Le mercredi 20 juin au Peristyle.
Le Jazz dans la ville l'été c'est beau non ?
Le péristyle sous les arcades de l'opéra est à nouveau toutes portes ouvertes pour nous faire découvrir toutes les variations du jazz et ceci jusqu'au mois de septembre. Un cadeau pour tous, les amoureux du genre et ceux qui ne demande qu'à découvrir.
En deuxième semaine voici "Our Zoo DB project" un projet monté pour l'occasion par 4 musiciens talentueux de la région qui se sont retrouvés pour reprendre et détourner quelques célèbres morceaux de David Bowie. Leur style : il l'ont nommé le zoo jazz, du jazz fusion aux fortes influences rock qui préserve sa spontanéîté animale.
Ce groupe avait déjà assuré en 2004 les premières parties de Magma et de Nguyên Lê (encore lui) avec leur propres compositions, et ils revendiquent des influences du côté de "Weather Report" et "Uzeb" c'est dire si nous étions en bonne compagnie.
Ça commence par les notes de piano très reconnaissables de "China girl" et c'est parti pour un vagabondage jazzistique très rythmé et ponctué d'improvisations très convaincantes d'Antoine Bost au Saxophone ou de David Rivière au piano. Lors du set auquel j'ai assisté nous avons revisité "loving the alien" et "Heroes" notamment. J'ai particulièrement apprécié "This is not America" qui progresse vers une désarticulation de la mélodie emmené par une rythmique "sauvage", Cid Samatino assure à la basse 6 cordes au son rond, ici avec un slap d'enfer et Cedric Sanjuan à la batterie très en verve avec son jeu syncopé qui sied à merveille à ce style.
"Let's dance" pour finir le set à bien mis le feu, le morceau dérive délicieusement vers des rythmes sud américains propice à bouger son popotin.
Décidément le rock des années 70/80 inspire pas mal les Jazzmen, et qui s'en plaindrait, il existe de nombreux projets dans cet esprit très réussis: le récent projet de NGuyên Lê avec "Songs of freedom" ( voir ici), le groupe "Crimson jazz trio" dédié au groupe King Crimson, le projet récent du pianiste allemand Jens Thomas avec son " tribute to AC-DC" et j'en passe.
Merci au Peristyle pour cette belle découverte,
le jazz dans la ville l'été c'est beau oui !
JaZZmarc
Sur jazz-rhone-alpes.com ce billet les autres chroniques sur les concerts de la semaine
Voici la version de Silje Nergaard de "This is not America" avec Tord Gustavsen au piano.
et celle de Pat Metheny
mardi 26 juin 2012
lundi 11 juin 2012
Ngyen Lê : Songs of freedom à Saint Genis Laval
Peace & love chez les Saint-Genois,
ce soir là l'association musicale de Saint Genis Laval clôturait son 20ème festival Jazz, cet évènement dure 3 jours et cette année l'invité de prestige pour la dernière soirée est Nguyen Lê.
Nguyen Lê, guitariste d'exception, incarne avec éclat la notion de jazz "fusion", avec lui la musique vient de partout. Elle vient du passé, dans son dernier album "Songs of Freedom" sorti en 2011, il réinvestit des morceaux Rock cultes des années 70, mais elle vient aussi de tous les continents, il y introduit des ambiances asiatiques, africaines ou Indiennes. Pour les styles musicaux le rock y est bien sûr très présent mais aussi le funk le R'n B et l'electro et tout ça sans effet de juxtaposition mais réellement de ...Fusion.
Pendant le premier set, Nguyen lê, partage de très bonne grâce la scène et une partie de son répertoire avec L'Harmonie de l'Association Musicale, l'occasion de présenter le résultat de leur travail autour de 4 morceaux d'anthologie."Voodoo Child" de Jimmy Hendrix, ou "I Wish" de Stevie Wonder par exemple, servis par une cinquantaine de musiciens, une chanteuse et la guitare de Nguyen Lê; c'est impressionnant, mais une harmonie de cette taille c'est aussi un paquebot alors ça manque un peu de "tonicité". En tout cas le travail est notable et l'expérience doit être riche d'enseignement pour tous les musiciens.
Place au 2ème set, et alors là c'est la claque Majuscule, le groupe autour de Nguyen Lê est pour le coup hyper-tonique. Les influences Rock très fortes, sont pour beaucoup dues aux jeux du batteur, tout terrain, Stéphane Galland, et du bassiste Linley Marthe, une montagne noire qui dégage une énergie folle. La présence d'un vibraphoniste de grand talent Illya Amar accentue le caractère percussif de l'ensemble. La cerise sur le plateau c'est la chanteuse Himiko Paganotti, à l'aise dans toutes les ambiances tantôt très Jazz, plus tard Rap ou Rock, elle donne de la chaleur au groupe, elle est tout en énergie maitrisée et se lâche à bon escient.
