoup à représenter cette matière-là dans le film.
En intégralité ici
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