jeudi 17 mai 2012

Stockholm : La ville Jazz-Polar


J'avais deux mots pour tout indice pouvant m'aider dans ma quête : "Jazz" et "Polar"


Lisbeth Salander s'affichait partout dans cette ville de Stockhom, inconnue pour moi,  comme autant de cailloux blancs pour me guider.

Le hasard, ...ou pas, me fait rencontrer un musicien français, "réfugié émotionnel" en Suède depuis 15 ans où il est bassiste et compose de la musique dans un genre  Funk/Pop/Jazz ( même si les étiquettes ne l'intéresse pas visiblement). Il constate que les musiciens en Suède sont soutenus et mieux considérés qu'en France, la Suède se souvient qu'Abba lui a rapporté beaucoup de devises et a bien compris où se trouve son intérêt. Cette situation est donc favorable à la créativité.

A l'opéra point de jazz, mais on peut rentrer sans contrainte pour assister à la répétition d'un Opéra: un piano une Diva et 4 autres chanteuses/danseuses: Scotchés on en redemanderait.

Attiré par le son d'un groupe de Rock, je rentre dans un établissement genre Bar géant avec Orchestre, le seul intérêt du groupe c'est la taille de la jupe de la chanteuse et sa façon de se trémousser. Ça canonne pas mal dans le coin la bière est faiblarde, mais les suédois ont d'autres munitions : l'Aquavit est un alcool à 40° aromatisé à l'aneth. Ici les jeunes s'enivrent en écoutant de la daube; bon ce n'est qu'un effet de la mondialisation quoi !

 OK , direction les club de jazz; au Fasching Jazz Club un des plus grand de la ville le trio Omer Klein  se produit mais dès 19 heures plus moyen de trouver une place assise, je file au Glen Miller club, qui se positionne plutôt en restaurant jazz, ce soir on n'y sert des moules marinières en écoutant un pianiste en solo, mais là aussi le 2eme set est à 21 heures : les soirées sont courtes, les suédois seraient ils si sages ?

Le lendemain je décide de suivre la piste de Lisbeth Salander personnage inquiétant du polar phénomène "Millénium" de Stieg Larsson en allant au Melquist Kaffebar, où l'auteur est censé avoir écrit une partie de son roman et où il situe quelques rencontres entre Lisbeth et Michael Blomhvist.
Le tour millénium y amène du monde deux fois par jour : Art et Business toujours
A peine entré la douce voix de Chet Baker m'envahit, le décor est simple, un mur entier cependant est constitué d'instrument de musique Jazz, c'est bon j'y suis, c'est ici que je dois comprendre.

 Comprendre pourquoi j'avais envie de venir à Stockholm,
pourquoi le  jazz et les polars scandinaves ont tant de succès
  • Pour le Jazz on peut citer Jan Garbarek, Tord Gustavsen, E.S.T, Lars Danielson ... et
  • Pour les polars nordiques :  Stieg Larsson, Åke Edwardson, Henning Mankell, Arnaldur Indridason, Lars Kepler...
pourquoi la mort de Esbjörn Svensson , la lumière du monde du jazz, m'a autant touché ?

Les artistes sont peut être mieux considérés et aidés, mais c'est, je crois, ce mélange d'une certaine quiétude et d'une violence qui couve, qui fait leur charme.
Les Vikings étaient réputés pour être un peuple des plus violents, et des épisodes plus récents dans les pays Nordiques illustrent aussi cette tendance : l'assassinat d'Olof Palme en 1986 par exemple, chef du gouvernement suédois assassiné dans la rue ou la tuerie en Norvège il y a quelques mois, en 2011.

Quiétude et inquiétude

Je repensais à ça dans l'avion du retour en écoutant"Leucocyte" l'album posthume  d'Esbjörn Svensson : En voilà une illustration éloquente du calme qui précède le tumulte et la mort. Et si on se remettait un peu d'Esbjörn Svensson  Trio.

"Why she couldn't come" 

JaZZmarc

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