"Songs of freedom" constitue le répertoire du soir, les morceaux sont repris du sol au plafond, "Pastime Paradise" de Stevie Wonder est planant à souhait et tourne vers des rythmes africains, la version de "Come together" des Beatles est un déluge funk qui vaut bien la version qu'en à fait Marcus Miller.
Pour moi le point culminant fut la reprise du cultissime "Black dog" de Led Zeppelin, un gros son rock qui alterne avec des ambiances mystiques Indiennes: juste jouissif. Je vais pas mal en concert mais ça faisait longtemps que je n'avais pris un "pied" pareil. Jean-Christophe Averty disait que nos goûts musicaux se construisaient à partir de la musique que l'on écoute à 18/20 ans, ceci expliquant certainement une partie de mon enthousiasme.
Tout au long du show Nguyen Lê, le grand sorcier de la soirée, distille ses solos inspirés, et invente des sons avec ses manettes magiques.
Et alors au rappel, pour nous achever complètement ?
Euh moi j'aurais bien mis "Whole lotta love" de Led Zep dans le juke box : Bingo !
Alors la prochaine fois vous viendrait ?
Whole Lotta Love de Led Zep avec Youn Sun Nah au chant
Facebook - Ben Zeppelin & Black Dog -- Nguyên Lê & dhafer youssef
Pour ce donner une idée du concert à St Genis Laval voir ici
Pour ce donner une idée du concert à St Genis Laval voir ici
lundi 4 juin 2012
Tigran Hamassyan très "Fort en Jazz"
A quoi reconnait on un génie ?
- à sa jeunesse ?
- à sa virtuosité, sa créativité ?
- à sa grande capacité de création ?
- à son style reconnaissable entre tous ?
- à l'intensité des émotions qu'il suscite ? ...
Tigran Hamassyan pianiste arménien de 24 ans a tout ça, et bien plus, et quelle chance, il est dans la région encore pour quelques temps. Il sera très présent au festival "Jazz à Vienne" cet été et c'est en "résonance" à cet évènement qu'il était déjà en solo à l'amphi jazz vendredi dernier et ce soir en quintet à l'ouverture du Festival "Fort en Jazz" de Francheville.
Ce concert est particulièrement excitant, car Tigran et son Groupe Aratta Rebirth ont été invités toute la semaine précédente à Francheville, en résidence, pour préparer le deuxième album du groupe. Ce soir en ouverture du festival "Fort en Jazz" ils présentaient donc, en avant première, le fruit de leur travail avant de rentrer en studio la semaine suivante pour l'enregistrement.
Les spectateurs, ( quelques "happy few" à peine 200 personnes) se trouvent comme dans l'atelier de l'artiste, la peinture est encore fraiche, d'ailleurs les morceaux n'ont pas tous de titres définitifs.
Tigran annonce en début de concert qu'ils joueront 12 morceaux, ceux qui composeront le futur album, et c'est parti pour un voyage flamboyant entre Jazz, Folklore arménien et Rock.
Ce voyage passe par un jardin où une explosion de sensations nous attend : des couleurs, des senteurs, et un rossignol qui chante. Le rossignol c'est cette magnifique chanteuse, Areni Agbadian, une sorte de madone en jupe longue a qui Tigran laisse beaucoup d'espace dans ses nouvelles compositions pour notre plus grand plaisir. Les mélopées portées à trois avec Tigran et Areni au chant et le saxophone de Ben Wendel sont sublimes. A la batterie Nate Wood est toujours aussi efficace dans ses rythmes improbables souvent en contretemps, il participe grandement aux ambiances syncopées qui parsèment les compositions de Tigran. Outre des compositions originales Tigran revisite des musiques du folklore arménien, il reprend notamment un chant religieux, ce fut un des moments fort du spectacle, la voix de diva d'Arena Agbadian est à tomber à genoux devant tant de beauté et d'élévation spirituelle. A la fin du morceau les applaudissements se font attendre, personne n'osant rompre le charme: c'est un signe.
Cet album à venir sera moins Rock que le précédant "Red Hail" datant de 2009 qui sentait bon les influences de groupes comme Led Zeppelin ou Deep Purple que Tigran a beaucoup écoutés. Ce nouvel opus garde cet équilibre exigeant entre tradition et modernité, laissant la part belle au chant, une dose d'electro y a même été introduite.
La source créative de Tigran semble loin d'être tarie, nul doute qu'il saura encore pas mal nous surprendre.
Les 12 morceaux sont passés trop vite, Tigran revient au rappel seul au piano avec une nouvelle interprétation de "mother where are you" tiré de Fable qui passe par de délicieuses digressions improvisées.
Chapeau le tigre!
Le Festival " Fort en jazz" de Francheville est parfaitement bien lancé, et le programme de la semaine prochaine est alléchant alors foncez !.
"Fort en Jazz" ne se déroule plus dans un fort celui du Bruissin (snif), ils ont gardé le Jazz et cette année il semble qu'ils fassent très Fort.
JaZZmarc
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- à sa jeunesse ?
- à sa virtuosité, sa créativité ?
- à sa grande capacité de création ?
- à son style reconnaissable entre tous ?
- à l'intensité des émotions qu'il suscite ? ...
Tigran Hamassyan pianiste arménien de 24 ans a tout ça, et bien plus, et quelle chance, il est dans la région encore pour quelques temps. Il sera très présent au festival "Jazz à Vienne" cet été et c'est en "résonance" à cet évènement qu'il était déjà en solo à l'amphi jazz vendredi dernier et ce soir en quintet à l'ouverture du Festival "Fort en Jazz" de Francheville.
Ce concert est particulièrement excitant, car Tigran et son Groupe Aratta Rebirth ont été invités toute la semaine précédente à Francheville, en résidence, pour préparer le deuxième album du groupe. Ce soir en ouverture du festival "Fort en Jazz" ils présentaient donc, en avant première, le fruit de leur travail avant de rentrer en studio la semaine suivante pour l'enregistrement.
Les spectateurs, ( quelques "happy few" à peine 200 personnes) se trouvent comme dans l'atelier de l'artiste, la peinture est encore fraiche, d'ailleurs les morceaux n'ont pas tous de titres définitifs.
Tigran annonce en début de concert qu'ils joueront 12 morceaux, ceux qui composeront le futur album, et c'est parti pour un voyage flamboyant entre Jazz, Folklore arménien et Rock.
Ce voyage passe par un jardin où une explosion de sensations nous attend : des couleurs, des senteurs, et un rossignol qui chante. Le rossignol c'est cette magnifique chanteuse, Areni Agbadian, une sorte de madone en jupe longue a qui Tigran laisse beaucoup d'espace dans ses nouvelles compositions pour notre plus grand plaisir. Les mélopées portées à trois avec Tigran et Areni au chant et le saxophone de Ben Wendel sont sublimes. A la batterie Nate Wood est toujours aussi efficace dans ses rythmes improbables souvent en contretemps, il participe grandement aux ambiances syncopées qui parsèment les compositions de Tigran. Outre des compositions originales Tigran revisite des musiques du folklore arménien, il reprend notamment un chant religieux, ce fut un des moments fort du spectacle, la voix de diva d'Arena Agbadian est à tomber à genoux devant tant de beauté et d'élévation spirituelle. A la fin du morceau les applaudissements se font attendre, personne n'osant rompre le charme: c'est un signe.
Cet album à venir sera moins Rock que le précédant "Red Hail" datant de 2009 qui sentait bon les influences de groupes comme Led Zeppelin ou Deep Purple que Tigran a beaucoup écoutés. Ce nouvel opus garde cet équilibre exigeant entre tradition et modernité, laissant la part belle au chant, une dose d'electro y a même été introduite.
La source créative de Tigran semble loin d'être tarie, nul doute qu'il saura encore pas mal nous surprendre.
Les 12 morceaux sont passés trop vite, Tigran revient au rappel seul au piano avec une nouvelle interprétation de "mother where are you" tiré de Fable qui passe par de délicieuses digressions improvisées.
Chapeau le tigre!
Le Festival " Fort en jazz" de Francheville est parfaitement bien lancé, et le programme de la semaine prochaine est alléchant alors foncez !.
"Fort en Jazz" ne se déroule plus dans un fort celui du Bruissin (snif), ils ont gardé le Jazz et cette année il semble qu'ils fassent très Fort.
JaZZmarc
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mardi 29 mai 2012
Tigran – A prince came to Amphijazz
Le petit prince du piano est venu, en solo, ce samedi 26 mai nous offrir un concert intimiste à l’Amphijazz dans le cadre de jazz à Vienne. Quelle chance de l’écouter ici, même si les tables ont été remisées pour gagner de la place.
Baskets, chemise blanche par dessus le pantalon de toile, coupe de cheveux branchée, un jeune "normal" se présente à nous dans la lumière où l’attend son piano. Il fait l’effort de parler en français pour nous dire qu’il est heureux qu’on soit là car c’est important pour lui. Il enregistre son prochain album après son concert en quintet à Fort en Jazz à Francheville la semaine prochaine. Il va donc nous l’interpréter et espère qu’on va l’aimer, simplement.
Dès le premier morceau on plonge dans son univers romantique entre classique, folklore et jazz, une ballade douce comme une invitation au voyage, on est prêt. Le second nous rappelle que le piano est aussi un instrument à percussion, autour de deux accords plaqués de façon répétitive Tigran improvise. On retrouve à nouveau son toucher fragile et sa voix étonnamment aigue par instant sur le troisième, comme sur son dernier album. Les sonorités orientales sont toujours présentes mais plus fondues, quelques notes au détour d’un phrasé rappellent ses inspirations et origines comme un vieil accent qui ressort par instant.
M’est revenu alors en plein concert cette phrase de Nietzsche (cher à ce blog) qui dit que la musique est le langage des sentiments. Je trouve qu’elle fonctionne à merveille avec Tigran. Sa grande force est là, il n’est pas plus virtuose que d’autre grand pianiste, même à seulement 24 ans, mais ce langage là nous parle et nous transporte. Que voit-il lui-même lorsqu’il joue ? On aimerait lui demander. Il sourit sur une trille, lève les yeux au ciel, grimace et plonge son nez au ras des touches pour mieux sentir les parfums. Retour à A Fable pour la fin du concert, Longing puis un magistral Someday my prince will come, l’introduction est ludique, quelques notes semées au hasard comme des cailloux blancs avant l’arrivée du thème. Les dernières notes resteront inoubliables, Tigran plonge littéralement dans le clavier, les deux bras tendus vers le bord droit du piano et s’y noie, quelques notes remontent en surface indéfiniment. Un seul rappel avec le mélodieux The Spinners ,toute la salle est debout et le petit prince est reparti vers les étoiles qui l’attendent.
JC JazzBof
lundi 21 mai 2012
David PREZ et Romain PILON Group: Le Prez au Périscope
Le vendredi 18 mai au Périscope
And now who is the president ?
David Prez, bien sûr, avec un nom comme ça, nul besoin de surnom, Prez c'était justement le surnom de Lester Young fameux saxophoniste américain des années 50.
David Prez , Saxophoniste Ténor, lui aussi, et Romain Pilon, guitariste, présentaient ce soir leur projet commun : leur groupe, et leur deux albums tout fraichement sortis : "NY3" pour Romain Pilon et"Awakening" pour David Prez.
Réveillés, nous l'étions fort bien avec un tel son au saxophone, chaud et plein, et une telle énergie déployée par David, rien qu'avec lui on était partis pour la nuit.
Il était accompagné de surcroit par une équipe de choc, outre Romain à la guitare, Yoni Zelnik était à la contre-basse c'est un compagnon de longue date des deux compères, efficace et rassurant.
A la batterie Fred Pasqua, marseillais d'origine, nous à fait forte impression, toujours à fond dans son "trip", il a eu ce soir là quelques moments de gloire, des solos enthousiasmants, et des interventions fort à propos qui ont maintenu le tonus à l'ensemble.
Le répertoire était constitué essentiellement des compositions des deux leader tirées de leur deux derniers albums et de quelques reprises. Des morceaux énergiques comme "Maze Player" ou des ballades comme "Blue". J'ai retenu un morceau très enlevé "Garage tune", rythme simple, propice à la mise en valeur de tous les musiciens.
Ils sont tous les 4 basés à Paris, même si David Prez est d'origine Lyonnaise (des proches étaient d'ailleurs venus l'écouter, même des très jeunes). Paris, comme ville incontournable pour exercer sa passion et son métier de jazzman c'est toujours un peu irritant de le penser. Mais soit, nous avons alors encore de la besogne pour promouvoir le jazz en région.
Quelques limites, pour moi, à la prestation du jour: le manque d'audace dans les compositions, et de variations dans les sonorités, notamment le son de la guitare est resté uniforme, et ce n'est pas la virtuosité du musicien qui est en cause, c'est dommage car ce n'est pas les techniques non plus qui font défaut.
Le public est resté enthousiaste; au rappel le groupe nous a servi une magnifique ballade de Duke Ellington "try to look like you", une musique de nuit qui invitait au sommeil, nous qui devions aller au bout de la nuit. Alors quoi , bon alors on reviendra.
JaZZmarc
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And now who is the president ?
David Prez, bien sûr, avec un nom comme ça, nul besoin de surnom, Prez c'était justement le surnom de Lester Young fameux saxophoniste américain des années 50.
David Prez , Saxophoniste Ténor, lui aussi, et Romain Pilon, guitariste, présentaient ce soir leur projet commun : leur groupe, et leur deux albums tout fraichement sortis : "NY3" pour Romain Pilon et"Awakening" pour David Prez.
Réveillés, nous l'étions fort bien avec un tel son au saxophone, chaud et plein, et une telle énergie déployée par David, rien qu'avec lui on était partis pour la nuit.
Il était accompagné de surcroit par une équipe de choc, outre Romain à la guitare, Yoni Zelnik était à la contre-basse c'est un compagnon de longue date des deux compères, efficace et rassurant.
A la batterie Fred Pasqua, marseillais d'origine, nous à fait forte impression, toujours à fond dans son "trip", il a eu ce soir là quelques moments de gloire, des solos enthousiasmants, et des interventions fort à propos qui ont maintenu le tonus à l'ensemble.
Le répertoire était constitué essentiellement des compositions des deux leader tirées de leur deux derniers albums et de quelques reprises. Des morceaux énergiques comme "Maze Player" ou des ballades comme "Blue". J'ai retenu un morceau très enlevé "Garage tune", rythme simple, propice à la mise en valeur de tous les musiciens.
Ils sont tous les 4 basés à Paris, même si David Prez est d'origine Lyonnaise (des proches étaient d'ailleurs venus l'écouter, même des très jeunes). Paris, comme ville incontournable pour exercer sa passion et son métier de jazzman c'est toujours un peu irritant de le penser. Mais soit, nous avons alors encore de la besogne pour promouvoir le jazz en région.
Quelques limites, pour moi, à la prestation du jour: le manque d'audace dans les compositions, et de variations dans les sonorités, notamment le son de la guitare est resté uniforme, et ce n'est pas la virtuosité du musicien qui est en cause, c'est dommage car ce n'est pas les techniques non plus qui font défaut.
Le public est resté enthousiaste; au rappel le groupe nous a servi une magnifique ballade de Duke Ellington "try to look like you", une musique de nuit qui invitait au sommeil, nous qui devions aller au bout de la nuit. Alors quoi , bon alors on reviendra.
JaZZmarc
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jeudi 17 mai 2012
Stockholm : La ville Jazz-Polar
J'avais deux mots pour tout indice pouvant m'aider dans ma quête : "Jazz" et "Polar"
Lisbeth Salander s'affichait partout dans cette ville de Stockhom, inconnue pour moi, comme autant de cailloux blancs pour me guider.
Le hasard, ...ou pas, me fait rencontrer un musicien français, "réfugié émotionnel" en Suède depuis 15 ans où il est bassiste et compose de la musique dans un genre Funk/Pop/Jazz ( même si les étiquettes ne l'intéresse pas visiblement). Il constate que les musiciens en Suède sont soutenus et mieux considérés qu'en France, la Suède se souvient qu'Abba lui a rapporté beaucoup de devises et a bien compris où se trouve son intérêt. Cette situation est donc favorable à la créativité.
A l'opéra point de jazz, mais on peut rentrer sans contrainte pour assister à la répétition d'un Opéra: un piano une Diva et 4 autres chanteuses/danseuses: Scotchés on en redemanderait.
Attiré par le son d'un groupe de Rock, je rentre dans un établissement genre Bar géant avec Orchestre, le seul intérêt du groupe c'est la taille de la jupe de la chanteuse et sa façon de se trémousser. Ça canonne pas mal dans le coin la bière est faiblarde, mais les suédois ont d'autres munitions : l'Aquavit est un alcool à 40° aromatisé à l'aneth. Ici les jeunes s'enivrent en écoutant de la daube; bon ce n'est qu'un effet de la mondialisation quoi !
OK , direction les club de jazz; au Fasching Jazz Club un des plus grand de la ville le trio Omer Klein se produit mais dès 19 heures plus moyen de trouver une place assise, je file au Glen Miller club, qui se positionne plutôt en restaurant jazz, ce soir on n'y sert des moules marinières en écoutant un pianiste en solo, mais là aussi le 2eme set est à 21 heures : les soirées sont courtes, les suédois seraient ils si sages ?
Le lendemain je décide de suivre la piste de Lisbeth Salander personnage inquiétant du polar phénomène "Millénium" de Stieg Larsson en allant au Melquist Kaffebar, où l'auteur est censé avoir écrit une partie de son roman et où il situe quelques rencontres entre Lisbeth et Michael Blomhvist.
Le tour millénium y amène du monde deux fois par jour : Art et Business toujours
A peine entré la douce voix de Chet Baker m'envahit, le décor est simple, un mur entier cependant est constitué d'instrument de musique Jazz, c'est bon j'y suis, c'est ici que je dois comprendre.
Comprendre pourquoi j'avais envie de venir à Stockholm,
pourquoi le jazz et les polars scandinaves ont tant de succès
- Pour le Jazz on peut citer Jan Garbarek, Tord Gustavsen, E.S.T, Lars Danielson ... et
- Pour les polars nordiques : Stieg Larsson, Åke Edwardson, Henning Mankell, Arnaldur Indridason, Lars Kepler...
Les artistes sont peut être mieux considérés et aidés, mais c'est, je crois, ce mélange d'une certaine quiétude et d'une violence qui couve, qui fait leur charme.
Les Vikings étaient réputés pour être un peuple des plus violents, et des épisodes plus récents dans les pays Nordiques illustrent aussi cette tendance : l'assassinat d'Olof Palme en 1986 par exemple, chef du gouvernement suédois assassiné dans la rue ou la tuerie en Norvège il y a quelques mois, en 2011.
Quiétude et inquiétude
Je repensais à ça dans l'avion du retour en écoutant"Leucocyte" l'album posthume d'Esbjörn Svensson : En voilà une illustration éloquente du calme qui précède le tumulte et la mort. Et si on se remettait un peu d'Esbjörn Svensson Trio.
"Why she couldn't come"
JaZZmarc
lundi 14 mai 2012
Fattigfolket : La complexité du jazz scandinave à Lyon
Vendredi 11 mai au Périscope
Pour clôturer ma semaine scandinave qui avait commencé à Stockholm, l'affiche de ce vendredi soir au Périscope m'avait attiré: Fattigfolket quartet du jazz Norvégien et Suédois.
Fattigfolket, soit "les pauvres" en français, propose une musique riche (sic) et complexe, mais d'un accès facile. Ils tournent depuis les années 2000 et ont publié trois albums. Ce soir pour une seule date en France ils présentent leur dernière création: "PARK". Chaque morceau de cet album porte le nom d'un parc qu'ils ont eu l'occasion de visiter au cours de leurs tournées, qui les ont inspirés, et où ils ont même composé.
Nous avons déambulé donc avec eux dans les allées de ces morceaux qui respirent la quiétude des parcs.
Le batteur Ole Morlen Sommer propose des rythmes improbables, disloqués, qui au bout d'un moment se révèlent parfaitement cohérents et renforcent la puissance de chaque morceau. Tous les musiciens du groupe ont cette obsession de la recherche de sons nouveaux .
Hallvard Godal passe des clarinettes aux saxophones ténor, alto droit (rare) avec facilité. Grunnard Halle à la trompette arrive à nous sortir des nuances somptueuses et ainsi à créer des climats différents, sans peur des notes qui s'allongent à la Erik Truffaz. Putte Johander navigue lui entre basse et contrebasse avec beaucoup d'aisance et d'humour.
L'humour scandinave c'est par exemple, pendant le concert de nous faire une démonstration des dernières applications Iphone téléchargées : "Le métronome" et "La Setlist". Bientôt on ne saura plus faire de musique sans Iphone ? : Au secours Miles !
En sirotant une bonne bière, oui c'est autre chose que le breuvage insipide qui est servi dans les club suédois, la tête qui tourne légèrement on peut alors s'élever du plancher des vaches et décoller au grès des échanges des deux souffleurs qui semblent jouer quelques fois des partitions différentes qui s'entrecroisent et se rejoignent en progression hallucinogène jusqu'au moment d'extase culminant. Sans la bière ça doit marcher aussi :-)
Décidément le jazz Scandinave est très créatif. Les illustres Jan Garbarek, Tord Gustavsen et compagnie sont bien accompagnés, le très regretté Esbjörn Svensson, (grand pianiste suédois leader du groupe E.S.T ), là où il est, doit être sûrement rassuré.
Sur jazz-rhone-alpes.com ce billet et les autres chroniques sur les concerts de la semaine.
JaZZmarc
Pour clôturer ma semaine scandinave qui avait commencé à Stockholm, l'affiche de ce vendredi soir au Périscope m'avait attiré: Fattigfolket quartet du jazz Norvégien et Suédois.
Fattigfolket, soit "les pauvres" en français, propose une musique riche (sic) et complexe, mais d'un accès facile. Ils tournent depuis les années 2000 et ont publié trois albums. Ce soir pour une seule date en France ils présentent leur dernière création: "PARK". Chaque morceau de cet album porte le nom d'un parc qu'ils ont eu l'occasion de visiter au cours de leurs tournées, qui les ont inspirés, et où ils ont même composé.
Nous avons déambulé donc avec eux dans les allées de ces morceaux qui respirent la quiétude des parcs.
Le batteur Ole Morlen Sommer propose des rythmes improbables, disloqués, qui au bout d'un moment se révèlent parfaitement cohérents et renforcent la puissance de chaque morceau. Tous les musiciens du groupe ont cette obsession de la recherche de sons nouveaux .
Hallvard Godal passe des clarinettes aux saxophones ténor, alto droit (rare) avec facilité. Grunnard Halle à la trompette arrive à nous sortir des nuances somptueuses et ainsi à créer des climats différents, sans peur des notes qui s'allongent à la Erik Truffaz. Putte Johander navigue lui entre basse et contrebasse avec beaucoup d'aisance et d'humour.
L'humour scandinave c'est par exemple, pendant le concert de nous faire une démonstration des dernières applications Iphone téléchargées : "Le métronome" et "La Setlist". Bientôt on ne saura plus faire de musique sans Iphone ? : Au secours Miles !
En sirotant une bonne bière, oui c'est autre chose que le breuvage insipide qui est servi dans les club suédois, la tête qui tourne légèrement on peut alors s'élever du plancher des vaches et décoller au grès des échanges des deux souffleurs qui semblent jouer quelques fois des partitions différentes qui s'entrecroisent et se rejoignent en progression hallucinogène jusqu'au moment d'extase culminant. Sans la bière ça doit marcher aussi :-)
Décidément le jazz Scandinave est très créatif. Les illustres Jan Garbarek, Tord Gustavsen et compagnie sont bien accompagnés, le très regretté Esbjörn Svensson, (grand pianiste suédois leader du groupe E.S.T ), là où il est, doit être sûrement rassuré.
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JaZZmarc
jeudi 10 mai 2012
Guillaume Perret du Métal en fusion
De mémoire d’enceintes de Jazz cela faisait
longtemps qu’on n’avait pas ressenti de telles vibrations dans les membranes. Le dernier album du
saxophoniste Guillaume Perret et son Electric Epic est une bombe volcanique au
sens littéral du terme. Du Métal en fusion !
Olivier Temime avait montré la voie en
introduisant son sax en contrées Rockeuses et Erik Truffaz (à quelques coups de
pédales wha wha d’Annecy, la ville de Guillaume Perret) démontré que les
souffleurs connaissaient eux aussi les effets de l’électricité. L’amalgame est
réussi.
Bien épaulés par une basse ressortie des profondeurs du Magma (Philippe
Bussonnet), les quatre énergumènes (avec Yoann Serra : batterie et Jim
Grandcamp : guitare) nous embarquent dans une Odyssée mystérieuse et
tonitruante du majestueux mont Kakoum (peut-être) jusqu’aux sombres Rivages des
Morts, en passant par quelques haltes plus paisibles au bord du lac Chamo ou
plus funky au palais de la belle Circé ?
L’album s’achève sur un Massacra
d’enfer (clin d’oeil au groupe de Death ?) , en tout cas on n’en revient
pas indemne.
Le jazz français est quant à lui bien vivant et ça
c’est tout de même une sacrée bonne nouvelle en ce moment.
JC JazzBof
lundi 30 avril 2012
Cartel carnage au Périscope
Le Vendredi 27 Avril au Périscope
Ce n'était pas la foule des grands soirs au Périscope, les vacances y étaient pour quelques choses peut être, peu de monde pour venir découvrir la fraicheur de deux ensembles résolument Jazz.
En première partie: Friday est un jeune groupe dont l'originalité est de se présenter en quartet avec un duo de soliste composé d'un violoncelle et d'un saxophone à côté d'une rythmique contrebasse/ batterie. Une fois le thème posé avec assurance par la rythmique, le dialogue entrelacé des deux solistes se construit, rugueux mais agréable. Leur musique est syncopée, souvent torturée. On peut regretter que le saxophone parte trop rapidement dans un free-Jazz débridé.
Changement radical d'ambiance avec le quintet Cartel Carnage avec un bon gros son de Rock désarticulé très original. Tout de suite on se dit Waoouf, quelle maîtrise ! , et quelle audace! on pensant à King Crimson ou John Zorn.
Les musiciens sont aguerris, d'un côté la section "rock": Rafael Koerner à la batterie remplit l'espace d'un son harmonieux et puissant, associé à la basse inventive d'Alexandre Tomaszewski et la guitare de Fred Maurin, de l'autre côté deux souffleurs empêcheurs de tourner en rock, qui enrichissent le débat de notes bleues Sylvain Bardiau à la trompettes et Sylvain Cathala au saxophone tenor.
Le groupe est adepte du "stop and go" : alternance de moment très forts pleins de fulgurances jouissives et de moment plus calme pour mieux savourer la suite.
Ils ont pris, aussi de King Crimson les plages des albums où il n'y a rien que des bruits mal déterminés et que l'on saute régulièrement, ces moments sur scène sont un peu longs et là on a envie de crier : Y a t'il un compositeur dans la salle ? ... euh et pas seulement par "intermittence"
En guise de rappel Fred Maurin, chaud comme la braise, prend le micro et reprend un morceau des "Berurier noir" : La jeunesse emmerde le front national" avec un beau succès. Bon, si c'était vrai pour toute la jeunesse le FN n'aurait pas atteint 18% la semaine dernière. Moi non plus je n'adhère pas aux idées du FN ( ça c'est politiquement correct); non décidément je crois que comme disait Brassens "le temps ne fait rien à l'affaire...".
Longue vie à Cartel Carnage : Audace et impertinence.
Sur jazz-rhone-alpes.com ce billet et les autres chroniques sur les concerts de la semaine.
JaZZmarc
jeudi 26 avril 2012
Le 30 Avril: Journée Internationale du JAZZ
Devant la haine et le refus de l'autre est ce que plus de jazz ne serait pas la solution ?
C'est ce que doit penser l'UNESCO en proclamant que le 30 avril sera désormais la "journée internationale du jazz"
Ceci, afin de reconnaître le jazz comme un langage universel de liberté et de créativité.
Voici ce qu'on peut lire dans la déclaration de l'Unesco :
Herbie Hancock est ambassadeur de bonne volonté, pour l'Unesco, alors pour l'occasion le voici ici dans son hommage à Joni Mitchel en compagnie de Tina Turner.
Voilà quelques pépites extraites de la déclaration de l'Unesco
"Le jazz est protestation. Il a été un langage de résistance et de liberté pour de nombreuses sociétés et dissidents confrontés au totalitarisme. Aujourd'hui, le jazz parle de nombreuses langues. Il est devenu une force unificatrice pour ses amateurs, sans distinction de race, de religion, d'ethnie ou d'origine nationale. C'est ce message, plus que jamais nécessaire, de coopération internationale, de liberté de pensée et de liens culturels dynamiques que la journée internationale du jazz veut promouvoir aujourd'hui. Le jazz contribue au dialogue entre les cultures."
"Le jazz est apparu aux États-Unis au tout début du XXe siècle et la Nouvelle-Orléans a joué un rôle essentiel à cet égard. La population y était plus diverse que partout ailleurs dans le pays, et les habitants, d’ascendance africaine, française, caribéenne, italienne, allemande, mexicaine, amérindienne et anglaise, entretenaient des liens les uns avec les autres. Les traditions musicales afro-américaines se sont mêlées à d’autres pour donner progressivement naissance au jazz, style musical unique mariant ragtime, marches, blues et d’autres courants musicaux. Rapidement, de plus en plus de gens s’y sont intéressés et, en quelques décennies, les Américains de tous horizons ethniques, de toutes classes socioéconomiques et de tous âges, qu’ils soient hommes ou femmes, écoutaient ou jouaient du jazz. "
Pour lire la déclaration dans son intégralité
JaZZmarc
C'est ce que doit penser l'UNESCO en proclamant que le 30 avril sera désormais la "journée internationale du jazz"
Ceci, afin de reconnaître le jazz comme un langage universel de liberté et de créativité.
Voici ce qu'on peut lire dans la déclaration de l'Unesco :
"Pourquoi une journée internationale du jazz ?
- Le Jazz fait tomber les barrières et créer des conditions de compréhension mutuelle et de tolérance
- Le Jazz et un vecteur de liberté d'expression
- Le Jazz est un symbole de l'unité et de la paix
- Le Jazz réduit les tensions entre les individus, groupes et communautés
- Le jazz favorise l'égalité des sexes.
- Le Jazz renforce le rôle des jeunes dans le changement social
- Le Jazz encourage l'innovation artistique: improvisation, nouvelles formes d'expression, fusion entre musiques traditionnelles et modernes
- Le Jazz stimule le dialogue interculturel et rend plus fortes les populations issues des sociétés marginalisées"
Herbie Hancock est ambassadeur de bonne volonté, pour l'Unesco, alors pour l'occasion le voici ici dans son hommage à Joni Mitchel en compagnie de Tina Turner.
Voilà quelques pépites extraites de la déclaration de l'Unesco
"Le jazz est protestation. Il a été un langage de résistance et de liberté pour de nombreuses sociétés et dissidents confrontés au totalitarisme. Aujourd'hui, le jazz parle de nombreuses langues. Il est devenu une force unificatrice pour ses amateurs, sans distinction de race, de religion, d'ethnie ou d'origine nationale. C'est ce message, plus que jamais nécessaire, de coopération internationale, de liberté de pensée et de liens culturels dynamiques que la journée internationale du jazz veut promouvoir aujourd'hui. Le jazz contribue au dialogue entre les cultures."
"Le jazz est apparu aux États-Unis au tout début du XXe siècle et la Nouvelle-Orléans a joué un rôle essentiel à cet égard. La population y était plus diverse que partout ailleurs dans le pays, et les habitants, d’ascendance africaine, française, caribéenne, italienne, allemande, mexicaine, amérindienne et anglaise, entretenaient des liens les uns avec les autres. Les traditions musicales afro-américaines se sont mêlées à d’autres pour donner progressivement naissance au jazz, style musical unique mariant ragtime, marches, blues et d’autres courants musicaux. Rapidement, de plus en plus de gens s’y sont intéressés et, en quelques décennies, les Américains de tous horizons ethniques, de toutes classes socioéconomiques et de tous âges, qu’ils soient hommes ou femmes, écoutaient ou jouaient du jazz. "
Pour lire la déclaration dans son intégralité
JaZZmarc
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